Pourquoi ce Blog ?

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Lieu d’information et de discussion, ce blog a pour seule ambition d’inciter à réfléchir et échanger des idées. . . et parfois à agir !

Vous y trouverez plusieurs catégories de contenu :

–  Croire : articles abordant le thème du divin, croire ou ne pas croire, l’espérance, la religion…

Société  : grands et petits problèmes de la Société,  la précarité, des moyens pour s’en sortir… et toutes les idées que nous pouvons développer ensemble sur ce sujet…

– Photos : photos sur le blog et liens avec des galeries hébergées hors du blog

– Evénements : Annonce de concerts, signatures, rencontres et tous autres événements

Voir, lire, écouter :  coups de cœur nouveaux ou anciens, livres, films, œuvres qui peuvent nous émouvoir ou nous agacer, textes qui contribuent à construire l’être humain.

Contes : Publication en ligne de contes et autres textes

– Divers : pour tout autre sujet inclassable ci-dessus.

Vos commentaires seront les bienvenus dans la mesure où ils respecteront les règles normales de bienséance. Seront rejetés tous les commentaires porteurs de haine raciale, politique ou religieuse, de polémique ou de pornographie.

Jean-Michel Touche

Le mystère du soleil froid

Avec Le mystère du soleil froid, Brunor ouvre sa collection « Les Indices Pensables », enquête sur Dieu !

Bigre ! Une enquête sur Dieu en BD ? Il n’y va pas de main morte, l’artiste.

Derrière les images que cet illustrateur de talent nous fait découvrir au fil des pages, le récit commence à la manière d’une BD classique, avec les représentants des grandes civilisations qui s’interrogent sur le soleil et s’apprêtent à le diviniser…

…jusqu’à l’apparition d’un petit bonhomme qui va tout remettre en question.

Alors, l’ouvrage bascule. Parce que, sous le couvert de cette enquête bon enfant, c’est une réflexion profonde qui commence. Et comme l’annonce la 4ème de couverture, « ce livre transmet à chacun des informations vérifiables, qui sont autant d’indices pour alimenter une pensée personnelle. »

Le mystère du soleil froid

Editions du Jubilé,  48 p., 13€

Invictus (un grand Clint Eastwood)

Invictus est le titre d’un poème de l’écrivain britannique William Ernest Henley, dont la lecture, jour après jour, aida Mandela à vivre durant les vingt sept années qu’il passa en prison.

Le sujet : 1994 – Libéré depuis quatre ans, Nelson Mandela est élu premier président noir de l’Afrique du Sud. Bien que le régime de l’apartheid soit officiellement aboli depuis 1991, le pays reste profondément marqué par la ségrégation raciale.
Mandela va faire le pari que la coupe du monde de Rugby, qui doit se dérouler en 1995 en Afrique du Sud, peut servir la cause de l’union nationale. Une complicité va se créer entre lui et François Pienaar, le capitaine de l’équipe des Sprinboks. Déjouant les pronostics des chroniqueurs sportifs, les joueurs, de plus en plus « impliqués » dans le challenge, vont donner la victoire à leur pays.

Evidemment, pour voir ce film, il est préférable d’aimer le rugby qui tient vraiment ici le devant de la scène !

Au-delà de l’interprétation remarquable des acteurs(1) et de la sensibilité du réalisateur (notamment la scène de l’enfant et des policemen, dans un quartier de la ville, pendant que se déroule la finale), on se prend à rêver. Et si enfin, un jour, les hommes parvenaient à se regrouper pour vivre ensemble, pour bâtir non pas une nation, comme on y assiste dans INVICTUS, mais l’humanité toute entière !

Faut-il absolument des MANDELA ou des GANDHI pour réaliser ce qui ne devrait pas être seulement un rêve d’idéaliste ? Ne possédons-nous pas, chacun d’entre nous, les qualités nécessaires pour apporter notre pierre à la construction d’un monde juste ?
C’est le genre de questions qui arrive naturellement à l’esprit après avoir vu ce film, même si l’on n’est pas un fervent supporteur de rugby.

(1) Morgan Freeman, collant remarquablement au personnage de Nelson Mandela, mais aussi Matt Damon dans le rôle du capitaine des Springboks, et l’ensemble des seconds rôles.

QUE PERSONNE NE SE TRUMP !

Alors, lequel des deux ?

Faut tout de même pas rigoler.

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Entre Hillary . . .

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. . . et Donald . . .

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. . . pourvu que personne ne se trump.

        C’est pourtant important !

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SEIGNEUR, NOUS AS-TU ABANDONNES ?

Voici, pour ceux qui n’ont pas eu la possibilité de la lire, l’homélie prononcée par le cardinal André Vingt-Trois lors de la Messe célébrée le 27 juillet 2016 pour les victimes de Saint-Étienne du Rouvray

 

Mesdames et Messieurs,
Frères et Sœurs,

  1. Seigneur, nous as-tu abandonnés ?

« Serais-tu pour moi un mirage, comme une eau incertaine ? »En ce moment terrible que nous vivons, comment ne ferions-nous pas nôtre ce cri vers Dieu du prophète Jérémie au milieu des attaques dont il était l’objet ? Comment ne pas nous tourner vers Dieu et comment ne pas Lui demander des comptes ? Ce n’est pas manquer à la foi que de crier vers Dieu. C’est, au contraire, continuer de lui parler et de l’invoquer au moment même où les événements semblent remettre en cause sa puissance et son amour. C’est continuer d’affirmer notre foi en Lui, notre confiance dans le visage d’amour et de miséricorde qu’il a manifesté en son Fils Jésus-Christ.

Ceux qui se drapent dans les atours de la religion pour masquer leur projet mortifère, ceux qui veulent nous annoncer un Dieu de la mort, un moloch qui se réjouirait de la mort de l’homme et qui promettrait le paradis à ceux qui tuent en l’invoquant, ceux-là ne peuvent pas espérer que l’humanité cède à leur mirage. L’espérance inscrite par Dieu au cœur de l’homme a un nom, elle se nomme la vie. L’espérance a un visage, le visage du Christ livrant sa vie en sacrifice pour que les hommes aient la vie en abondance. L’espérance a un projet, le projet de rassembler l’humanité en un seul peuple, non par l’extermination mais par la conviction et l’appel à la liberté. C’est cette espérance au cœur de l’épreuve qui barre à jamais pour nous le chemin du désespoir, de la vengeance et de la mort.

C’est cette espérance qui animait le ministère du P. Jacques Hamel quand il célébrait l’Eucharistie au cours de laquelle il a été sauvagement exécuté. C’est cette espérance qui soutient les chrétiens d’Orient quand ils doivent fuir devant la persécution et qu’ils choisissent de tout quitter plutôt que de renoncer à leur foi. C’est cette espérance qui habite le cœur des centaines de milliers de jeunes rassemblés autour du Pape François à Cracovie. C’est cette espérance qui nous permet de ne pas succomber à la haine quand nous sommes pris dans la tourmente.

Cette conviction que l’existence humaine n’est pas un simple aléa de l’évolution voué à la destruction inéluctable et à la mort habite le cœur des hommes quelles que soient leurs croyances et leurs religions. C’est cette conviction qui a été blessée sauvagement à Saint-Étienne du Rouvray et c’est grâce à cette conviction que nous pouvons résister à la tentation du nihilisme et au goût de la mort. C’est grâce à cette conviction que nous refusons d’entrer dans le délire du complotisme et de laisser gangréner notre société par le virus du soupçon.

On ne construit pas l’union de l’humanité en chassant les boucs-émissaires. On ne contribue pas à la cohésion de la société et à la vitalité du lien social en développant un univers virtuel de polémiques et de violences verbales. Insensiblement, mais réellement cette violence virtuelle finit toujours par devenir une haine réelle et par promouvoir la destruction comme moyen de progrès. Le combat des mots finit trop souvent par la banalisation de l’agression comme mode de relation. Une société de confiance ne peut progresser que par le dialogue dans lequel les divergences s’écoutent et se respectent.

  1. La peur de tout perdre

La crise que traverse actuellement notre société nous confronte inexorablement à une évaluation renouvelée de ce que nous considérons comme les biens les plus précieux pour nous. On invoque souvent les valeurs, comme une sorte de talisman pour lequel nous devrions résister coûte que coûte. Mais on est moins prolixe sur le contenu de ces valeurs, et c’est bien dommage. Pour une bonne part, la défiance à l’égard de notre société, – et sa dégradation en haine et en violence – s’alimente du soupçon selon lequel les valeurs dont nous nous réclamons sont très discutables et peuvent être discutées. Pour reprendre les termes de l’évangile que nous venons d’entendre : quel trésor est caché dans le champ de notre histoire humaine, quelle perle de grande valeur nous a été léguée ? Pour quelles valeurs sommes-nous prêts à vendre tout ce que nous possédons pour les acquérir ou les garder ? Peut-être, finalement, nos agresseurs nous rendent-ils attentifs à identifier l’objet de notre résistance ?

Quand une société est démunie d’un projet collectif, à la fois digne de mobiliser les énergies communes et capable de motiver des renoncements particuliers pour servir une cause et arracher chacun à ses intérêts propres, elle se réduit à un consortium d’intérêts dans lequel chaque faction vient faire prévaloir ses appétits et ses ambitions. Alors, malheur à ceux qui sont sans pouvoir, sans coterie, sans moyens de pression ! Faute de moyens de nuire, ils n’ont rien à gagner car ils ne peuvent jamais faire entendre leur misère. L’avidité et la peur se joignent pour défendre et accroître les privilèges et les sécurités, à quelque prix que ce soit.

Est-il bien nécessaire aujourd’hui d’évoquer la liste de nos peurs collectives ? Si nous ne pouvons pas nous en affranchir, en nommer quelques-unes nous donne du moins quelque lucidité sur le temps que nous vivons. Jamais sans doute au cours de l’histoire de l’humanité, nous n’avons connu globalement plus de prospérité, plus de commodités de vie, plus de sécurité, qu’aujourd’hui en France. Les plus anciens n’ont pas besoin de remonter loin en arrière pour évoquer le souvenir des misères de la vie, une génération suffit. Tant de biens produits et partagés, même si le partage n’est pas équitable, tant de facilités à vivre ne nous empêchent pas d’être rongés par l’angoisse. Est-ce parce que nous avons beaucoup à perdre que nous avons tant de peurs ?

L’atome, la couche d’ozone, le réchauffement climatique, les aliments pollués, le cancer, le sida, l’incertitude sur les retraites à venir, l’accompagnement de nos anciens dans leurs dernières années, l’économie soumise aux jeux financiers, le risque du chômage, l’instabilité des familles, l’angoisse du bébé non-conforme, ou l’angoisse de l’enfant à naître tout court, l’anxiété de ne pas réussir à intégrer notre jeunesse, l’extension de l’usage des drogues, la montée de la violence sociale qui détruit, brûle, saccage et violente, les meurtriers aveugles de la conduite automobile… Je m’arrête car vous pouvez très bien compléter cet inventaire en y ajoutant vos peurs particulières. Comment des hommes et des femmes normalement constitués pourraient-ils résister sans faiblir à ce matraquage ? Matraquage de la réalité dont les faits divers nous donnent chaque jour notre dose. Matraquage médiatique qui relaie la réalité par de véritables campagnes à côté desquelles les peurs de l’enfer des prédicateurs des siècles passés font figure de contes pour enfants très anodins.

Comment s’étonner que notre temps ait vu se développer le syndrome de l’abri ? L’abri antiatomique pour les plus fortunés, abri de sa haie de thuyas pour le moins riche, abri de ses verrous, de ses assurances, appel à la sécurité publique à tout prix, chasse aux responsables des moindres dysfonctionnements, bref nous mettons en place tous les moyens de fermeture. Nous sommes persuadés que là où les villes fortifiées et les châteaux-forts ont échoué, nous réussirons. Nous empêcherons la convoitise et les vols, nous empêcherons les pauvres de prendre nos biens, nous empêcherons les peuples de la terre de venir chez nous. Protection des murs, protection des frontières, protection du silence. Surtout ne pas énerver les autres, ne pas déclencher de conflits, de l’agressivité, voire des violences, par des propos inconsidérés ou simplement l’expression d’une opinion qui ne suit pas l’image que l’on veut nous donner de la pensée unique.

Silence des parents devant leurs enfants et panne de la transmission des valeurs communes. Silence des élites devant les déviances des mœurs et légalisation des déviances. Silence des votes par l’abstention. Silence au travail, silence à la maison, silence dans la cité ! A quoi bon parler ? Les peurs multiples construisent la peur collective, et la peur enferme. Elle pousse à se cacher et à cacher.

C’est sur cette inquiétude latente que l’horreur des attentats aveugles vient ajouter ses menaces. Où trouverons-nous la force de faire face aux périls si nous ne pouvons pas nous appuyer sur l’espérance ? Et, pour nous qui croyons au Dieu de Jésus-Christ, l’espérance c’est la confiance en la parole de Dieu telle que le prophète l’a reçue et transmise : « Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer. Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants. »

« Mon rempart, c’est Dieu, le Dieu de mon amour. »

Amen !

Cardinal André VINGT-TROIS
Archevêque de Paris.

 

Merci à Mgr André Vingt-Trois pour cette très belle homélie, largement applaudie par l’assemblée toute entière.

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JEUDI, DAVID S’EN EST ALLÉ . . .

 

david-4En apparence, ce n’était pas un homme comme un autre. Un peu comme s’il avait oublié qu’il était un être humain.

Le froid, la chaleur, le vent, la pluie, la solitude aussi, avaient avec le temps repeint son visage en meurtrissant ses traits.

Oublié de la vie, exclu des hommes ordinaires, perdu dans un univers qui n’était plus le sien, locataire en plein air, à qui David pouvait-il bien ressembler ?

Son monde à lui était en quelque sorte inabordable. Que pensait-il ? A quoi rêvait-il ? Que désirait-il ? Allez savoir.

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Et pourtant !..

Et pourtant quand nous nous approchions de lui, un simple « Bonsoir David » prononcé à voix très basse suffisait pour qu’il se retourne, émerge du monde dans lequel il avait plongé et ouvre les yeux.

-Ah, disait-il pendant qu’un sourire se dessinait sur ses lèvres et dans ses yeux, c’est vous !

Alors il prenait vie. Sous les étranges vêtements dans lesquels il se serrait l’hiver ou transpirait l’été, il nous regardait chacun son tour et donnait l’impression de renaître. Nous aussi, nous partagions cette impression. C’est le miracle de ces rencontres entre êtres humains, quand on oublie notre environnement personnel et que nous ne sommes plus que des hommes ou des femmes en train de s’estimer mutuellement.

Sur ce plan, David était un exemple.

Oui, il buvait. Il buvait beaucoup, énormément. Il y avait toujours une bouteille de vin ou des canettes de bière à côté de ses jambes ou de ses bras. Mais que reste-t-il à faire quand toutes les blessures de la vie marquent votre corps, quand vous avez perdu tout fil avec la société pour des motifs que nous ne connaissons pas, quand le seul contact qui vous reste est celui du trottoir sur lequel vous dormez ?

Et voilà qu’avec son visage presque caricaturé, David était devenu un être attachant. Nous l’aimions comme un jeune frère qui n’aurait pas eu de chance. Lui aussi nous aimait. Quand nous partions après avoir passé un moment en sa compagnie, il disait : « Déjà ?.. »

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Cette fois, c’est lui qui est parti. Un arrêt cardiaque. Tous ceux qui l’ont connu et aimé en éprouvent un mélange de tristesse et de confiance dans cette vie nouvelle qu’il a rejointe auprès de notre Père à tous, cette vie depuis laquelle, à présent, il peut veiller sur nous.

A Dieu, David.

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Texte et photos © Jean-Michel Touche

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LE FILS DE JEAN

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          Matthieu, un homme de 33 ans divorcé et papa d’un petit garçon, apprend que son père, qu’il n’a jamais connu, vivait au Canada et vient de mourir. Il a également la surprise de découvrir qu’il a deux frères. Il se rend au Canada pour assister à l’enterrement et faire la connaissance de ces frères.

A partir de là se déroule une aventure qui pourrait être banale ou dérangeante. Au fur et à mesure que l’on vit avec Matthieu ce séjour au Canada, on a peu à peu l’impression que nous sommes personnellement impliqués dans ce récit.

Cela est dû à la manière dont est traité le sujet, à la qualité des acteurs, et tout particulièrement à celle de Gabriel Arcand, Gabriel Arcandacteur canadien, exceptionnel dans son rôle qu’il interprète avec son seul regard.

 

Le suivre dans les différentes scènes qui se superposent et s’enrichissent tout au long du film jusqu’à la dernière, à la fois modeste et extrêmement expressive, c’est un peu pour le spectateur devenir ce personnage !

Un vrai beau film.

PRIER 15 JOURS AVEC CHARLES BORROMÉE

 

Après « LES FORMES ELEMENTAIRES DE LA NATURE » en 2012 et « HISTOIRE DE LA CHIMIE EN 80 DATES » en 2014, Christine Dézarnaud Dandine publie cette année un nouvel ouvrage intitulé PRIER 15 JOURS AVEC CHARLES BORROMÉE.

Cet ouvrage a représenté pour son auteur une exceptionnelle aventure intérieure et spirituelle que le lecteur est invité à partager.

Date de parution : 8 septembre 2016

Editeur : Nouvelle Cité

Bonne lecture !

 

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Les droits d’auteur sont destinés à la Chapelle Saint-Charles de La Croix Saint-Simon liée à un hôpital.

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BURKINI ET PAROLE POLITIQUE

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Comment prendre au sérieux la parole des hommes politiques ?

« Nous ne voulons pas de signes extérieurs d’appartenance à une religion dans notre pays », a proclamé Nicolas Sarkozy, samedi 27 août 2016, au Touquet.

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Voilà le bouquet !

A écouter l’ancien président en recherche de voix électorales, nous devrions supprimer tout ce qui a manifesté et manifeste encore la foi de ceux qui croient.

Voilà une déclaration invraisemblable !

Il a suffi qu’une tenue de bain, créée en 2004 par une Australienne d’origine libanaise, soit utilisée en France, pour que notre pays soit pris de folie, une folie que les autres nations ne comprennent absolument pas et dont elles se moquent ouvertement.

Comme l’écrit Le Monde, « l’affaire du burkini a atteint le comble de l’absurdité avec des interventions de policiers en tenue intimant l’ordre à des femmes de se déshabiller, scènes dûment répercutées dans la presse mondiale et sur les réseaux sociaux, pour le plus grand bénéfice de ces mêmes extrémistes islamistes que les partisans de l’interdiction du burkini veulent combattre. »

Imaginons une femme qui s’approche de la mer toute habillée et décide de se tremper les pieds. Puis, ravie de la sensation que cela lui apporte, n’ayant pas pris la précaution d’emporter un maillot de bain, elle plonge entièrement dans l’eau. Si cette femme porte une robe « normale », il serait étonnant que des policiers viennent lui ordonner de se déshabiller. Mais si son vêtement ressemble à ce qu’on appelle depuis peu un « burkini », alors c’est un scandale, de la provocation, et plus encore.

Pourquoi cette folie purement française ?

Pour donner, comme le souligne Le Monde, des arguments supplémentaires aux extrémistes islamistes ?

Pour les curieux, voici un texte publié dans l’excellent ouvrage de François et Françoise Cottin, « Le Bassin d’Arcachon, à l’âge d’or des villas et des voiliers » (page 29). Il s’agit de l’Arrêté du Maire de La Teste du 15 juin 1847 sur la Règlementation des bains. (Image ci-dessous).

Règlement bains de mer

Ce qui était demandé aux messieurs et aux dames serait aujourd’hui une véritable provocation (« Les dames, pour aller au bain et pour se baigner, devront être vêtues d’un grand peignoir tombant jusqu’aux talons »), tandis qu’aujourd’hui, pour une jeune femme, montrer à tous sur une plage à quel point la nature lui a fait une belle poitrine est considéré comme une énorme avancée de liberté. Pourquoi pas ? Après tout, la société a évolué, bien sûr. Mais alors pourquoi prendre le burkini pour une mitraillette ? Et, plus encore, pourquoi exiger la suppression des « signes extérieurs d’appartenance à une religion dans notre pays » ?

Je crois en Dieu et je suis chrétien.
Je ne porte pas de signe extérieur pour le montrer, mais si ce genre d’affirmation à la Sarkozy continue à être proféré par les hommes politiques, je vais le faire. Et j’invite tous les chrétiens qui liront cet article à le faire également.

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Le respect mutuel est indispensable !

J.M.T.

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LORSQUE LA VIE S’EPANOUIT

 

 

Même si le soleil brille, le ciel est totalement terne après les attentats récents qui ont semé la mort.
La sauvagerie a voulu éliminer la vie, mais la vie, comme un mystère, ne cesse de renaître.

Parce que nous avons besoin d’ensoleiller la grisaille dans laquelle cherchent à nous entraîner les djihadistes, voici le récit d’un petit moment où s’est mis à fleurir un regard de vie.

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Il est midi. Depuis un ciel d’un bleu splendide, le soleil inonde le Bassin d’Arcachon et taquine la mer en la couvrant de reflets lumineux que l’eau agite doucement. La vedette ne tardera pas à s’éloigner de la jetée pour traverser le Bassin et rejoindre le Cap Ferret.

Près de nous, sur les genoux de sa mère, un tout jeune enfant. Un petit garçon qui remue sans arrêt, regarde à droite, à gauche, découvrant avec curiosité  tout ce qui l’entoure : les passagers, la jetée, l’eau sur laquelle scintille la lumière de l’été. Sa mère lui passe de la crème sur les joues pour le protéger du soleil. Il se laisse faire mais continue de poser les yeux un peu partout. Son père l’observe avec un sourire de bonheur. Une famille heureuse.

Un coup de sirène annonce qu’il est temps de partir. La vedette se met à rouler doucement tout en s’éloignant de la jetée où quelques personnes adressent des signes de la main à celles et ceux qu’ils ont accompagnés et qui s’en vont.

Alors que le bateau prend le large, une jeune femme vient s’asseoir juste à côté de la maman, avec elle aussi dans les bras un petit enfant, une fille, curieuse elle aussi.

Quand il la remarque, le petit garçon la fixe des yeux, ébahi, presque émerveillé. Il lui tend la main. La petite fille, timide peut-être, lui sourit mais cache ses mains derrière son dos. « J’ose mais je n’ose pas », pense-t-elle sans doute. Le petit bonhomme s’étonne, ne désarme pas, rehausse son sourire d’un cran et tend un doigt vers le vêtement de la petite fille que décorent des rangées de petits poissons de différentes couleurs. Il doit trouver cela très beau car il pointe plusieurs dessins de poissons.

Les deux petits n’ont plus d’yeux que l’un pour l’autre. Bien qu’ils ne parlent pas encore, on dirait que leurs regards remplacent la parole, qu’ils se comprennent et qu’ils s’échangent quelque-chose qui nous échappe.

C’est un peu comme si, devant nous et grâce à eux, la vie fleurissait.

 

° ° °

Voici maintenant un autre texte, écrit par un ami qui a préféré garder l’anonymat :

SOROLLA ET L’AMOUR

Comme les deux enfants sur le bateau, ce texte donne le goût de la vie.

Après avoir visité l’exceptionnelle exposition Sorolla à Giverny ce jour, je comptais vous en faire la promotion ce soir par un courriel. Mais dans un premier temps j’ai songé à y renoncer tant pouvait paraître dérisoire, voire déplacé, de parler d’une exposition de peinture dans un nouveau moment tragique et désespérant. Et puis à la réflexion j’ai au contraire réalisé que cette peinture nous transmettait le message dont nous avions besoin.

Sorolla ne peint pas des paysages, il peint des personnages dans un paysage. Il rend la lumière, les couleurs et la transparence de la mer, le naturel et la justesse des attitudes de façon incomparable. Inexplicablement, le sentiment de ses personnages illumine ses tableaux. Sorolla aime sa femme, ses enfants, ses proches, les gens simples, des pêcheurs, des ouvrières, des prostituées, il aime la nature, le ciel, la mer, la lumière. Il peint la joie et la force de la vie. Il aime la vie. Sorolla, c’est un regard d’amour. Tout ce qui manque tant dans notre monde désemparé.

Sorolla

Alors courrez à Giverny. L’exposition dure jusqu’au 6 novembre.

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Merci à l’auteur de « Sorolla et l’amour » et à la photographe pour sa photo.

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