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CROYANTS, NON-CROYANTS, ALLEZ VOIR « LA PRIÈRE »,

 

Un bien étrange film !

Il nous prend, nous malmène pourrait-on dire, par l’intrigue inattendue qu’il développe sous nous yeux. Nous sommes pris dans un état qui nous pousse à réfléchir, mais après, plus tard, en prenant le temps de le faire.

« La Prière » aborde deux choses très proches et pourtant différentes : la Vie et l’Existence.

La Vie, nous y sommes tous insérés. Jour après jour, elle est l’objet de nos joies et nos tracas, de nos satisfactions et nos difficultés, de nos soupirs et nos sourires, et plus encore. Elle est ce quotidien qui accapare notre temps et auquel nous nous donnons entièrement parce que souvent nous ne pouvons pas faire autrement. Et ce quotidien laisse bien peu d’espace ou de temps pour le reste.

L’Existence, pour sa part, est ce monde infini, illimité, non incarné, dans lequel notre pensée peut s’évader totalement, voire se perdre en chemin, à moins que l’on choisisse d’y chercher un itinéraire en fonction de ce que l’on souhaite découvrir et comprendre.

Les personnages du film balancent entre Vie et Existence !

« La Prière » ne s’épargne rien, pas même des passages inattendus qui montrent l’être humain tel qu’il est, avec ses peurs, ses énervements, ses attirances, ses besoins, ses désirs, son corps. Et c’est bien, car on voit dans ces passages que les croyants ne sont pas des bénis oui-oui mais des êtres comme tous les autres, avec des moments de force et des moments de faiblesse.

Le personnage principal du film (comme les autres) essaie de renoncer à son quotidien qui le mène à l’échec complet. Il pénètre petit à petit dans l’immensité de l’existence où il commence par se perdre, avant de réussir à s’approcher peu à peu de Dieu qu’autrefois il a bafoué et qu’aujourd’hui il veut rejoindre.

Ce film devrait intéresser ceux qui ne croient pas en Dieu au même titre que les croyants. Il montre en effet que celui qui avance vers le mystère de Dieu demeure entièrement libre et autonome, qu’il peut renoncer à tout moment, et que l’invitation qu’il ressent peut-être librement rejetée ou façonner une vie nouvelle.

° ° °

Cliquer sur  « La Prière » pour voir la bande annonce (après juste quelques secondes de pub)

 

Photos copie d’écran
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MANIGOA – QUELQUES MOTS A CONNAÎTRE

 

A l’exception du mot « Eugénisme », les définitions proposées ci-dessous proviennent de sites internet consultables, pour en savoir davantage, en cliquant sur les liens indiqués pour chaque mot.

 

ADN
Molécule présente dans toutes les cellules vivantes et qui sert de support à l’information génétique.
L’A.D.N. constitue le génome des êtres vivants et se transmet en totalité ou en partie lors de la reproduction. Il contient sous forme codée toutes les informations relatives à la vie d’un organisme vivant, qu’il s’agisse d’un organisme animal, végétal, bactérien ou viral. (Voir la suite sur le site Gralon.net)

bé-médicament
Les bébés-médicaments sont fécondés de façon artificielle. Les scientifiques choisissent les gamètes pour concevoir une cellule-œuf, et par embryogenèse, un bébé.
Parce que certaines personnes ont des enfants malades, ce bébé va pouvoir, par ces cellules immunologiquement compatibles, puisque les gamètes sont sélectionnées pour cela, soigner son frère ou sa sœur. Il s’agit peut-être d’une des seules chances de l’enfant malade de guérir. Par contre ce bébé-médicament ne naît pas d’un désir d’enfant, mais uniquement pour sauver son frère ou sa sœur. Comment le vivra-t-il quand il le saura ? (Voir Disney Central Plaza.com)

Bioéthique
La bioéthique, considérée comme l’une des branches de l’éthique, étudie les questions et les problèmes moraux qui peuvent apparaître à l’occasion de pratiques médicales nouvelles impliquant la manipulation d’êtres vivants ou de recherches en biologie. (Voir Toupie.org)

CCNE (Comité consultatif national d’éthique)
Instance pluridisciplinaire de réflexion dont la mission porte sur les « questions de société soulevées par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé » (Encyclopédia Universalis)

Cellules souche
Cellules un peu particulières programmées pour se multiplier indéfiniment et qui peuvent donner naissance à tous les organes et tissus de l’organisme, et même à un individu complet pour les cellules totipotentes. (Sciences et Avenir)

Cellules pluripotentes induites (IPS)
Il s’agit de pratiquement n’importe quelle cellule prélevée chez un adulte et reprogrammée génétiquement pour la rendre pluripotente, c’est à dire capable de se multiplier à l’infini et de se différencier en types de cellules qui composent un organisme adulte, exactement comme une cellule souche embryonnaire. (INSERM)

Cellules souches embryonnaires
Les cellules souches embryonnaires sont prélevées sur des embryons entre le 5e et le 7e jour suivant une fécondation in vitro (stade blastocyste du développement embryonnaire). L’embryon se présente alors comme un ballon contenant un autre petit ballon accroché à sa paroi interne : la masse cellulaire interne. C’est dans cette masse que sont localisées la trentaine de cellules pluripotentes qui donneront toutes les cellules de l’organisme. (INSERM)

Chromosome
Structure en forme de bâtonnet située à l’intérieur du noyau de chaque cellule. Il sert de support aux gènes qui contiennent l’information héréditaire. (Dictionnaires Doctissimo)
Une cellule humaine contient 23 paires de chromosomes, dont 22 sont communes aux deux sexes (Futura Sciences)

CRISPR/Cas9 (Ciseaux moléculaires)
Permet de remplacer un gène par un autre ou le modifier. CRISPR/Cas9 (prononcez « crispère ») fonctionne comme des ciseaux génétiques : il cible une zone spécifique de l’ADN, la coupe et y insère la séquence que l’on souhaite. (Voir site CNRS LE JPOURNAL)

Cortex
Cortex est le terme médical utilisé pour décrire la couche externe d’un organe ou d’une structure, par opposition à sa couche interne. (Voir le site Futura-Santé)

Cybernétique
Science de l’action orientée vers un but, fondée sur l’étude des processus de commande et de communication chez les êtres vivants, dans les machines et les systèmes sociologiques et économiques. (Larousse)

Cyborg
Être humain aux capacités modifiées par des dispositifs cybernétiques (Site Futura.science.com)

Ethique
L’éthique est la science de la morale et des mœurs. C’est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l’existence, sur les conditions d’une vie heureuse, sur la notion de « bien » ou sur des questions de mœurs ou de morale. (Voir Toupie.org)

Eugénisme
Ensemble des recherches (biologiques, génétiques) et des pratiques (morales, sociales) qui ont pour but de déterminer les conditions les plus favorables à la procréation de sujets sains et, par là même, d’améliorer la race humaine ». (Centre national de ressources textuelles et lexicales – CNRTL) (Voir « Bébés à la carte », le livre de Jean-François Bouvet, page 67)

Gène
Elément d’un chromosome constitué d’ADN et conditionnant la transmission et l’expression d’un caractère héréditaire déterminé. Les gènes sont les unités responsables de l’hérédité, qui contrôlent les caractères ou aptitudes propres à un organisme. (Dictionnaire Doctissimo)

Génétique
La génétique est la science de l’hérédité. Elle étudie les caractères héréditaires des individus, leur transmission au fil des générations et leurs variations (mutations) (Futura Science)

Génome
Le génome est l’ensemble du matériel génétique d’un organisme. (Futura Science)

Génie génétique
Ensemble des techniques de manipulation des génomes, qui rend possible aujourd’hui la création d’organisme génétiquement modifié (OGM). (Voir suite sur le site CNRS : La maîtrise du vivant ).

Ovocytes
L’ovocyte (ou ovule) est la cellule reproductrice féminine, la cellule reproductrice masculine étant le spermatozoïde. L’ovocyte est contenu dans l’ovaire. (Dondovocytes.fr)

Séquençage du génome humain
Séquences : Suite ordonnée d’éléments, d’objets, d’opérations, de mots, etc. (Dictionnaire Larousse)
Séquençage du génome humain : programme de recherche ayant pour but de déterminer la séquence des bases de tous les gènes humains, en vue de les localiser et de déterminer leur fonction. (Dictionnaire Larousse).
Le séquençage du génome consiste en l’analyse du génome pour déterminer la succession de toutes les bases qui composent l’ADN d’un organisme. (Aquaportail.com)

Lire aussi : https://www.aquaportail.com/definition-5116-sequencage-du-genome.html

Transhumanisme
Le transhumanisme est un ensemble de techniques et de réflexions visant à améliorer les capacités humaines, qu’elles soient physiques ou mentales, via un usage avancé de nanotechnologies et de biotechnologies.  (Voir site de Futura-Science)

MANIGOA – ÉCHANGES ET AVIS DE LECTEURS

 

 

COMMENTAIRES DE LECTEURS SUR LE ROMAN MANIGOA

 

     Martine R.

Une large réflexion sur les manipulations génétiques. Un roman bien ficelé, inventif, créatif. Infiniment humain. On a hâte de connaître la suite.

 

     Client d’Amazone

Un très beau roman, bien écrit, facile à lire. Instructif !… Jusqu’où vont aller les manipulations génétiques ? À lire sans modération.

 

     Rozenn R.

Manigoa est un roman captivant, tout à fait d’actualité… Une belle réflexion sur le sens de la vie : manipulations génétiques, liens amicaux et familiaux …et la présence de Dieu. Je recommande vivement, dans l’attente du tome suivant, impatiente de voir évoluer Augustin à la recherche de ses origines et les pensionnaires du centre de formation des mines programmés génétiquement pour y travailler efficacement.

 

     Michel V.

Nous nous sommes rencontrés à ARCACHON en septembre dernier, et vous m’avez vendu MANIGOA. Je l’ai lu en quelques jours et l’ai trouvé passionnant. Désolé pour ce retard à vous en informer. Bien cordialement.

 

    Paul-Marie C.

Tout d’abord, j’aime beaucoup l’aspect physique du livre, sa couleur bleutée même si l’illustration m’a fait imaginer une île exclusivement dédiée aux mineurs. Je ne pensais pas au début de la lecture qu’il y avait autre chose que les mineurs sur Manigoa. J’ai eu donc un peu de mal à rentrer dans l’aventure.
La façon dont les passages du passé étaient amenés m’a également bien plu.

La discrétion du narrateur était véritablement originale ! C’est assez peu courant de trouver des auteurs qui vont jusqu’à respecter l’intimité de personnages fictifs.

Enfin, l’intrigue principale est très bien trouvée. Je m’attendais à un roman beaucoup plus tourné vers l’aventure sur le continent. L’approche de la foi aussi discrète qu’importante dans ce livre est très bien faite.

C’est un très beau roman qui a tout à fait sa place dans mes livres favoris !

 

     Olivier Le C.

Je viens de terminer Manigoa ; passionnant et d’actualité ! je l’ai lu quasiment d’une traite tellement c’est captivant !

Merci pour toutes vos informations et témoignages ; continuez !

 

 

 

Dans la rubrique QUELQUES BONS ROMANS RECENTS POUR LES GRANDES VACANCES 2017 (4e-3e) de Saint-Louis de Gonzague :

Maniqoa : T.1 : Le solitaire   de Jean-Michel Touche. Salvator, 2017 [843 TOU]

Augustin est différent des autres jeunes programmés pour travailler dans la mine. Il va tout faire pour retrouver ses origines. Réunie sous forme d’enquête, l’intrigue n’est pas linéaire, mais demande une agilité d’esprit spatio-temporelle. Un sujet sensible, toujours sur les manipulations génétiques, chez les humains cette fois-ci ! Premier tome.

 

 

 

Commentaires de lecteurs sur DEUX FRERES

 

     Renaud C.  (Premier commentaire 6 jours après la parution du livre)

Bon roman policier qui tient sa promesse de suspens jusqu’à la dernière page. Belles pages également sur l’amour. Belles réflexions sur la procréation artificielle et autres clonages. Belles réflexions sur l’amitié. La deuxième évasion [… la suite à découvrir en lisant le roman…]
On aimerait voir aussi le CDR et le laboratoire secret supprimés ! Voire explosés, interdits !
Bravo, bravo, bravo !

 

MANIGOA – POURQUOI CES ROMANS ?

POURQUOI CES ROMANS ?

 

MANIGOA devait être un livre.
Mais en l’écrivant et en écrivant la suite,
l’idée même de ce titre évolue pour devenir une série !

 

Un roman peut raconter une histoire et s’arrêter là.

Il peut également être porteur d’idées. A travers les événements que vivent les personnages, les dangers qu’ils courent, leurs rencontres, leurs expériences, leurs découvertes, les obstacles qu’ils doivent franchir, leurs larmes parfois mais aussi leurs rires, il est possible de présenter au lecteur une réflexion sur ce qui constitue la vie, la vie véritable et pas celle d’une sorte de marketing humain dans lequel la personne se soumet au service de quelques-uns.

C’est cela qui m’intéresse.

MANIGOA

 Derrière les aventures chargées d’embuches, de rebondissement et de suspens que traverse Augustin, ce roman veut mettre en avant les dangers de la PMA pour tous et de la GPA. Plus qu’une conférence sur ce sujet, la vie si particulière, si remplie d’obstacles et si difficile d’Augustin permet de comprendre les risques et les souffrances que représente pour un être humain une naissance sans père, voire sans père ni mère.

Pourquoi j’ai écrit ce livre

Après une saga destinée à faire découvrir la Bible aux enfants (Les Messagers de l’Alliance), j’ai voulu attirer l’attention des adolescents (mais aussi des adultes) sur les risques de la manipulation génétique et du transhumanisme dont les dérives peuvent s’avérer dangereuses pour l’humanité à venir.

A travers le personnage d’Augustin se dessine la volonté d’un être humain de prendre sa propre vie entre ses mains, de chercher à  l’accomplir dans la beauté et la grandeur d’un espoir sans limite, à travers un dépassement de soi-même. Les embuches que rencontre Augustin, loin de le faire chanceler, accroissent à la fois sa volonté et son courage, même s’il a parfois la peur au ventre. Se laisser manipuler n’est pas son style.

La vie appartient à chacun. Augustin pour cela est un exemple.

 

DEUX FRERES

Ce roman, paru le 15 mars 2018, aborde le thème du transhumanisme. Vouloir transformer l’être humain est-il un progrès ? Toute innovation est « neutre ». C’est l’usage que l’on en fait qui s’avère positif ou négatif.

Réparer l’homme par des greffes, est un « plus » indéniable. Mais lui implanter des puces électroniques le transformera en quoi ? Que risque-t-il de devenir ? Ce sont les questions que se posent les deux frères (Augustin est l’un d’eux) après ce qu’ils vont découvrir.
Jusqu’où l’homme peut-il se transformer ?  Quelle durée de vie peut-il rechercher ? De quoi sera faite son existence ? Sur quoi reposeront l’espérance et le bonheur ? Deviendra-t-il une sorte de fossile vivant, voire l’esclave du robot ? Quel combat mener pour empêcher une transformation de l’être humain qui pourrait s’avérer suicidaire ?

Autant de questions que l’on se pose au fil de ce roman, en suivant les deux frères dans le parcours dangereux et riche en suspens qu’ils vont vivre.
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DONNER SA VIE, UN ACTE QUI NOUS DÉPASSE

 

Il y a peu de temps, à part sa famille, les membres de la Gendarmerie et ses amis, très peu de monde connaissait le Lieutenant-Colonel Arnaud BELTRAME. Aujourd’hui tout le monde regarde son visage avec admiration, reconnaissance et une émotion infinie.

« Je m’offre » !

Alors, au-delà des sentiments, du respect, des réactions que nous ressentons, se dessine autre chose. L’impression que nos pensées s’ouvrent sur un monde différent de celui qui marque notre vie « normale », notre vie de ce quotidien auquel nous sommes habitués, qui règle nos réactions et notre façon de gérer nos jours.

Au-delà de ces sentiments, c’est une pensée illimitée dans laquelle nous entrons. Une sorte de monde différent, sans mesure, sans limite, dont nous n’avons pas l’habitude. Une existence qui nous dépasse totalement.

L’acte sublime de cet homme nous fait réfléchir sur la vie d’être humain et sur celle qui vient ensuite (celle en laquelle nous croyons quand nous croyons en Dieu). Qu’a-t-il ressenti exactement, qui l’a poussé à offrir sa vie pour sauver celle d’une femme otage, ce que Mgr de Romanet a qualifié de « geste d’offrande, de don, de paix, d’humanité, de dépassement ». (La Croix, 26 mars). Nous pouvons l’imaginer sans pour autant le savoir vraiment.

En cette Semaine Sainte, ce don de soi nous invite à nous poser de nombreuses questions, notamment : pourquoi la vie ? D’où vient-elle ? Qu’en faisons-nous ? Où nous conduit-elle ?

En quittant cette terre nous entrons dans une existence illimitée, dans le grand mystère de Dieu auquel nous invite le Christ, mort sur la Croix puis ressuscité, Lui qui était à la fois pleinement Homme et pleinement Dieu.

Le geste splendide du Lieutenant-Colonel Arnaud BELTRAME est une vision différente de la vie et de son sens à laquelle il nous ouvre. Cela fait partie de tous les remerciements que nous lui devons.

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Photo copie d’écran

 

A lire sur le blog de François-Xavier Bellamy un très beau texte paru dans Le Figaro du 26 mars 2018, et que vous trouverez en cliquant sur « En l’honneur de l’honneur… »

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Mercredi 7 février : soirée mode maraude… mais pas tout-à-fait

 

Soucieuse de proposer un abri aux personnes de la rue en cette période de Grand Froid, la mairie du 16ème a ouvert ses portes de nuit à partir de mardi soir pour proposer aux SDF un accueil nocturne jusqu’au dimanche 11 février.

C’était une excellente idée qui a mobilisé la Croix-Rouge, Aux Captifs, Le Samu Social, relais efficace de l’action, des maraudeurs de Saint-Honoré d’Eylau et une dizaine de Notre-Dame de Grâce, peut-être d’autres également.
Pour notre part, la Conférence Saint-Vincent de Paul de la paroisse a également pris en charge de la nourriture afin de permettre d’offrir de quoi dîner aux sans-abri qui viendraient.

Excepté le jeudi soir où 9 personnes ont répondu à l’invitation qui leur était faite, peu de SDF sont venus. Le mercredi soir nous étions trois membres de notre équipe de maraude pour un seul sans-abri (plus un second arrivé entre 23h30 et 24h00, reçu par les deux agents de sécurité de la mairie). Le samedi, trois sans-abri. Les autres soirs, j’ignore le nombre.

Pourquoi si peu de personnes en grande précarité ont accepté l’invitation qui leur était faite.

Sans certitude, voici plusieurs raisons possibles.

Tout d’abord, les SDF ont souvent avec eux d’encombrants bagages, leur richesse, qu’ils ne peuvent pas transporter facilement. Ensuite, s’ils ont réussi à trouver un endroit qui leur convient pour dormir et où ils se rendent chaque nuit, ils craignent, en leur absence, de se le faire prendre, et donc de le perdre.

 

Mais le troisième point, le plus important peut-être, tient à eux-mêmes. Leur vie est ainsi faite, soit en raison de leur caractère, soit en raison des épreuves qu’ils ont vécues et leur expérience de la vie : quelque chose se bloque en eux dès qu’il leur est proposé d’entrer dans ce qu’on pourrait appeler « une vie plus normale ». Perte de confiance en eux ? Gêne provoquée par leur situation ? Peur de ne pas savoir comment agir et réagir dans un « monde » qu’ils ne connaissent pas ou ne connaissent plus ? On peut s’interroger !

Mais revenons à la soirée de mercredi.

Peu après notre arrivée, passage de l’équipe de la Croix Rouge. Ces jeunes sont formidables, ils ont toujours le sourire ! Ils passent nous voir avant de repartir sur les chaussées enneigées et glissantes, pour tenter de convaincre les sans-abri que la salle Marie de Reigner, c’est mieux que le froid glacial de la rue.  Même chose avec Jean-Pierre, de Saint-Honoré d’Eylau, qui n’aura pas plus de résultat que la Croix-Rouge. Dommage. En tout cas, notre jeune Gambien dort dans l’un des lits montables et démontables apportés par la Croix Rouge, après que nous ayons parlé un bon moment avec lui. Il est bien, il se repose, tant mieux.

On pourrait être déçu de n’avoir pas beaucoup de monde ? Ce n’est pas le cas de notre trio. L’important, c’est d’être là, prêts à accueillir des personnes en grande difficulté. L’essentiel n’est pas « le résultat » (encore qu’il soit évidemment très important). L’essentiel est la présence et la disponibilité pour partager avec ceux qui n’ont rien, lorsqu’ils viennent ou lorsqu’on va vers eux.

L’essentiel est que ces personnes sachent, quand on se trouve avec elles, qu’elles sont reconnues, estimées, et que nous avons de l’amitié pour elles (car souvent nous nous attachons aux SDF que nous voyons.)

Pensons au Bon Samaritain et imaginons une suite à cette parabole : après s’être occupé comme il l’a fait d’un homme que des brigands avaient violemment frappé pour le dévaliser, peut-être est-il allé regarder dans le coin, chaque fois qu’il y est passé par la suite, pour s’assurer qu’aucune autre victime n’ait subi le même sort. S’il avait trouvé quelqu’un, ça se saurait ! Encore une fois, pas d’importance. L’essentiel, dans cette hypothèse, est qu’il y soit allé au cas où…

 

Un mail inattendu

A la fin de notre demi-nuit à la mairie,  à peine revenu, voici un mail inattendu : « En rentrant, je suis tombée sur  José couché par terre rue de la pompe (pas très loin de Gerson), torse nu, devant une bouche de chaleur. Il était tout souriant et  je lui ai laissé une de mes boites de vache-qui-rit. Je lui ai expliqué en vain qu’il pouvait aller dormir à la mairie et il m’a seulement répondu que le Samu passait. Je ne sais vraiment pas ce que l’on peut faire… »

Torse nu dans la rue, alors que la température vacille entre 2 et -2 ! Et rien à faire pour l’aider. C’est « niet » en permanence, avec sourire à l’appui.
Pourtant, et là on peut se poser des questions, trois nuit plus tard, alertés par une personne de l’association Aux Captifs la Libération, les pompiers viennent, l’invitent à venir dans leur véhicule… et il y monte, de lui-même.

Curieuse existence que celle de José, devant laquelle nous nous posons sans cesse la même question : que faut-il faire ? Et pourquoi subitement, lui qui refuse tout en prétextant n’avoir besoin de rien, est-il monté dans la véhicule des pompiers ? Nous ne le saurons vraisemblablement jamais.

 

En conclusion ?

On apprend sans cesse ! Alors merci à la Mairie pour son action, à celles et ceux qui l’ont organisée et celles et ceux qui y ont participé. C’est à refaire, bien sûr, en cas de nécessité !

 

JMT

 

Photos © Jean-Michel Touche
Remarque : ces photos ont été prises
avant cette période Grand froid.

 

BONNE ANNEE… MAIS APRÈS ?

 

Coutume ancienne et plus que sympathique, l’envoi de vœux à nos familles, amis et au-delà, est un signe d’affection, d’amitié et d’estime pour celles et ceux auxquels nous les adressons.

Aussi est-ce avec joie que je vous présente mes vœux, pour vous, vos familles et tous vos proches, en souhaitant que 2018 soit enfin une année où toute l’humanité se donne le temps de réfléchir et la volonté de vivre en paix, dans le respect mutuel.

La vie est un long parcours, pour autant bien sûr qu’aucun incident ne vienne l’interrompre prématurément. Elle commence par une période durant laquelle on découvre et on apprend. Puis vient le temps d’agir, de réagir, d’entreprendre tout en évoluant. Ensuite arrive celui de la réflexion à partir de ce que nous avons vécu, expérimenté, rencontré, affronté, aimé, construit.

On regarde alors l’existence différemment, on se dit que l’humanité dispose sur la terre de tout ce qu’il lui faut pour vivre heureux et qu’un monde meilleur pourrait se mettre en place, pour autant que chacun le veuille.

Facile à dire, pensez-vous sans doute. Et pourtant… si on essayait ?
C’est cet espoir peut-être utopique que j’aimerais partager avec vous en vous adressant mes vœux.

Jean-Michel Touche

 

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