4 – JESUS : qu’a-t-il dit ?


Alors, qu’a-t-il dit ?

Il n’a jamais dit qu’il était Dieu.

… Mais…

Il appelle Dieu « Son Père ». (Mt 11, 27). Et Marc, dans le récit de la Passion (Mc 14,36), au moment où Jésus se prépare à être livré aux autorités qui vont le condamner à mort, raconte que Jésus s’adresse à son Père avec ce mot qui témoigne d’une affection et d’une relation unique : Abba, c’est-à-dire Papa.

La Samaritaine à qui Il avait demandé à boire et avec qui Il se met à parler, lui dit : « Je sais que le Messie doit venir, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, il nous dévoilera tout. » Jésus lui répond : « C’est Moi, celui qui te parle. » (Jean, 4 ; 7-42)

Comme Philippe, l’un des apôtres, lui demandait :  « Avant de partir, montre-nous le Père », Jésus lui répondit : « Je suis avec vous depuis si longtemps et vous ne me connaissez pas ? Qui m’a vu a vu le Père. » Et encore : « Croyez-m’en ! Je suis dans le Père et le Père est en moi. » (Jean 14 ; 9 et suivants)

Par deux fois Il remet les péchés (c’est-à-dire Il pardonne). Or seul Dieu peut pardonner les péchés.

Ses propos parfois provoquent l’étonnement, voire la colère!

Ces péchés qu’Il remet, cela est assimilé, par ceux qui l’entendent, à un blasphème. Aujourd’hui, demandons-nous comment nous aurions réagi. N’aurions-nous pas été nous aussi scandalisés ?

Voyant la foule se rassembler autour de lui après qu’il ait institué les 12 apôtres, ce sont les membres de sa famille qui se saisissent de lui et disent « Il a perdu le sens ».

Quand il parle de la Loi (la Loi religieuse qui régit la vie sociale des Juifs), il ne se contente pas de la commenter comme cela se faisait dans la synagogue, le jour du sabbat. Il le fait avec autorité, comme s’il en était l’auteur, et cela aussi est un scandale aux yeux des prêtres et des scribes.

Mais ses paroles suscitent également l’enthousiasme, l’admiration, l’adhésion,
l’envie de le suivre et de l’aimer.

Je suis la lumière du monde (Jean, 8 ; 12) ; Je suis le chemin, la vérité et la vie (Jean, 14 ; 6) ; viens, suis-moi.

Son invitation est gratuite. Elle s’adressait aux gens de son époque, elle s’adresse à nous aujourd’hui, elle s’adresse à ceux qui viendront après nous. Elle est universelle.  Une invitation, pas un ordre.

Mais… pourquoi Jésus n’aurait-Il pas dit un jour à ses disciples : « Je vais vous révéler un scoop : Je suis le Fils de Dieu » ?

Ce n’est pas sa façon de procéder. D’ailleurs, une telle révélation aurait-elle  été recevable ? se demande B. Sesboüé. « Il a préféré faire progressivement « deviner », à partir d’une communion de vie, sa propre identité. »

C’est en vivant parmi les petits, parfois avec les méprisés, qu’Il révèle aux hommes l’amour parfait du Père pour chacun d’entre nous, que nous soyons grands, que nous soyons petits.

J.M. T.

Lire aussi :

1 – Jésus devant l’Histoire

2 – Jésus pleinement homme

3 – Jésus pleinement Dieu

5 – Jésus, que dit-on de lui ?

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