SOUFFRANCE, CRI ET SILENCE

(Texte de Pierre Mériadec – Pâques 2019)

La crise des abus sexuels dans l’Eglise a suscité de vives réactions, exprimées en des termes à la mesure du choc ressenti : stupéfaction, séisme, effarement, colère, révolte, Eglise gangrénée, abomination, scandale innommable……etc. Mais au-delà de cette émotion, le sentiment qui demeure et demeurera longtemps, le sentiment que nous partageons tous, c’est la souffrance. Chaque révélation la fait pénétrer plus ou moins profondément au cœur de chaque personne de notre communauté chrétienne ou proche d’elle.

Souffrance d’abord des victimes, trop longtemps ignorée, non entendue et incomprise. Souffrance des clercs : évêques désemparés, milliers de saints prêtres aux coeurs brisés par le comportement de certains et, désormais, tous suspectés.

N’oublions pas la souffrance des auteurs de ces actes eux-mêmes qui ne peuvent pas ne pas l’éprouver, ne serait-ce qu’un instant.

Souffrance de nous touscatholiques, fragiles et aussi pécheurs, qui sommes sans doute appelés à porter collectivement la honte de ces actes criminels commis par des frères.
Que ces actes odieux soient commis également, et sans doute plus nombreux, en dehors de l’Eglise catholique ne doit pas nous inciter à les relativiser et ne nous dispense pas d’en porter le poids.

Or, la souffrance, physique et particulièrement morale, peut s’exprimer par deux attitudes apparemment antinomiques mais souvent salvatrices : le cri et le silence

——O—–

LE CRI qui ne s’est pas fait entendre.

Crier, c’est clamer sa souffrance, appeler au secours , mais c’est aussi alerter, dénoncer, dire : plus jamais ça ! Le cri libère non seulement celui qui souffre mais aussi le témoin de cette souffrance qui en prend une part par empathie.

Les victimes ont attendu des années pour lancer ce cri. Ne leur reprochons pas puisque la blessure reçue par cet acte ignoble et leur souffrance les emmuraient dans le silence. Le silence était devenu leur refuge.

Celles et ceux qui savaient, qui auraient pu et dû crier pour dénoncer les scandales, ont choisi de se taire. Le silence, parfois vertu, fut, dans ces circonstances, démission, pusillanimité, lâcheté et peur. Quelle peur a paralysé et a détourné ces dignitaires de l’Eglise d’une réaction vraie et en pleine conscience ?

Ont-ils eu peur du « qu’en dira-t-on » sur l’Eglise-institution qu’ils voulaient protéger ? —–
Ô peur de ne plus paraître blanc, ô peur du qu’en dira-t-ton ! que de lâchetés pouvons-nous commettre sous ta perfide influence.
Ils n’ont pas compris que protéger l’Eglise-institution était contraire à la recherche de la vérité évangélique, qui n’a pour but que de purifier. Ils n’ont pas compris qu’il était inutile de protéger cette Eglise-là puisque l’Eglise divine « Une, sainte, catholique et Apostolique » ne peut jamais périr par la faute de quelques-uns de ces ministres. Nous le savons depuis 2000ans ! Au lieu de penser au « Qu’en dira-t-on », pourquoi n’ont-ils pas pensé au « Qu’en dira Dieu » ? Et pourquoi voiler aujourd’hui ce qui sera dévoilé demain ? Dans cette obsession de la réputation d’une communauté à préserver, n’y a-t-il pas une certaine compromission avec les errements d’une société mondaine où le paraître prime sur la vérité ?

Voulaient-ils, aussi, au nom de la miséricorde, protéger le coupable ? Certes, la miséricorde est la « bonté par laquelle Dieu pardonne aux hommes », mais c’est aussi « la vertu qui porte à soulager la misère d’autrui ». Or, celui ou celle qui était dans la plus grande misère, c’était la victime et non le bourreau.

Une minorité de clercs, abusant de leur statut spirituel, qui chutent dans la perversité, des responsables paralysés et aveuglés dans leur gouvernance par « L’esprit du monde » et voilà l’Eglise qui vacille. Le doute et les critiques se portent sur les fondements mêmes de ses lois et enseignements: théologie morale « revisitée » par des théologiens complaisants avec le monde, enseignements inadaptés des séminaires, et , refrain sempiternel des anti-catholiques, mise en cause du célibat des prêtres, comportement « cléricaliste » ( c.a.d relevant d’une vision d’un pouvoir quasi-personnel attaché à leur fonction) de certains prélats dédaignant la prise d’avis de laïcs compétents, pourtant appartenant au peuple de Dieu.

Le concile Vatican II voulait que l’Eglise apporte sa lumière dans le monde. Face à ces maux qui affectent l’Eglise de l’intérieur, allons-nous laisser les tenants d’une « Eglise de purs » déclarer que ce concile a fait entrer le monde dans l’Eglise ?

Alors notre Eglise est-elle en ruines ? 
NON, rien n’est perdu ; bien au contraire.

Prochaine partie : Dans le SILENCE le sursaut pour une purification, dans la prière

IL FAUT DÉFENDRE L’EGLISE ET SES SERVITEURS

 

« Vous avez appris qu’il a été dit: Œil pour œil et dent pour dent. Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta chemise, laisse-lui encore ton manteau. » Voilà ce que disait le Christ à ses disciples et que Matthieu a rapporté dans son évangile. Voilà ce que nous devons faire devant le torrent de haine qu’a suscité la demande du pape à Monseigneur Barbarin de reprendre sa démission. Devant le mot de « Judas » lancé comme une gifle au visage du Saint-Père parmi d’autres insultes. C’est ce que nous nous efforçons de faire. Tout en essayant de comprendre comment l’Église peut susciter tant de haine. Tant de haine à une heure où on la donne moribonde, où les appétits terrestres perdent toute mesure et ne devraient refluer que sous la menace d’un désastre écologique. Qui prend peu à peu une forme assez semblable au Déluge.

L’Église que le Christ nous a léguée a connu bien des vicissitudes. Elle a résisté, grâce à saint Dominique, à l’hérésie cathare, elle a survécu aux turpitudes de certains papes comme Alexandre VI Borgia, elle a su mettre fin à la simonie, elle n’a pas cédé devant la poussée des idées luthérienne et calviniste grâce au succès de la contre-réforme, elle s’est grandie lorsque la justice des hommes a supplanté la sienne, son pouvoir spirituel s’est déployé du jour ou le temporel a disparu. C’est dire si l’Église possède une capacité de résistance insoupçonnée par beaucoup.

Dans le même temps, celle que l’on vilipende aujourd’hui a contribué plus que n’importe quelle organisation au progrès du monde occidental. C’est à elle que l’on doit l’amélioration de la condition féminine, la fin de l’esclavage, la condamnation du racisme, la considération due à nos frères en détresse, la marche vers la paix. Parmi d’autres accomplissements.

Les dirigeants de l’Église ont une tendance sympathique et compréhensible mais fâcheuse à ne pas mettre en avant ses mérites. Combien de fois ai-je dû rappeler à l’auteur d’un sermon que le monde allait beaucoup mieux au fil des années, des décennies et des siècles et que l’Église était la première responsable de cette amélioration, lorsqu’il avait décrit une terre en proie à des plaies et des fléaux auprès desquels ceux d’Égypte paraissaient une aimable plaisanterie.

Cette modestie se retrouve parmi ceux qui oeuvrent « en mémoire du Christ ». Comment ne pas être admiratif devant le travail de ces serviteurs qui donnent leur vie, tout entière puisqu’ils ont fait vœu de célibat, pour le bien de leurs semblables. Les pourfendeurs de la religion catholique et de ses prêtres ne parlent jamais de ces milliers de religieux, de ministres de Dieu qui accomplissent leur sacerdoce avec une lumineuse bonté sans jamais se plaindre du caractère écrasant de la tâche à laquelle Dieu les a appelés. Mais ce qui est triste, c’est que les fidèles n’en parlent pas non plus.

Bien sûr, il y a les actes hautement condamnables de certains prêtres ou éminences qui doivent sentir le poids de la justice des hommes. Personne ne le saurait le nier. Que l’Église ait pu croire que le pardon et la justice divine puisse lui permettre de s’exonérer du jugement des tribunaux ordinaires peut, me semble-t-il, se comprendre et compter comme une circonstance atténuante. Mais n’importe quel ministre, quel que soit son rang, doit rendre des comptes lorsqu’il enfreint les lois de la société. En revanche, rien n’autorise les vautours, les bouffeurs de curé, les porteurs et les diffuseurs de haine de jeter l’opprobre sur la religion qui nous a donné, au milieu de tant et tant d’autres prodigieux personnages, saint François d’Assise, saint Vincent de Paul, saint Maximilien Kolbe, saint Jean-Paul II.

Il faut défendre l’Église et ses serviteurs et non pas seulement prier pour elle et pour eux.

.

Michel Tirouflet

.

.

UNIVERS : DES DÉCOUVERTES PASSIONNANTES

 

Si vous avez la chance d’être de véritables scientifiques, sans doute vous régalez-vous avec les découvertes qui se succèdent chez les spécialistes de l’Univers.

Depuis le siècle dernier et la reconnaissance du Big Bang[1] nous avons l’impression de pénétrer dans quelque-chose de nouveau, illimité, d’une diversité infinie. Et dans ce quelque-chose au sein duquel notre vie humaine paraît de plus en plus minuscule, nous ne cessons de découvrir l’interminable mouvement du monde (quel mot utiliser avec précision pour aborder ce qui existe ?)

Création des galaxie, existence des trous noirs, mystère des neutrinos (particules des milliards de fois plus petites qu’un grain de sable[2]), mystère également de la matière noire… tout nous pousse à nous interroger, que l’on soit ou non spécialistes de ce domaine, non seulement sur cet univers passionnant, mais également sur nous-mêmes, les êtres humains.

Nous avons un corps, mais pas uniquement. Lorsque nous quittons notre «quotidien» pour nous mettre à penser et réfléchir, nous pénétrons dans un monde lui aussi illimité, dans lequel chacun de nous, qu’il en prenne conscience ou non, possède une richesse infinie d’idées, d’imagination, d’utilisation inouïe de notre intelligence.

 

Ceci nous invite alors à comprendre que, sans doute, notre existence d’êtres humains dépasse largement notre vie terrestre, que notre corps abrite en lui une existence autre à découvrir une fois notre vie terrestre achevée (ou un relais avec cette existence autre.)

Cette réflexion se coordonne pleinement, me semble-t-il, avec l’existence de Dieu et fera l’objet d’un livre particulier (mais qui ne sera pas terminé demain car le sujet est riche et demande du temps…)

J.M.T.

[1]« Plus de cinquante années après sa mort, la communauté astronomique internationale a rendu un bel hommage au prêtre et astronome belge Georges Lemaître, en le reconnaissant de facto comme l’un des pères de la théorie du Big Bang. » (Figaro Science publié le 9 novembre 2018.)
[2]« Certains de ces neutrinos sont les plus vieux fissiles de l’Univers » Daniel Vignaud, physicien du CEA

L’image de l’Univers provient du site du CNRS
La Création d’Adam (Michel-Ange), chapelle Sixtine

NOËL PARCE QUE L’AMOUR EXISTE, ENCORE ET TOUJOURS

Chaque année, il est un temps où nous pouvons ouvrir  les yeux de façon un peu inhabituelle, afin de regarder  autrement le monde, son histoire et surtout ses espérances.

Ouvrir les yeux, et surtout notre coeur.

Cette année, les poèmes que vous trouverez sur cette page sont l’oeuvre de Michel Tirouflet, un ami de longue date maintenant, que je remercie d’avoir offert pour tous ce mélange de souvenirs, de réflexions, d’affection, de sensibilité et grande délicatesse.

 

 

Ce soir-là, les plus grands avaient le privilège
Du minuit chrétien. Nous partions dans la neige
Et le froid de la nuit. Des aiguilles d’argent,
Déposées par la main d’un semeur négligent
Scintillaient çà et là. Nous suivions le chemin,
Endormis à moitié ; nous nous tenions la main,
Ne vivant que l’instant, avancions en silence,
Un pas après un autre, en demi-somnolence.
Nous descendions grandis dans l’ombre solennelle ;
Nous goûtions le moment, un moment éternel.
Enfin, nous arrivions ; l’église se montrait.
Nous franchissions le seuil comme des conjurés.
Enfants émerveillés, anges de nos campagnes,
Nous entendions vos chants que l’écho des montagnes
Renvoyait dans la nef insolite et glorieuse
Dont nous sentions chacun l’étreinte mystérieuse.
Le retour était long, un peu plus grelottant ;
Je dormais à demi, l’esprit calme et content.
Au chalet, tout là-haut, cuisait le chocolat,
Qui tôt réchaufferait nos corps froidis et las.

 

 

Il y a bien longtemps, nous habitions la Suisse
J’étais adolescent, presque encore une esquisse.
Noël nous rassemblait dans la ville étrangère,
Tout en haut du chemin de la Genevrière.
Nous vivions entre nous comme en un vase clos ;
Nous honorions l’avent, à l’unisson, au chaud.
La maison respirait la tendresse filiale ;
Il régnait une douce ambiance familiale.
Le vingt-quatre à la nuit par le froid et la glace,
Nous allions tous prier sur la petite place
Et dans l’église aussi dedans notre coquille
Etroitement unis, nous priions en famille.

 

 

Je m’en souviens si bien comme un moment d’hier
La foule avait rempli l’œuvre de Niemeyer
Une foule éclectique et vibrante de foi
Soudée par l’Esprit-Saint comme il se peut parfois.
Nous étions tous les trois enveloppés d’amour
Dans ce Brésil lointain dans ce soir un peu lourd.
On sentait dans l’air chaud une ferveur étrange
Innocente et naïve où voletaient les anges.
Nous étions tous les trois mes mère et père et moi
Liés comme jamais par un céleste émoi.
Nos pensées se mêlaient nous formions tous unis
Une autre trinité qui priait dans la nuit.

 

C’est une humble chapelle au creux d’un vallon vert
Qui dort toute l’année mais revit à Noël
Quand le fidèle vient fêter l’Emmanuel.
Les voisins se pressaient en foule silencieuse,
Savouraient en leur for cette heure tant précieuse,
Se glissaient dans l’église en longeant les tombeaux.
Au dehors alentour, éclairaient les flambeaux.
La nuit était si belle, émouvante et discrète
Que l’on voyait planer nos prières secrètes
Vers cet enfant Jésus que le moment venu,
L’on couchait doucement, si pauvre et si menu,
Sur un coussin de paille au centre de la crèche.
Puis, nous étions bénis, sortions dans l’ombre fraîche,
Allants, ragaillardis dans nos âmes et nos cœurs,
Tout notre esprit rempli de l’enfançon vainqueur.

Bethléem lieu de la naissance et de la renaissance
Bethléem de Judée là où tout a commencé
Bethléem où cette année-là ce Noël-là nous étions trois parmi la multitude
Bethléem assiégée
Bethléem encerclée
Bethléem menacée
Bethléem ce jour-là avait détrôné Jérusalem
Bethléem était céleste divine et immortelle
Nous attendions dans le froid du jour
C’était un jour comme tous les autres jours d’hiver en Palestine
Un jour triste de tous les malheurs d’un peuple
La lumière était pâle dans le jour triste
Le soleil presque incolore s’inclinait vers la terre
Tout près la basilique de la nativité trop riche trop opulente dominait encore les alentours
Nous attendions dans le jour qui fonçait
Le crépuscule s’en vint enveloppa l’endroit d’un voile de velours brun
Des gardes défendaient le chemin de la Basilique
Qui se mourait entre chien et loup
Le troupeau parlant bas se massa près des portes
Il était incertain plein d’un espoir respectueux mêlé de crainte d’être déçu
On sentait dans l’air grandir la fièvre qui embrasait les esprits électrisés
Le froid se fit plus vif
Nous fîmes comme les autres nous nous levâmes nous approchâmes et attendîmes aussi
Alors que minuit venait les portes s’ouvrirent
La ruée fut vive tempérée par la retenue que confère le sacré
On entra dans le lieu saint en désordre joyeux un peu effrayé et comme écrasé sous le poids du mystère
L’immense oratoire se remplit dans un épais silence
Alors le temps n’exista plus
Chacun se retrouva berger dans une noire nuit d’hiver que seule éclairait l’étoile
Nos âmes tressaillaient devant le Verbe qui se faisait chair
La messe se déroula dans une atmosphère inconnue jusqu’ici
Les paroles s’élevaient
Retombaient en rosée fertilisante sur les têtes avides et courbées
Même le sermon dit en arabe parut enrichissant tant l’heure était d’une divine gravité
Quand on apporta l’enfant la foule frissonna d’un frisson ineffable
Les mots d’adoration palpables se devinaient montant vers les voûtes antiques
C’étaient pour les fidèles comme un avant-goût du ciel.

 

         . . .  alors  Il est  né, le divin enfant !

 

 

Poèmes  © Michel Tirouflet
Photos © Jean-Michel Touche

 

CROYANTS, NON-CROYANTS, ALLEZ VOIR « LA PRIÈRE »,

 

Un bien étrange film !

Il nous prend, nous malmène pourrait-on dire, par l’intrigue inattendue qu’il développe sous nous yeux. Nous sommes pris dans un état qui nous pousse à réfléchir, mais après, plus tard, en prenant le temps de le faire.

« La Prière » aborde deux choses très proches et pourtant différentes : la Vie et l’Existence.

La Vie, nous y sommes tous insérés. Jour après jour, elle est l’objet de nos joies et nos tracas, de nos satisfactions et nos difficultés, de nos soupirs et nos sourires, et plus encore. Elle est ce quotidien qui accapare notre temps et auquel nous nous donnons entièrement parce que souvent nous ne pouvons pas faire autrement. Et ce quotidien laisse bien peu d’espace ou de temps pour le reste.

L’Existence, pour sa part, est ce monde infini, illimité, non incarné, dans lequel notre pensée peut s’évader totalement, voire se perdre en chemin, à moins que l’on choisisse d’y chercher un itinéraire en fonction de ce que l’on souhaite découvrir et comprendre.

Les personnages du film balancent entre Vie et Existence !

« La Prière » ne s’épargne rien, pas même des passages inattendus qui montrent l’être humain tel qu’il est, avec ses peurs, ses énervements, ses attirances, ses besoins, ses désirs, son corps. Et c’est bien, car on voit dans ces passages que les croyants ne sont pas des bénis oui-oui mais des êtres comme tous les autres, avec des moments de force et des moments de faiblesse.

Le personnage principal du film (comme les autres) essaie de renoncer à son quotidien qui le mène à l’échec complet. Il pénètre petit à petit dans l’immensité de l’existence où il commence par se perdre, avant de réussir à s’approcher peu à peu de Dieu qu’autrefois il a bafoué et qu’aujourd’hui il veut rejoindre.

Ce film devrait intéresser ceux qui ne croient pas en Dieu au même titre que les croyants. Il montre en effet que celui qui avance vers le mystère de Dieu demeure entièrement libre et autonome, qu’il peut renoncer à tout moment, et que l’invitation qu’il ressent peut-être librement rejetée ou façonner une vie nouvelle.

° ° °

Cliquer sur  « La Prière » pour voir la bande annonce (après juste quelques secondes de pub)

 

Photos copie d’écran
.
.
.

SAUVER NOTRE PATRIMOINE RELIGIEUX RURAL

 

Les priants des campagnes :
s’engager pour sauver notre patrimoine religieux rural

(Article d’info catho, rédigé par Marie Ordioni, journaliste à InfoCatho,
suite à une interview du 9 septembre 2017)

 

“Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.”

Philippe de La Mettrie, président de cette jeune association,  nous a longuement, et avec passion, présenté le cœur de son engagement, et nous l’en remercions !

Le but de l’association “Priants des campagnes” est de contribuer, par toutes actions et tous moyens, humains, spirituels, politiques, juridiques, matériels et financiers, à la conservation et la sauvegarde de tous lieux de culte constitutifs du patrimoine cultuel et culturel de la France et de ses territoires, en particulier des églises et chapelles et ainsi leur conserver leur vocation de lieu de prière commune.

Nous devons avoir la fierté d’aller prier publiquement, l’enfouissement c’est fini ! Le primat de notre action, c’est la prière, et nous invitons tous ceux qui le souhaitent à nous rejoindre… mais comme nous sommes des êtres incarnés, il nous faut évidemment des moyens., nous avons besoin de “choses visibles”, qui nous touchent. Les églises nous permettent d’accéder à l’Invisible.

Nous croyons en la force de la prière commune fréquente dans nos églises de campagnes. Ainsi “habitées” par la prière, elles seront sauvegardées et maintenues comme lieux de culte. Nous croyons en outre que le patrimoine historique et civilisationnel qu’elles représentent constitue une telle richesse culturelle qu’elles doivent être entretenues et conservées, par un engagement spirituel et, si nécessaire, financier.

Dans un village, l’église est la mémoire des familles ! C’est pourquoi nous invitons tous les amoureux de ce patrimoine, qu’ils soient croyants ou non croyants, pratiquants ou non pratiquants, habitant les villes, grandes ou petites, ou la campagne, à nous rejoindre en manifestant leur soutien par adhésion ou aide quelconque.

Alors, concrètement, quels sont les différents engagements que nous proposons ?

Notre association a besoin d’adhérents pour avoir du poids avec les différents interlocuteurs. Mais pour nous, il s’agit en premier lieu de promouvoir la prière dans le maximum d’églises de nos campagnes et petites villes. Marquer le début de la prière par le son des cloches est une manifestation de notre foi ; sans faire de prosélytisme, les chrétiens, et les catholiques en particulier, ont le devoir de manifester au monde leur attachement à la prière commune et fréquente. C’est pourquoi, nous recommandons de faire sonner quelques instants les cloches de l’église en début et/ou en fin de prière.

Si les catholiques manifestent ainsi leur attachement à leurs lieux de prière, ils seront sauvegardés.

Je suis touché par ce “blanc manteau d’églises” (l’expression est de Raoul Glaber et date du XI°siècle) qui recouvre la France et forme comme un immense monastère invisible… Monastère qui nous est confié à nous, laïcs, et il nous appartient de permettre le maintien de rites tels que l’Angélus.

Et je rêve d’un jour où les 42.000 églises de France seraient éclairées à la même heure pour une même prière : cela se verrait, cela s’entendrait ! Si les catholiques retournent prier dans leurs églises, cela se saura !

 

Philippe de La Mettrie

 

Retrouvez l’association :
www.priantsdescampagnes.org  ou
«  priantsdescampagnes@gmail.com »

PÂQUES, TEMPS D’ABANDON DU QUOTIDIEN

 

Temps d’abandon du quotidien, Pâques est le moment où nous sommes invités à réfléchir au-delà de ce que nous vivons chaque jour.

Un temps pour nous ouvrir à ce qui nous dépasse, ce mystère du Christ à la fois Dieu et Homme, chemin, vérité et vie pour les chrétiens, mais invraisemblable pour ceux qui refusent ou ne parviennent pas à croire.
On entend souvent dire, sous cette forme ou d’une autre manière plus moqueuse : « Vous croyez que Dieu existe mais vous n’en savez rien. »

Oui, c’est vrai.
L’inverse également !
Il faut cependant être conscient que dans notre vie il y a beaucoup plus de choses que l’on croit que de choses que l’on sait.

Le train arrivera à l’heure (on ne le saura qu’une fois qu’il sera arrivé).
Il fera beau demain (on ne le saura qu’après la journée de demain).
J’ai voté pour le meilleur des candidats (je ne le saurai qu’une fois qu’il aura terminé son mandat).

Le temps de Pâques est celui, très particulier, durant lequel le Christ nous devient tout proche, comme un rayon de soleil qui va traverser la grille de nos habitudes pour nous permettre de nous élever et de nous introduire à l’entrée du mystère de Dieu.

 

Joyeuses Pâques à tous, dans le bonheur auquel nous ouvre la résurrection de Jésus.