JOYEUSE FÊTE DE LA PENTECÔTE

Lorsqu’arriva la Fête de la Pentecôte, ils étaient tous réunis.
Un bruit soudain se fit entendre dans le ciel, comme une violente rafale.

Ils virent comme un feu qui se divisait, et sur chacun d’eux se posait une des langues de ce feu.
Tous furent remplis de l’Esprit Saint
et ils se mirent à parler en d’autres langues
dans lesquelles l’Esprit Saint leur donnait de s’exprimer.

Ils étaient tous stupéfaits
et se demandaient les uns les autres
ce que cela signifiait.

(Extrait Actes, chapitre 2)

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Photos © Jean-Michel Touche

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CONNAISSEZ-VOUS SAINT BENOÎT-JOSEPH LABRE ?

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Saint Benoit-Joseph Labre est le saint patron des sans-domicile fixe, des pauvres et des exclus. Il a vécu toute sa vie sur les routes ou dans les rues de Rome.
Il a connu les moqueries et le rejet, mais il a toujours gardé un cœur joyeux, tout tourné vers Dieu, en s’occupant des plus pauvres.
Depuis sa mort, il a multiplié les miracles, continuant à venir au secours des pauvres dont il a partagé la vie.

Les plus pauvres ont aujourd’hui un lieu de recueillement et de mémoire des personnes de la rue à Sainte-Marie des Batignolles à Paris dans le 17è arrondissement avec l’intronisation dimanche 7 mai dernier d’une statue de Saint Benoit-Joseph. Cette statue a été réalisée par Daphné, sculpteur et paroissienne de Notre-Dame de Grâce de Passy, à la demande d’une de ses amies qui anime la conférence Saint-Vincent de Paul à Sainte-Marie des Batignolles.

Saint Benoit-Joseph nous laisse une belle prière “des trois coeurs”

 

Mon Dieu, accordez-moi,
pour Vous aimer,
trois cœurs en un seul.

Le premier, pour Vous,
pur et ardent comme une flamme,
me tenant continuellement en Votre Présence
et me faisant désirer parler de Vous,
agir pour Vous,
et, surtout, accueillir avec patience
les épreuves qu’il me sera donné
de devoir surmonter au cours de ma vie.

Le second, tendre et fraternel envers le prochain,
me portant à étancher sa soif spirituelle
en lui confiant Votre Parole,
en étant Votre témoin
comme en priant pour lui.
Que ce cœur soit bon
pour ceux qui s’éloignent de Vous,
et plus particulièrement encore s’ils me rejettent;
qu’il s’élève vers Vous,
Vous implorant de les éclairer
afin qu’ils parviennent à se libérer des filets du chasseur.
Qu’il soit, enfin, plein de compassion
pour celles et ceux qui ont quitté ce monde
dans l’espérance de Vous voir face à face …

Le troisième, de bronze,
rigoureux pour moi-même,
me rendant vainqueur des pièges de la chair,
me gardera de tout amour-propre,
me délivrera de l’entêtement,
me poussera à l’abstinence
et m’incitera à me défier du péché.
Car je sais que plus je maîtriserai les séductions de la nature,
plus grand sera le bonheur
dont Vous me comblerez dans l’éternité.

 

 

© Texte Florent du Peyroux
© Photos : Mathilde Duthoit

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DANS LA JOIE DE PÂQUES

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Dans la joie de la résurrection, dans l’espérance de la vie véritable à laquelle nous sommes tous invités, dans le courage qui nous vient du Seigneur pour pardonner, respecter, estimer et plus encore aimer, échangeons notre flamme, les uns les autres, pour que sourires remplacent larmes et qu’amour remplace haine.

Après la question que pose le Christ
d’année en année. . .

Ô mon peuple, que t’ai-je fait ?     
En quoi t’ai-je contristé ?
Réponds-moi !..

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. . . Rapprochons-nous pour échanger cette flamme qui illuminera nos vies.

Dans la joie de cette fête sans pareil,
que Pâques apporte à tous
une inspiration et un bonheur nouveaux.

JMT

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La photo du Christ a été prise dans le Trésor
de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

LETTRE POUR NOS AMIS COPTES

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          Amis coptes

C’est avec énormément d’émotion que nous avons appris l’horreur des deux attentats commis contre vos église et contre vous.

Devant l’ignominie de ces actes dont la cruauté est inexplicable, nous nous associons à vos douleurs et vos souffrances, nous voulons les porter avec vous.

Des fous-furieux croient se mettre au service de leur religion, alors qu’ils mettent la religion au service de leur haine, de leur violence, de leurs délires.

Si Dieu avait voulu que l’humanité soit en permanence au garde-à-vous devant lui, il l’aurait formatée pour cela. Tout au contraire, Dieu a voulu une humanité autonome et libre, espérant que, d’elle-même, elle l’aimera, comme des parents à la naissance de leurs enfants espèrent qu’ils les aimeront.

Dieu nous a confié des compétences différentes, aux uns et aux autres, non pas pour que l’on s’écharpe à prétendre, d’un côté et d’un autre, qu’on est les meilleurs, mais au contraire pour que ces différences deviennent des complémentarités.

Les chrétiens catholiques partagent vos souffrances, vos peines, s’unissent à vous et prient pour vous et pour les victimes de l’horreur.

Chrétiens coptes et chrétiens de tout l’Orient, nous vous tendons la main, nous sommes frères.

J.M.T.

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LA CONFESSION

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UNE PRIERE AUSSI BELLE QUE SIMPLE

Un récent ami, Bernard S., s’arrêtant un jour à Saint-Pierreville, en Ardèche, découvrit une prière toute originale, toute simple, mais d’une grande beauté, comme vous pourrez vous en rendre compte.

Avec son Iphone il l’a photographiée, mais pour la lire regardez le texte au-dessous de la photo.

Et si nous disions, nous aussi : Tu veux bien marcher avec nous ?

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Me voici devant Toi, Seigneur. Pourquoi ?
Je ne sais peut-être pas très bien.
L’église était ouverte… je suis entré… j’ai fait le tour…
Et puis, j’ai pensé à Toi. Toi, Dieu que j’ai peut-être oublié,
mais qui demeure au plus profond de moi.
Je me rappelle que tu m’as créé à ta ressemblance.
Et cette marque en moi est toujours présente…
Même si je n’y pense pas.
Oui, c’est peut-être Toi qui m’as fait un signe discret,
un signe amical. Alors, que te dire ?
Oh ! Peut-être rien. Simplement passer quelques instants
devant Toi, puisque j’ai le temps : je suis touriste.
Jésus, Ton Fils, a bien passé
plus de trente années de sa vie avec nous.
Alors moi, je peux bien prendre quelques instants.
Oui, réveille en moi ta présence, ton amour,
ta joie, ta fidélité, ton pardon.
Et puis, j’en profite pour te dire tout ce que j’ai au fond du cœur :
mes joies… mes espérances… mes soucis… mes peines… mes échecs.
Oui, je te confie tout ce que je suis, tout ce que je voudrais être.
Je te confie ceux que j’aime, ceux que j’ai du mal à aimer…
Je te confie le monde : ses grandeurs et ses misères.
Tu vois, Seigneur ! Cela fait du bien de prendre un petit moment
pour se rencontrer, pour se parler…
Au fond, ce n’est pas très compliqué de parler avec Toi !
On est de la même famille : Tu es mon Père, je suis ton fils.
C’est, je crois, ce que nous a dit Jésus,
Ton Fils premier, ton aimé, notre grand frère.
J’essaierai même, quand je ne serai plus touriste,
de recommencer à parler avec Toi. Seigneur, je te dis « au revoir »…
Un touriste ne reste pas longtemps à la même place…
Mais Seigneur, tu peux m’accompagner, marcher avec moi…
Tu es si discret que personne ne te verra…
Mais moi, je saurai que Tu es toujours avec moi.

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PASSAGE D’EPHRATA – Conte de Noël (7ème et dernier épisode)

 

Copyright 2012 JMT

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Paris, le 25 décembre au matin

Le jour se levait et donnait à la ville cet air un peu défraîchi que prend tout petit matin aux yeux des mal-éveillés.

Ils débouchèrent du passage d’Éphrata, sur­pris de retrouver les vitrines encore illuminées, les réverbères enveloppés de brume, les sans-abris couverts de vieux cartons.

Marie, la première, passa la tête, suivie d’Emmanuel qu’elle regardait avec admiration depuis qu’elle avait découvert le sens de son prénom. Le professeur venait ensuite, précé­dant de peu Geneviève et Jean-Baptiste.

– Et Samuel ? s’enquit Jean-Baptiste en re­gardant derrière lui.

– Samuel ? Il est resté là-bas, répondit le professeur.

– Pourquoi ?

– Peut-être sa mission est-elle achevée ? Peut-être même est-elle confiée à quelqu’un d’autre ?

– À qui ça ? s’étonna Jean-Baptiste.

– J’ai mon idée… murmura le professeur.

Un couple, qui avait copieusement fêté Noël, traversa le boulevard entre deux feux. La femme riait aux éclats, faisant des mouli­nets avec son sac. L’homme titubait un peu. Il avait l’alcool triste et pleurait, prononçant des propos incohérents, promettant de ne plus jamais… Et il s’arrêtait net.

– Plus jamais quoi ? interrogeait la femme en riant de plus belle.

– Non, plus jamais !…

° ° ° ° ° ° ° ° ° °

Coup de klaxon furieux. Bruit de freins. Portière qui s’ouvre.

Un homme qui se précipite vers le couple renversé, un hurlement de femme !

Des cris ! En fait, plus de peur que de mal. La voiture ne les a que frôlés.

L’homme et la femme se relevèrent péni­blement, s’appuyant sur Jean-Baptiste et le professeur arrivés en courant.

– Salaud ! hurla l’homme à l’intention du chauffeur. « On vit dans un monde de salauds, mon vieux ! » reprit-il en se cramponnant à Jean-Baptiste. « Tout le monde ment, mon vieux, tout le monde se fout de tout le monde. Mais pourquoi… pourquoi ? Je te demande un peu ! »

C’était un grand type, jeune encore, qui pesait au bras de Jean-Baptiste.

– On nous ment, mon vieux, continua-il en essuyant son manteau de la main pour effacer les traces de sa chute. « Noël ? Je t’en fous, ouais ! On nous promet la fête, le réveillon, le rêve. Mais y a rien, mon vieux après la bouffe, y a rien du tout ! Tu te retrouves tout seul. Une fois que tu as donné ton fric, tu n’intéresses plus personne. »

La femme le rejoignit, fou rire éteint, ma­quillage délavé, regard triste.

– Allez, viens. C’est Noël quand même, non ?

– Non ! C’est fini, Noël ! Il n’y a plus de Noël ! Ça n’a jamais existé, Noël. C’est fini, je te dis.

Jean-Baptiste se mit à rire. « Je crois au contraire que tout commence », confia-t-il à l’oreille de l’homme. « Venez, tous les deux ! »

Impressionnés par son calme, surpris par l’éclat presque lumineux de son sourire, l’hom­me et la femme le suivirent et marchèrent avec lui en direction de la vitrine du magasin puis du passage d’Éphrata.

– Où nous conduis-tu ? interrogea la fem­me.

– Allez, répondit Jean-Baptiste en les invi­tant à pénétrer dans la ruelle étroite. Allez, marchez tout droit et vous découvrirez la révélation de Noël. Quand vous serez parvenus à Ephrata, vous comprendrez tout.

Alors sans se retourner, sans plus rien dire, le couple, et à sa suite un flot de passants sur­gis d’on ne sait où, se mit en marche. Tous s’engagèrent dans le passage étrange au bout duquel un enfant nouveau-né, dans les bras de sa mère, les attendait.

 

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Ainsi s’achève  PASSAGE D’EPHRATA

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© Jean-Michel Touche

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Episode 1
Episode 2
Episode 3
Episode 4
Episode 5v
Episode 6

Pour en savoir davantage sur Noël

 

 

 

 

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