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MIGRANTS. . . QUE FAIRE ?

Qu’on le veuille ou non,
les migrants sont un véritable problème !

 

 

Sur un plan humain tout d’abord
On ne peut pas laisser des gens mourir en pleine mer parce qu’ils sont migrants. Nous sommes tous des êtres humains et personne n’est arrivé sur terre après avoir choisi son endroit de naissance, sa famille et ses propres qualité (ni ses points faibles.)

Chacun de nous a droit à la vie, et donc on ne peut pas laisser des gens se noyer en pleine mer sans faire le maximum pour les sauver
C’est ce qu’on fait plusieurs associations, et elles ont eu raison.

 

Sur le plan économique ensuite
Il est certain que l’Europe ne peut pas accueillir toute l’Afrique et une partie de l’Asie. On comprend bien que cela est impossible.

Au niveau de l’horreur
Un article publié le 5 octobre 2018 sur ce blog (disponible en cliquant sur LES MIGRANTS ET L’HORREUR) décrivait, grâce à un article publié dans La Croix (« Passeurs les nouveaux esclavagistes ») les horreurs dont ces migrants sont les victimes. Si vous n’avez pas lu l’article, vous pouvez cliquer sur son titre.

Des soi-disant « passeurs » gagnent un argent fou en allant persuader des jeunes qu’ils doivent aller en Europe s’ils veulent trouver des situations formidables. Ils les poussent à dépenser de l’argent pour partir, et ensuite soit ils les laissent dériver sur des rafiots au risque de périr en mer, soit ils leur font faire des travaux dans des conditions épouvantables, parfois sans les rémunérer. Et ces jeunes se retrouvent perdus, sans savoir que faire, alors que le trafique des passeurs serait de l’ordre de 7 milliards de dollars, selon l’ONU. (pour en savoir plus, vous pouvez cliquer sur Les revenus du trafic de migrants évalués à 7 milliards de dollars par l’ONU

 

Alors, que faire ?

Pour diminuer le nombre de migrants, il n’y a qu’une seule solution : aider les candidats au départ à rester dans leur pays, en y trouvant du travail et la possibilité d’une vie heureuse.
Des sommes sans doute considérables sont données à des pays en situation difficile pour aider leurs habitants à vivre normalement.
Mais qui reçoit cet argent ? A quoi est-il utilisé ?
Si nous voulons diminuer le nombre de migrants, il faut que cette aide soit efficace, organisée, sous contrôle de comités internationaux dotés d’un pouvoir de décision.

Lundi 18 février, France 2 a publié lors des actualités de 20h00 une information intéressante que vous pouvez voir ou revoir en cliquant sur SÉNÉGAL, RETOUR DE  L’AGRICULTURE.
Un bel exemple montrant qu’une activité réelle peut revenir en Afrique.

Dans les années 1975, grâce à un bon nombre d’habitants de Rambouillet, il avait été créé un jumelage avec Abomey, la capitale de l’ancien royaume du Dahomey (aujourd’hui appelé le Bénin). Pour aider les habitants de cette région, le jumelage a réalisé une plantation d’orangers puis un lac pour permettre d’y organiser ensuite une activité de pêche. Nous n’avions pas la prétention de changer le monde, mais des actions de ce genre pourraient largement contribuer à redonner une possibilité de vie dans un grand nombre de régions africaines, réduisant le nombre de jeunes poussés à partir vers l’Europe.

Alors, changeons notre politique vis à vis des migrants en aidant réellement le plus grand nombre d’entre eux à rester dans leur pays..

 


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PÉRE ET MÈRE VONT-ILS DISPARAÎTRE ? (Pétition à signer)

Bonjour,

 

Il y a bientôt un an, le blog proposait un article intitulé Parent 1 et Parent 2 : NIET, NIET ET NIET ! ! !, article que vous pouvez lire en cliquant sur son titre.

Mardi dernier 12 février, les députés de La République en Marche ont adopté en première lecture un amendement afin de supprimer sur les formules scolaires les mots « père » et « mère » pour les remplacer par PARENT 1 et PARENT 2.

MAIS OÙ VA-T-ON ?
Refuser cette décision n’est pas faire preuve d’un attachement à la droite ou à la gauche en matière de politique (droite et gauche qui, d’ailleurs, n’ont plus de sens véritable). Au contraire, il s’agit de mettre en première place l’être humain lui-même, tel qu’il est, et qui ne choisit pas son sexe à sa naissance.

Comment va-t-on qualifier le 1 et le 2 ? Selon le sexe des parents, par ordre alphabétique ? Par date de naissance ? Autrement ?

Ce qui fait la richesse et la grandeur de l’être humain est justement « le fait que nous sommes le fruit du hasard », avait déclaré avec raison Jean-François Mattéi, ancien ministre de la santé, ancien président de la Croix Rouge française et ancien membre du CCNE.

Danielle Simonet, de la France Insoumise, jugeait anormal qu’il existe une discrimination envers les couples homosexuels.« Il est anormal que la plateforme de l’administration ne permette pas aux parents vivant en couples de même sexe de faire les démarches administratives comme les autres» avait-elle écrit (voir Le Figarodu 22/03/2018).

C’est ça la démocratie ? Parce qu’un peu plus de 3% des couples vivant en France sont homosexuels, on va bannir « père » et « mère » ?
Mais où va-t-on ?

Que des homosexuels aient envie d’enfants, cela se comprend très bien car ils sont des êtres humains comme tout le monde, avec par contre des attirances sexuelles différentes de celles que la nature rend indispensables pour la création des enfants.

Si la PMA pour tous et la GPA représentent, me semble-t-il, un véritable danger pour l’humanité (voir l’article du blog BÉBÉS SUR CATALOGUE), faire basculer PÈRE et MÈRE est une aberration qu’il faut refuser car les générations à venir perdront toute notion de leurs racines, et risqueront à la fin de se transformer en poupées sans sexe, sans pensée, voir sans avenir.

Alors d’accord pour parent 1 et parent 2 pour les couples homosexuels, et conservons PÈRE et MÈRE pour les autres.

Si vous désirez que restent à jamais les mots PÈRE et MÈRE, alors merci de participer à la pétition que vous trouverez en cliquant sur https://www.uni.asso.fr/spip.php?article12306#TIW2ZRsrQcZkW8il.03

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BÉBÉS SUR CATALOGUE

 

En avril 2013 (il y a presque 6 ans), La Croix avait publié un article intitulé Au Danemark, des bébés sur Catalogue, article que vous pouvez voir en cliquant sur son titre.

Sur un site Internet multilingue, peut-on lire dans l’article, « les clientes peuvent combiner les caractéristiques afin de dénicher le géniteur idéal, et commander en ligne. »

Alors qu’autrefois on choisissait un animal de compagnie, aujourd’hui le choix peut se porter sur un enfant. C’est mieux, non ? Un tout petit que l’on reçoit parce qu’une autre femme l’a porté dans son corps. Si on a cliqué sur les bonnes cases pour choisir les qualités que l’on attend, le petit sera mignon, sage, affectueux, drôle… et plus encore.

Imaginez la scène : une personne désirant à tout prix « acheter » un enfant sans avoir à le « faire » elle-même, s’asseoit devant un ordinateur, ou pourquoi pas avec un smartphone sur les genoux,  et cogite devant les propositions différentes :

– Que voulez-vous ? Une fille ou un garçon ?  

Euh, je ne sais pas, on verra.

– Des yeux bleus ?

Oui, pourquoi pas, se dit cette personne, c’est joli des yeux bleus. Ah ! On peut aussi choisir du vert ? Ah ! J’hésite ! Bon, je passe à la suivante, je déciderai après.

– Des cheveux blonds ?

Là, d’accord, je clique. Ensuite ?

Petit, moyen, grand ?

Ça, je ne sais pas. Il ne faut pas qu’il soit beaucoup plus grand que moi. Bon, je passe à la suivante, je réfléchirai un peu plus tard. Question suivante ?

Quel niveau d’intelligence ? Minimum ? Moyen ? Élevé ?

Voyons ! C’est un problème, ça. Il ne faut pas se tromper. Qu’est-ce qu’on va faire de lui ? Hum… je me méfie. Il ne faut pas qu’il soit idiot bien sûr. Mais ça m’ennuierait qu’il soit beaucoup plus intelligent que nous, ça poserait des problèmes. Bof ! Finalement tant pis, je clique sur « Haut niveau ». On verra bien.

Et voilà comment, ainsi que l’a exprimé Jacques Testart, le père scientifique du premier bébé éprouvette français, « demain on fabriquera des enfants comme des objets » et « Tout le monde finira par choisir le même bébé.»

Or, avait précisé Jean-François Mattéi, ancien ministre de la santé et ancien président de la Croix Rouge française, « Nous sommes libres parce que nous sommes le fruit du hasard. »

Pour sa part, Thomas Ploug, membre du Conseil d’éthique et professeur de philosophie à l’université d’Aalborg (Danemark), avait dit : « Une tendance inquiétante se dessine. Nous passons d’une conception de l’enfant comme un don à une conception de l’enfant comme une donnée que l’on contrôle. Plus vous le profilez, plus vous en faites un objet »(également indiqué dans l’article de La Croix).

° ° °

PMA et GPA vont engendrer (engendrent déjà) un business énorme.Rien qu’aux Etats-Unis, le chiffre d’affaires de la procréation médicalement assistée a été estimé par une économiste de Harvard à 3 milliards de dollars.En Ukraine, on loue son utérus pour quelques milliers d’euros. Dans plusieurs pays, des femmes n’ont plus d’autres ressources que de louer leur ventre (Bangladesh notamment).

Or tout n’est pas si simple qu’on pourrait le penser. Exemple : aux Etats-Unis, réalisant que l’homme pour qui elle porte des triplés est un véritable « paranoïaque », une mère porteuse a voulu adopter les trois bébés, ce que lui a refusé la justice, une première fois puis en appel (information venant du Washington Post le 16/05/2018.) L’inverse peut arriver : de futurs parents ne veulent plus du bébé commandé (soit changement d’avis, soit le bébé est différent de ce qu’ils voulaient : fille au lieu de garçon ou l’inverse par exemple…)

° ° °

La généralisation de la GPA et de la PMA pour tous au fur et à mesure des générations à venir, serait un danger profond pour l’humanité. Les êtres humains deviendraient peu à peu un être unique, sans différence entre les uns et les autres, tous même profil, même taille, même niveau de réaction et d’intelligence. Cela signifierait la fin de l’être humain et son renversement vers une sorte d’être robotisé, surtout s’il abandonne également l‘essentiel de sa vie personnelle et de sa pensée à l’intelligence artificielle.

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TOUT POUR ÊTRE HEUREUX, ET POURTANT…

 

Curieuse humanité !

Nous avons tout sur terre pour être heureux : suffisamment de nourriture, suffisamment d’eau, des régions superbes, des paysages splendides et des endroits pour nous protéger des colères de la météo. Sauf découverte inattendue, nous possédons en tant qu’êtres humains des particularités uniques dans l’univers : l’intelligence, la pensée, la réflexion, l’imagination. Et, pour ce qui concerne la pensée, la réflexion et l’imagination, nous ne les avons pas en petite quantité mais avec un potentiel illimité dont individuellement nous n’avons pas toujours conscience, et qui parfois nous étonne.

Exemple : un jeune qui se jette à l’eau pour sauver quelqu’un n’aurait peut-être jamais su qu’il est courageux s’il n’avait pas vu cette personne en train de se noyer.
Cet exemple montre que nous n’avons pas forcément accès à la totalité de notre propre intimité, malgré ce que l’on croit savoir de soi-même.

Tout cela devrait contribuer à rendre l’humanité joyeuse et heureuse. Alors, pourquoi n’est-ce pas le cas ?

Nous sommes tous différents. Nous ne choisissons pas notre caractère, nous arrivons sur terre avec chacun ses particularités. Nous n’interprétons pas de la même façon les informations que l’on reçoit, les événements que l’on découvre, les situations dans lesquelles nous nous trouvons. Certains aiment la musique, d’autres le sport, d’autres l’exploration, nous n’apprécions pas tous les mêmes films, les mêmes repas, etc.

Or trop souvent ces différences font naître des divergences alors qu’elles devraient contribuer, si on les met en commun, à un enrichissement collectif.

Pour construire un immeuble, il faut un architecte, des maçons, plombiers, électriciens, couvreurs, menuisiers etc. Chacun apporte ce qu’il sait faire, de manière à ce que le travail de tous se coordonne et permette de réaliser cet immeuble.

La mise en commun de nos différences devrait aider l’humanité à découvrir la manière dont elle peut s’organiser, les points forts et les points faibles, à étudier ensuite d’où proviennent tant d’inégalités, tant de situations de vie catastrophiques (nous aborderons dans quelque temps le cas des migrants), puis à chercher quelles véritables solutions pourraient améliorer la vie en société et la vie en général. Ensuite sans doute, tout en sachant que l’égalité totale est impossible, y aurait-il moins de malheureux sur notre planète.

Si des groupes de réflexion se créaient, comme cela était proposé dans un article précédent du blog que vous pouvez lire ou relire en cliquant sur  LA POLITIQUE… ET NOUS ?, ils pourraient aider à découvrir des solutions susceptibles d’apporter une améliorations à la vie de tous.

Je remercie mon ami BRUNOR de m‘avoir permis d’utiliser ces quatre images très parlantes pour illustrer cet article. En cliquant sur son nom vous découvrirez son site à la fois très original et intéressant.

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NOËL PARCE QUE L’AMOUR EXISTE, ENCORE ET TOUJOURS

Chaque année, il est un temps où nous pouvons ouvrir  les yeux de façon un peu inhabituelle, afin de regarder  autrement le monde, son histoire et surtout ses espérances.

Ouvrir les yeux, et surtout notre coeur.

Cette année, les poèmes que vous trouverez sur cette page sont l’oeuvre de Michel Tirouflet, un ami de longue date maintenant, que je remercie d’avoir offert pour tous ce mélange de souvenirs, de réflexions, d’affection, de sensibilité et grande délicatesse.

 

 

Ce soir-là, les plus grands avaient le privilège
Du minuit chrétien. Nous partions dans la neige
Et le froid de la nuit. Des aiguilles d’argent,
Déposées par la main d’un semeur négligent
Scintillaient çà et là. Nous suivions le chemin,
Endormis à moitié ; nous nous tenions la main,
Ne vivant que l’instant, avancions en silence,
Un pas après un autre, en demi-somnolence.
Nous descendions grandis dans l’ombre solennelle ;
Nous goûtions le moment, un moment éternel.
Enfin, nous arrivions ; l’église se montrait.
Nous franchissions le seuil comme des conjurés.
Enfants émerveillés, anges de nos campagnes,
Nous entendions vos chants que l’écho des montagnes
Renvoyait dans la nef insolite et glorieuse
Dont nous sentions chacun l’étreinte mystérieuse.
Le retour était long, un peu plus grelottant ;
Je dormais à demi, l’esprit calme et content.
Au chalet, tout là-haut, cuisait le chocolat,
Qui tôt réchaufferait nos corps froidis et las.

 

 

Il y a bien longtemps, nous habitions la Suisse
J’étais adolescent, presque encore une esquisse.
Noël nous rassemblait dans la ville étrangère,
Tout en haut du chemin de la Genevrière.
Nous vivions entre nous comme en un vase clos ;
Nous honorions l’avent, à l’unisson, au chaud.
La maison respirait la tendresse filiale ;
Il régnait une douce ambiance familiale.
Le vingt-quatre à la nuit par le froid et la glace,
Nous allions tous prier sur la petite place
Et dans l’église aussi dedans notre coquille
Etroitement unis, nous priions en famille.

 

 

Je m’en souviens si bien comme un moment d’hier
La foule avait rempli l’œuvre de Niemeyer
Une foule éclectique et vibrante de foi
Soudée par l’Esprit-Saint comme il se peut parfois.
Nous étions tous les trois enveloppés d’amour
Dans ce Brésil lointain dans ce soir un peu lourd.
On sentait dans l’air chaud une ferveur étrange
Innocente et naïve où voletaient les anges.
Nous étions tous les trois mes mère et père et moi
Liés comme jamais par un céleste émoi.
Nos pensées se mêlaient nous formions tous unis
Une autre trinité qui priait dans la nuit.

 

C’est une humble chapelle au creux d’un vallon vert
Qui dort toute l’année mais revit à Noël
Quand le fidèle vient fêter l’Emmanuel.
Les voisins se pressaient en foule silencieuse,
Savouraient en leur for cette heure tant précieuse,
Se glissaient dans l’église en longeant les tombeaux.
Au dehors alentour, éclairaient les flambeaux.
La nuit était si belle, émouvante et discrète
Que l’on voyait planer nos prières secrètes
Vers cet enfant Jésus que le moment venu,
L’on couchait doucement, si pauvre et si menu,
Sur un coussin de paille au centre de la crèche.
Puis, nous étions bénis, sortions dans l’ombre fraîche,
Allants, ragaillardis dans nos âmes et nos cœurs,
Tout notre esprit rempli de l’enfançon vainqueur.

Bethléem lieu de la naissance et de la renaissance
Bethléem de Judée là où tout a commencé
Bethléem où cette année-là ce Noël-là nous étions trois parmi la multitude
Bethléem assiégée
Bethléem encerclée
Bethléem menacée
Bethléem ce jour-là avait détrôné Jérusalem
Bethléem était céleste divine et immortelle
Nous attendions dans le froid du jour
C’était un jour comme tous les autres jours d’hiver en Palestine
Un jour triste de tous les malheurs d’un peuple
La lumière était pâle dans le jour triste
Le soleil presque incolore s’inclinait vers la terre
Tout près la basilique de la nativité trop riche trop opulente dominait encore les alentours
Nous attendions dans le jour qui fonçait
Le crépuscule s’en vint enveloppa l’endroit d’un voile de velours brun
Des gardes défendaient le chemin de la Basilique
Qui se mourait entre chien et loup
Le troupeau parlant bas se massa près des portes
Il était incertain plein d’un espoir respectueux mêlé de crainte d’être déçu
On sentait dans l’air grandir la fièvre qui embrasait les esprits électrisés
Le froid se fit plus vif
Nous fîmes comme les autres nous nous levâmes nous approchâmes et attendîmes aussi
Alors que minuit venait les portes s’ouvrirent
La ruée fut vive tempérée par la retenue que confère le sacré
On entra dans le lieu saint en désordre joyeux un peu effrayé et comme écrasé sous le poids du mystère
L’immense oratoire se remplit dans un épais silence
Alors le temps n’exista plus
Chacun se retrouva berger dans une noire nuit d’hiver que seule éclairait l’étoile
Nos âmes tressaillaient devant le Verbe qui se faisait chair
La messe se déroula dans une atmosphère inconnue jusqu’ici
Les paroles s’élevaient
Retombaient en rosée fertilisante sur les têtes avides et courbées
Même le sermon dit en arabe parut enrichissant tant l’heure était d’une divine gravité
Quand on apporta l’enfant la foule frissonna d’un frisson ineffable
Les mots d’adoration palpables se devinaient montant vers les voûtes antiques
C’étaient pour les fidèles comme un avant-goût du ciel.

 

         . . .  alors  Il est  né, le divin enfant !

 

 

Poèmes  © Michel Tirouflet
Photos © Jean-Michel Touche

 

GILETS JAUNES OU FOLIE TOTALE ?

L’ampleur et la violence de ce qui vient de se passer en France ne peut laisser personne indifférent.
L’impression d’inégalité totale que ressentent des Français en très grand nombre se comprend. Mais que des casseurs se déchainent comme dans une guerre civile est inadmissible.


                                                (Cliquer sur Franceinfopour voir une série de photos) 

Comment en sommes-nous arrivés là ? Il ne s’agit pas d’une simple réaction à l’annonce de l’augmentation des taxes sur les carburants. Elle témoigne en réalité d’un sentiment d’appauvrissement et d’abandon de la part des Français les moins aisés, qu’ils ne supportent plus.

Quand en même temps on supprime l’ISF sur les richesses financières (mais pas immobilières) en l’on diminue de 5 € par mois l’APL, qui parmi nous ne réagirait pas si nous avions nous-mêmes besoin de cet APL ? Et cette suppression a-t-elle réellement incité ses bénéficiaires à investir dans des entreprises françaises ?..

Nous pouvons bien sûr nous lancer dans des critiques du gouvernement, mais à quoi cela servirait-il ? Par contre, réfléchir aux incohérences, inégalités, besoins réels de chaque personne pour vivre normalement, anticiper l’évolution matérielle et scientifique qui risque faire basculer notre société mondiale, voilà qui pourrait s’avérer utile, voire nécessaire.

Quand on découvre les réactions de certains hommes politiques (Jean-Luc Mélenchon ne rencontrera pas Edouard Philippe « pour des raisons d’agenda« , un clic si vous voulez lire l’article de FranceInfo), je ne peux que rappeler la proposition publiée le 29 novembre sur mon blog :  LA POLITIQUE… ET NOUS ?

Je pense que nous ne pouvons pas rester immobiles et sans rien faire, Nous devons chercher, de la manière la plus objective et franche possible, à découvrir comment fonctionne réellement notre société et quelles améliorations nous pourrions non pas imposer mais suggérer.

Tout le monde peut ne pas partager ce point de vue et réagir différemment. Il me semble pourtant que nous devons aider notre société.

 

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : DORMONS TRANQUILLES ?

 

L’Intelligence Artificielle remonte au début de l’âge moderne, explique Jean-Gabriel Ganascia (chercheur à Sorbonne Université et président du comité d’éthique du CNRS) au cours d’une intervention avec le Figaro, publiée sur Internet le 25.04.2018.

Elle fascine mais également elle effraie, surtout lorsque l’on parle d’algorithmes, mot que l’on prend l’habitude d’entendre, mais dont le sens exact peut nous échapper. A partir de la recherche d’un mot dans le dictionnaire, Philippe Flajolet et Etienne Parizot, sur le site Interstices.info, (un clic pour le télécharger) proposent une explication à la fois simple et claire de ce que sont les algorithmes.

L’IA est-elle un bien ? Un mal ? Tout dépend du sens qu’on lui donne. Ou bien on la considère comme un moyen permettant de réaliser des opérations techniques de toutes sortes, vite et sans erreur, ou bien on lui accorde le sens de l’Intelligence elle-même, cette faculté propre à l’humain de réfléchir, chercher, décider (et bien d’autres choses) en fonction de ce qu’il sait, de ce qu’il cherche et de ce qu’il pense nécessaire et valable (définition qui peut être largement augmentée et améliorée, mais ce n’est pas ici le sujet.)

Dans le premier cas oui, l’IA peut être un plus, dans la mesure où elle peut aller plus vite que l’être humain, amasser des informations, les canaliser, les trier, en faire des synthèses selon les règles établies par les algorithmes, tout simplement parce qu’elle se concentre uniquement sur le sujet choisi.

Dans le second cas, non ! En effet, elle ne sait pas « penser », réfléchir, s’ouvrir à des hypothèses que peut envisager ou imaginer l’être humain. Elle n’a aucun lien avec la conscience, la morale, le courage, l’espoir, le dépassement de soi-même, et l’intimité que possède chaque être humain.

Le danger, souligné lors d’une conférence à Arcachon sur les risques de la bioéthique, n’est donc pas que l’IA dépasse l’intelligence humaine, mais plutôt que l’homme abandonne sa pensée et se retranche derrière elle tout en ignorant de quoi sont composés les algorithmes. Oui, le danger vient de l’homme qui risque de s’effacer totalement devant cette IA.

Risque d’autant plus grand que, dans un article de Science et Vie (I.A. : la faille inattendue, mai 2018 mis à jour le 8 octobre), Vincent Nouyrigat révèle ceci : « … les meilleurs algorithmes du monde (…) peuvent être victimes d’illusions d’optique totalement aberrantes ! » « Montrez-lui une orange dont la valeur de quelques pixels a été changée et l’algorithme de reconnaissance visuelle y voit à 99% un… hélicoptère ! »
Vincent Nouyrigat termine son article par cette phrase : « … cette vulnérabilité nous pousse à nous interroger sur la façon la plus sûre et pertinente d’utiliser ces algorithmes aux comportements parfois si étranges…

Alors, devons-nous dormir tranquilles ou faut-il que l’on se réveille ?

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