NOËL PARCE QUE L’AMOUR EXISTE, ENCORE ET TOUJOURS

Chaque année, il est un temps où nous pouvons ouvrir  les yeux de façon un peu inhabituelle, afin de regarder  autrement le monde, son histoire et surtout ses espérances.

Ouvrir les yeux, et surtout notre coeur.

Cette année, les poèmes que vous trouverez sur cette page sont l’oeuvre de Michel Tirouflet, un ami de longue date maintenant, que je remercie d’avoir offert pour tous ce mélange de souvenirs, de réflexions, d’affection, de sensibilité et grande délicatesse.

 

 

Ce soir-là, les plus grands avaient le privilège
Du minuit chrétien. Nous partions dans la neige
Et le froid de la nuit. Des aiguilles d’argent,
Déposées par la main d’un semeur négligent
Scintillaient çà et là. Nous suivions le chemin,
Endormis à moitié ; nous nous tenions la main,
Ne vivant que l’instant, avancions en silence,
Un pas après un autre, en demi-somnolence.
Nous descendions grandis dans l’ombre solennelle ;
Nous goûtions le moment, un moment éternel.
Enfin, nous arrivions ; l’église se montrait.
Nous franchissions le seuil comme des conjurés.
Enfants émerveillés, anges de nos campagnes,
Nous entendions vos chants que l’écho des montagnes
Renvoyait dans la nef insolite et glorieuse
Dont nous sentions chacun l’étreinte mystérieuse.
Le retour était long, un peu plus grelottant ;
Je dormais à demi, l’esprit calme et content.
Au chalet, tout là-haut, cuisait le chocolat,
Qui tôt réchaufferait nos corps froidis et las.

 

 

Il y a bien longtemps, nous habitions la Suisse
J’étais adolescent, presque encore une esquisse.
Noël nous rassemblait dans la ville étrangère,
Tout en haut du chemin de la Genevrière.
Nous vivions entre nous comme en un vase clos ;
Nous honorions l’avent, à l’unisson, au chaud.
La maison respirait la tendresse filiale ;
Il régnait une douce ambiance familiale.
Le vingt-quatre à la nuit par le froid et la glace,
Nous allions tous prier sur la petite place
Et dans l’église aussi dedans notre coquille
Etroitement unis, nous priions en famille.

 

 

Je m’en souviens si bien comme un moment d’hier
La foule avait rempli l’œuvre de Niemeyer
Une foule éclectique et vibrante de foi
Soudée par l’Esprit-Saint comme il se peut parfois.
Nous étions tous les trois enveloppés d’amour
Dans ce Brésil lointain dans ce soir un peu lourd.
On sentait dans l’air chaud une ferveur étrange
Innocente et naïve où voletaient les anges.
Nous étions tous les trois mes mère et père et moi
Liés comme jamais par un céleste émoi.
Nos pensées se mêlaient nous formions tous unis
Une autre trinité qui priait dans la nuit.

 

C’est une humble chapelle au creux d’un vallon vert
Qui dort toute l’année mais revit à Noël
Quand le fidèle vient fêter l’Emmanuel.
Les voisins se pressaient en foule silencieuse,
Savouraient en leur for cette heure tant précieuse,
Se glissaient dans l’église en longeant les tombeaux.
Au dehors alentour, éclairaient les flambeaux.
La nuit était si belle, émouvante et discrète
Que l’on voyait planer nos prières secrètes
Vers cet enfant Jésus que le moment venu,
L’on couchait doucement, si pauvre et si menu,
Sur un coussin de paille au centre de la crèche.
Puis, nous étions bénis, sortions dans l’ombre fraîche,
Allants, ragaillardis dans nos âmes et nos cœurs,
Tout notre esprit rempli de l’enfançon vainqueur.

Bethléem lieu de la naissance et de la renaissance
Bethléem de Judée là où tout a commencé
Bethléem où cette année-là ce Noël-là nous étions trois parmi la multitude
Bethléem assiégée
Bethléem encerclée
Bethléem menacée
Bethléem ce jour-là avait détrôné Jérusalem
Bethléem était céleste divine et immortelle
Nous attendions dans le froid du jour
C’était un jour comme tous les autres jours d’hiver en Palestine
Un jour triste de tous les malheurs d’un peuple
La lumière était pâle dans le jour triste
Le soleil presque incolore s’inclinait vers la terre
Tout près la basilique de la nativité trop riche trop opulente dominait encore les alentours
Nous attendions dans le jour qui fonçait
Le crépuscule s’en vint enveloppa l’endroit d’un voile de velours brun
Des gardes défendaient le chemin de la Basilique
Qui se mourait entre chien et loup
Le troupeau parlant bas se massa près des portes
Il était incertain plein d’un espoir respectueux mêlé de crainte d’être déçu
On sentait dans l’air grandir la fièvre qui embrasait les esprits électrisés
Le froid se fit plus vif
Nous fîmes comme les autres nous nous levâmes nous approchâmes et attendîmes aussi
Alors que minuit venait les portes s’ouvrirent
La ruée fut vive tempérée par la retenue que confère le sacré
On entra dans le lieu saint en désordre joyeux un peu effrayé et comme écrasé sous le poids du mystère
L’immense oratoire se remplit dans un épais silence
Alors le temps n’exista plus
Chacun se retrouva berger dans une noire nuit d’hiver que seule éclairait l’étoile
Nos âmes tressaillaient devant le Verbe qui se faisait chair
La messe se déroula dans une atmosphère inconnue jusqu’ici
Les paroles s’élevaient
Retombaient en rosée fertilisante sur les têtes avides et courbées
Même le sermon dit en arabe parut enrichissant tant l’heure était d’une divine gravité
Quand on apporta l’enfant la foule frissonna d’un frisson ineffable
Les mots d’adoration palpables se devinaient montant vers les voûtes antiques
C’étaient pour les fidèles comme un avant-goût du ciel.

 

         . . .  alors  Il est  né, le divin enfant !

 

 

Poèmes  © Michel Tirouflet
Photos © Jean-Michel Touche

 

PÂQUES, TEMPS D’ABANDON DU QUOTIDIEN

 

Temps d’abandon du quotidien, Pâques est le moment où nous sommes invités à réfléchir au-delà de ce que nous vivons chaque jour.

Un temps pour nous ouvrir à ce qui nous dépasse, ce mystère du Christ à la fois Dieu et Homme, chemin, vérité et vie pour les chrétiens, mais invraisemblable pour ceux qui refusent ou ne parviennent pas à croire.
On entend souvent dire, sous cette forme ou d’une autre manière plus moqueuse : « Vous croyez que Dieu existe mais vous n’en savez rien. »

Oui, c’est vrai.
L’inverse également !
Il faut cependant être conscient que dans notre vie il y a beaucoup plus de choses que l’on croit que de choses que l’on sait.

Le train arrivera à l’heure (on ne le saura qu’une fois qu’il sera arrivé).
Il fera beau demain (on ne le saura qu’après la journée de demain).
J’ai voté pour le meilleur des candidats (je ne le saurai qu’une fois qu’il aura terminé son mandat).

Le temps de Pâques est celui, très particulier, durant lequel le Christ nous devient tout proche, comme un rayon de soleil qui va traverser la grille de nos habitudes pour nous permettre de nous élever et de nous introduire à l’entrée du mystère de Dieu.

 

Joyeuses Pâques à tous, dans le bonheur auquel nous ouvre la résurrection de Jésus.

DANS L’ATTENTE DE NOËL !

Chaque jour, sur cette page et sur Facebook, une ou plusieurs photo(s) de Noël

Si vous aimez, n’hésitez pas à partager ces photos avec vos amis.
Plus nous serons nombreux à les regarder, plus nous serons nombreux à fêter dans la joie la NAISSANCE DE JÉSUS !
Que nous nous connaissions ou pas, IL  est venu pour nous tous.

Photo du 5 décembre

La dame depuis sa fenêtre : « Il paraît qu’on attend un nouveau-né ?
C’est pour bientôt ? »

..

.Photo du 6 décembre

La foule, très excitée :

« Oui, il paraît qu’il va y avoir une naissance, mais on ne sait pas où ni dans quelle famille. Peut-être des nomades ? C’est ennuyeux pour eux, tous les hôtels sont pleins !
Si le petit naît dans la rue, ça ne sera pas marrant pour les parents. Pour lui non plus, d’ailleurs. »

 

Photos du 7 décembre
La foule (suite) : « C’est vrai, chaque année on nous l’annonce. Mais pas pour aujourd’hui. Ça serait plutôt vers la fin du mois. »

Photo du 8 décembre

L’annonce de cette naissance à venir est une joie pour tous. Certains la chantent.

Photo du 10 décembre

Tiens, vous entendez ? On dirait qu’une musique vient du ciel ! C’est surprenant, vous ne trouvez pas ?

Photos du 13 décembre

Un peu partout, l’excitation commence à frétiller. Que va-t-il donc se passer ? On dirait qu’une musique vient du ciel, c’est entendu, mais pourtant certains affirment que l’amour ne vient pas du ciel. Alors il faudrait sortir ?

Photos du 16 décembre

A droite et à gauche – non, ce n’est pas politique – on sent bien que ça s’agite.

Photos du 18 décembre

Un peu partout, on bouge. C’est bientôt Noël, tout de même. Pas n’importe quoi.
– Peut-être, disent certains, mais c’est quoi exactement, Noël ?
Et ils cherchent, d’un côté puis d’un autre, des éléments susceptibles d’apporter réponse à leur question.

Non, la réponse ne se trouve pas là.

Là non plus !

Alors, où est-elle ?

Photos du 18 décembre

Un peu partout, des femmes et des hommes cherchent, attendent, se préparent !
Regardez.

Et même…

Alors, à suivre ?

Photos du 23 décembre

Indiscutablement, on s’agite partout !
Cette naissance, ce doit vraiment être quelque-chose pour remuer tant de monde !

Même les bêtes s’interrogent.
C’est vous dire ! ! !

Quant aux futurs parents, il suffit de les regarder pour deviner qu’il va se passer quelque chose d’extraordinaire.

A suivre, mais très vite !

24 décembre

NOËL

Tu es enfin là, Divin Enfant !

Femmes et hommes de tous âges, depuis les plus jeunes enfants jusqu’aux ceux dont les années s’accumulent, vivez un moment de Joie. Pas uniquement grâce à des invasions de cadeaux, de champagne ou de foie-gras, mais avec au moins un petit temps de réflexion.
Sur Dieu pour les croyants. Pour ceux qui ne le sont pas, sur l’existence qui reste mystérieuse même si la science nous ouvre de plus en plus de nouvelles portes par les nouvelles découvertes.

Aujourd’hui, « un enfant nous est né, un fils nous est donné ».

Qu’à tous il donne espérance, amour et profonde joie intérieure.

La crèche que vous pouvez voir ici vous propose de fermer les yeux quelques minutes après l’avoir regardée, juste pour laisser s’épanouir cette espérance, cet amour et cette joie intérieure.

JOYEUX NOËL POUR TOUS.

 

 

 

 

Photos © Jean-Michel Touche

 

 

 

 

LE TABLEAU RETOURNÉ (conte de Noël)

Un conte écrit en 1996, étrange (mais un conte se doit de l’être, à quoi servirait-il autrement ?), à découvrir petit à petit avant Noël.

Vous plaira-t-il ? Je ne puis le dire… mais je l’espère !

 

1

LA DÉCOUVERTE DU TABLEAU

Entrez donc, monsieur, vous le verrez mieux de l’intérieur.”

Gabriel rougit de surprise, se redressa, sourit, répondit “Oui, euh! non. Enfin oui, pourquoi pas ?” et il pénétra dans la galerie.

– Ce tableau vous intrigue, n’est-ce pas ? Ça fait plusieurs fois que je vous vois l’examiner.

Un peu gêné d’avoir été remarqué, Gabriel se contenta de sourire. Depuis des semaines, c’est vrai, il faisait fréquemment un détour afin de passer devant la galerie Félicien et de s’arrêter un moment pour regarder cette grande toile sombre, empreinte de mystère. Il se sentait attiré par cette composition curieuse dont il cherchait à deviner le sens, mais les reflets de la vitre masquaient en grande partie les détails essentiels.

Suzanne son épouse, à qui il avait tenu à montrer le tableau un jour où le vent d’est soufflait désagréablement, l’avait vivement refroidi en décrétant tout à trac :

– Mais c’est horrible, mon ami, ça n’a ni queue ni tête, ce tableau. D’abord qu’est-ce que ça représente ?

– Je n’en sais trop rien, avait répondu Gabriel. Mais avouez que c’est étrange : on dirait qu’il se passe quelque chose, un événement exceptionnel, mais que le peintre a voulu seulement éveiller notre curiosité et puis… plus rien, comme si nous devions rester sur notre faim.

– Ce que je trouve étrange, rétorqua Suzanne, c’est l’effet que produit cette chose sur vous.  Alors écoutez, mon ami, regardez-la tant que vous voulez, mais moi je suis gelée, je rentre.
Puis  elle avait ajouté, un rien autoritaire, “Vous venez ?”

Gabriel avait souri comme d’habitude car il souriait beaucoup, mon grand-père. C’est un homme qui ne se fâchait jamais. “Allez devant, Suzanne, je vous rejoins.”

° ° °

Gabriel et Suzanne sont mes grands-parents. Des grands-parents adoptifs, en réalité, car mes parents m’ont recueilli petit enfant sans savoir très exactement d’où je venais. J’ignore tout de mes origines mais qu’importe : ma vraie famille c’est celle avec laquelle je vis. Voilà, vous savez tout de moi. Je ne trouve rien d’autre à dire parce que vraiment, quand je me regarde dans une glace, je ne vois guère de traits particuliers à vous signaler. A l’exception peut-être de mes cheveux bruns et bouclés qui tranchent sur la blondeur naturelle de mes parents. Ah! j’oubliais : mon père se prénomme Gervais et ma mère Felicity (elle est Anglaise). Moi, c’est Hubert.

° ° °

Mais revenons donc à ce jour de printemps où Gabriel put se pencher tout à loisir sur ce curieux tableau.

– Puis-je vous offrir une tasse de thé ? proposa l’homme de la galerie.

– C’est trop aimable, je ne voudrais pas abuser…

– Pas du tout, pas du tout. Permettez-moi de me présenter : René Félicien. Je suis le propriétaire de cette galerie et mon père l’était avant moi.

Mon grand-père se présenta à son tour et les deux hommes se serrèrent la main.

– Je suis très heureux que vous soyez ici, cher Monsieur. Figurez-vous que ce tableau m’intrigue et je me réjouis de l’intérêt que vous semblez lui porter.

Gabriel, amateur de peinture averti, ne comprenait rien à cette toile. L’opacité qui ombrait fortement le tableau ne correspondait à aucune école, aucune époque, aucun style.

– De quoi s’agit-il exactement ? finit-il par demander.

– Je n’en sais rien. J’ai trouvé ça dans un grenier, au milieu de quelques belles pièces. Apparemment, personne n’en connaissait l’existence. Au premier abord j’ai pensé qu’il s’agissait d’un tableau de la Renaissance abandonné sans soin et meurtri par les siècles. Regardez tous ces personnages. Malgré cette espèce de croûte sombre qui gâche la toile, n’évoquent-ils pas les fresques dont regorgent les musées de Sienne et de Florence ? Et cet homme, au premier plan sur la gauche, voyez comme il se détache du reste de l’œuvre.

Gabriel porta son attention sur un jeune homme que les reflets de la vitre empêchaient de voir depuis la rue. Un beau jeune homme au visage d’une finesse extrême, qui se tenait debout, sur la gauche de la toile. Il portait un vêtement de couleur indéfinissable et son visage penché du côté gauche paraissait regarder quelque chose ou quelqu’un. Mais il n’y avait rien à l’endroit où se posait son regard.

– C’est étrange, n’est-ce pas ? On dirait que le peintre n’a pas eu le temps de terminer la scène.

– C’est curieux, très curieux ! fit mon grand-père de plus en plus excité.

 

Le tableau, fort sombre, représentait un paysage de nuit. Le jeune homme au beau visage se détachait sur une masse foncée, une sorte de rocher à côté duquel se dressaient des cyprès. De la partie supérieure droite du tableau descendait une longue colonie de personnages qui avançaient en dessinant des sinuosités, sans que l’on parvînt à distinguer les traits des hommes et des femmes qui composaient cette foule en marche.

– Incroyable, s’exclama Gabriel, ce tableau nous cache quelque chose. De quoi peut-il bien s’agir ? Et ce jeune homme aux yeux tournés vers on ne sait quoi… ou on ne sait qui…, comme il est beau! Comment avais-je pu ne pas le voir depuis la rue ? Vous allez rire : il me rappelle…  Ah! oui, c’est stupéfiant.… Sait-on le nom du peintre ?

– J’ai cherché longtemps et j’ai fini par trouver quelque chose. Mais là encore c’est le mystère. Regardez, cher Monsieur, là, en bas à droite. Vous ne voyez rien ?

Les deux hommes s’accroupirent, mon grand-père chaussa ses lunette tandis que René Félicien releva les siennes sur son front et montra du doigt une zone du tableau que Gabriel se mit à fixer attentivement.

– Ça y est ! s’écria Gabriel dans un état d’excitation avancé. Ça y est, je le vois. Mais je ne distingue pas tout. Voyons, on dirait “Umbr…o, Umbr…a” quelque chose.

– Félicitations,  Monsieur, moi je n’étais pas arrivé à lire quoi que ce soit.

– Attendez, attendez, reprit Gabriel. Voilà, j’y suis. C’est “Umberto da…”

– Da quoi ?

– Da… rien. Il n’y a rien d’autre. Enfin si, peut-être. mais le reste du nom est caché par un trait de peinture brune. Je suis certain que quelqu’un a voulu masquer partiellement le nom du peintre.

– Ah ! Monsieur, Monsieur… bégaya René Félicien, c’est inouï, je possède ici une autre toile signée “Umberto da…” mais de façon beaucoup plus lisible. Et comme sur celle-ci le reste du nom a été masqué par une peinture épaisse. Ah ! Monsieur, venez voir.

René Félicien se précipita vers l’arrière de la galerie, déplaça fébrilement plusieurs toiles et finit par trouver celle qu’il cherchait. Il la prit avec soin, la tint à bout de bras un bref instant puis l’installa sur un chevalet. Il tourna ensuite sa belle tête grisonnante vers mon grand-père et demanda :

– Qu’en dites-vous ?

Gabriel resta muet de saisissement, incapable de prononcer le moindre mot.

– Alors, Monsieur, qu’en pensez-vous ?

René Félicien ne tenait plus en place. Il marchait de droite à gauche, de gauche à droite, s’approchant de mon grand-père, prenant ensuite du recul pour admirer l’œuvre qu’il venait de tirer de ses trésors.

Gabriel murmura : “C’est extraordinaire…”

Posée sur un chevalet, une jeune femme peu vêtue regardait timidement les deux hommes, dans une attitude pudique. Et cette jeune femme ressemblait à s’y méprendre à la Vénus de Botticelli.

 

René Félicien et mon grand-père ne cessaient de pousser des petits “Oh !” et des petits “Ah !” Quand ils reprirent leurs esprits ils se penchèrent pour déchiffrer la signature. A n’en pas douter c’était bien “Umberto da…”, comme sur la grande toile de la galerie. Les deux hommes pensaient la même chose, et d’émotion, eux qui ne s’étaient jamais rencontrés auparavant, ils s’embrassèrent. C’est vous dire l’effet qu’avaient produit sur eux ces deux toiles !

Le tableau de la jeune femme, comme la grande toile mystérieuse, avait souffert de l’agression du temps, des taches d’humidité dessinaient comme les contours d’un puzzle sur le corps laiteux. René Félicien avançait par instants la main pour essuyer la toile mais la retirait immédiatement par pudeur.

 

– A votre avis, Monsieur Félicien, demanda mon grand-père, cette toile est-elle antérieure ou postérieure à celle de Botticelli ?

René Félicien fit une moue, écarta les bras, se racla la gorge et dit “Ça va vous paraître fou, cher Monsieur, j’aurais tendance à dire que cette toile est antérieure.”

– Alors… qui donc est Umberto ?.
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.A

La suite dans quelques jours.

© Jean-Michel Touche

Seco,d épisode : cliquer sur   LE TABLEAU RETOURNÉ (2)

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AMAZON et LES MESSAGERS DE L’ALLIANCE

AMAZON met en place des Pages réservées aux auteurs pour les présenter et présenter leurs livres.

Elle permet de découvrir l’ensemble des commentaires des lecteurs. Si vous avez la curiosité de découvrir celle qui me concerne, cliquez sur Page Auteur JMT .

Et si vous ne connaissez pas encore Les Messagers de l’Alliance, découvrez ci-dessous ce que pensent les lecteurs de cette saga qui ont publié leurs commentaires sur Amazon. Ils ne vous laisseront sans doute pas indifférents.

 

Commentaires des lecteurs sur Amazon

° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° °

 

Passionnant

On vit l’histoire avec ces 3 enfants comme si on était avec eux! je le conseille à partir de 10 ans

J’achète beaucoup par l’intermédiaire d’AMAZON, pratique, rapide, efficace, vendeurs consciencieux, articles impeccables.
J’ai été particulièrement satisfaites de :
Les messagers de l’alliance (Prodiges en Galilée – la porte du Royaume- l’oracle de Babylone – Menace sur le temple.)

Un saut dans la bible

Ce livre suit les grandes étapes de la bible. Le mélange d’aujourd’hui et d’hier est un peu trop hachuré. On passe d’une histoire biblique à une autre en suivant la chronologie. C’est un livre bien écrit et qui peut permettre à un enfant de vouloir aller plus loin, les références bibliques sont indiquées.

Magnifique!

Enfin un peu de repos pour les trois collégiens Nicolas, Caroline et Frédéric ? Après avoir vécu « en direct » à Jérusalem, la mort et la Résurrection de Jésus, ils mériteraient bien un peu de tranquillité chez leurs parents ! Eh bien, non : les voilà encore une fois – la dernière, leur assure leur ange gardien – renvoyés dans le passé pour vivre avec les premiers chrétiens les temps difficiles et enthousiasmants des débuts de l’Eglise. Comment échapper à Saül, ce juif si déterminé à les pourchasser ? L’apôtre Pierre ordonne aux trois jeunes de partir à Damas avec la première caravane. Les aventures vont commencer quand ils découvriront que  » l’homme de Tarse  » fait partie de l’expédition…
Ce sont bien sûr les Actes des Apôtres qui sont revisités dans ce dernier tome. Les voyages de Pierre et Paul révèlent leur personnalités et l’importance de la Bonne Nouvelle de Jésus. Pierre, le courageux apôtre, devient un exemple magnifique de chef de l’Eglise, soucieux de son unité. Paul, le converti, le teigneux, le tisserand, l’infatigable marcheur, donne une leçon essentielle : rien ne doit empêcher un chrétien de témoigner de ce trésor qu’est la Parole de Dieu.Tout s’éclaire à la dernière page qui donne « la pointe » des 7 tomes : Nicolas en personne invite le lecteur qui a partagé avec lui toutes ces aventures, à réfléchir sur le sens de sa vie : à son tour, a-t-il envie d’être un Messager de cette Alliance que nous propose le Dieu de Jésus Christ ?
Un vrai programme, une mission, qui peut animer ou ranimer la foi de beaucoup d’adolescents.

L’Ancien Testament vivant

Très bien écrit, ce récit romancé très vivant met en scène des jeunes collégiens qui se retrouvent projetés dans le passé, au temps de Noé, et qui vivent ces épisodes « en direct ». Très bien documentée, cette histoire rend les choses plus concrètes pour les enfants qui peuvent se les approprier, et même pour nous parents (et catéchistes) c’est très bénéfique !

Un voyage au sein de la bible

Comme les 4 volumes déjà parus, Le Tome 3 des messagers de l’alliance nous entraine dans l’histoire biblique de façon plaisante et facile à aborder.
A lire par les adolescents ou par les adultes qui cherchent une approche plus facile de l’histoire sainte.

Tome 2 aussi réussi que le Tome 1

Toujours la même qualité d’écriture, de finesse. Le mot et le ton juste pour nous entraîner au cœur de la bible d’une façon originale. Cette série est incontestablement à découvrir !

 

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° ° ° ° ° ° ° °.
.Découvrir ces commentaires, pour un auteur, c’est évidemment une joie !
Je me suis permis de mettre certaines phrases en rouge.

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Hommage aux femmes en Orient (Œuvre d’Orient)

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Dans sa Newsletter du mois de juillet, Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, fait un magnifique hommage aux femmes en Orient.

Pour en prendre connaissance, un simple clic sur

Newsletter Œuvre d’Orient

Vous pourrez découvrir également trois très beaux témoignages de femmes en Orient, avec cette phrase qui, à tous, donne à réfléchir :  « Comme Marie lors de la Visitation, on peut porter Jésus non pas en paroles mais en actes. »

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DANS LA JOIE DE PÂQUES

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Dans la joie de la résurrection, dans l’espérance de la vie véritable à laquelle nous sommes tous invités, dans le courage qui nous vient du Seigneur pour pardonner, respecter, estimer et plus encore aimer, échangeons notre flamme, les uns les autres, pour que sourires remplacent larmes et qu’amour remplace haine.

Après la question que pose le Christ
d’année en année. . .

Ô mon peuple, que t’ai-je fait ?     
En quoi t’ai-je contristé ?
Réponds-moi !..

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. . . Rapprochons-nous pour échanger cette flamme qui illuminera nos vies.

Dans la joie de cette fête sans pareil,
que Pâques apporte à tous
une inspiration et un bonheur nouveaux.

JMT

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La photo du Christ a été prise dans le Trésor
de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

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