Mercredi 7 février : soirée mode maraude… mais pas tout-à-fait

 

Soucieuse de proposer un abri aux personnes de la rue en cette période de Grand Froid, la mairie du 16ème a ouvert ses portes de nuit à partir de mardi soir pour proposer aux SDF un accueil nocturne jusqu’au dimanche 11 février.

C’était une excellente idée qui a mobilisé la Croix-Rouge, Aux Captifs, Le Samu Social, relais efficace de l’action, des maraudeurs de Saint-Honoré d’Eylau et une dizaine de Notre-Dame de Grâce, peut-être d’autres également.
Pour notre part, la Conférence Saint-Vincent de Paul de la paroisse a également pris en charge de la nourriture afin de permettre d’offrir de quoi dîner aux sans-abri qui viendraient.

Excepté le jeudi soir où 9 personnes ont répondu à l’invitation qui leur était faite, peu de SDF sont venus. Le mercredi soir nous étions trois membres de notre équipe de maraude pour un seul sans-abri (plus un second arrivé entre 23h30 et 24h00, reçu par les deux agents de sécurité de la mairie). Le samedi, trois sans-abri. Les autres soirs, j’ignore le nombre.

Pourquoi si peu de personnes en grande précarité ont accepté l’invitation qui leur était faite.

Sans certitude, voici plusieurs raisons possibles.

Tout d’abord, les SDF ont souvent avec eux d’encombrants bagages, leur richesse, qu’ils ne peuvent pas transporter facilement. Ensuite, s’ils ont réussi à trouver un endroit qui leur convient pour dormir et où ils se rendent chaque nuit, ils craignent, en leur absence, de se le faire prendre, et donc de le perdre.

 

Mais le troisième point, le plus important peut-être, tient à eux-mêmes. Leur vie est ainsi faite, soit en raison de leur caractère, soit en raison des épreuves qu’ils ont vécues et leur expérience de la vie : quelque chose se bloque en eux dès qu’il leur est proposé d’entrer dans ce qu’on pourrait appeler « une vie plus normale ». Perte de confiance en eux ? Gêne provoquée par leur situation ? Peur de ne pas savoir comment agir et réagir dans un « monde » qu’ils ne connaissent pas ou ne connaissent plus ? On peut s’interroger !

Mais revenons à la soirée de mercredi.

Peu après notre arrivée, passage de l’équipe de la Croix Rouge. Ces jeunes sont formidables, ils ont toujours le sourire ! Ils passent nous voir avant de repartir sur les chaussées enneigées et glissantes, pour tenter de convaincre les sans-abri que la salle Marie de Reigner, c’est mieux que le froid glacial de la rue.  Même chose avec Jean-Pierre, de Saint-Honoré d’Eylau, qui n’aura pas plus de résultat que la Croix-Rouge. Dommage. En tout cas, notre jeune Gambien dort dans l’un des lits montables et démontables apportés par la Croix Rouge, après que nous ayons parlé un bon moment avec lui. Il est bien, il se repose, tant mieux.

On pourrait être déçu de n’avoir pas beaucoup de monde ? Ce n’est pas le cas de notre trio. L’important, c’est d’être là, prêts à accueillir des personnes en grande difficulté. L’essentiel n’est pas « le résultat » (encore qu’il soit évidemment très important). L’essentiel est la présence et la disponibilité pour partager avec ceux qui n’ont rien, lorsqu’ils viennent ou lorsqu’on va vers eux.

L’essentiel est que ces personnes sachent, quand on se trouve avec elles, qu’elles sont reconnues, estimées, et que nous avons de l’amitié pour elles (car souvent nous nous attachons aux SDF que nous voyons.)

Pensons au Bon Samaritain et imaginons une suite à cette parabole : après s’être occupé comme il l’a fait d’un homme que des brigands avaient violemment frappé pour le dévaliser, peut-être est-il allé regarder dans le coin, chaque fois qu’il y est passé par la suite, pour s’assurer qu’une autre victime n’avait subi le même sort. Sans doute n’a-t-il trouvé personne. Encore une fois, pas d’importance. L’essentiel, dans cette hypothèse, est qu’il y soit allé au cas où…

 

Un mail inattendu

A la fin de notre demi-nuit à la mairie,  à peine revenu, voici un mail inattendu : « En rentrant, je suis tombée sur  José couché par terre rue de la pompe (pas très loin de Gerson), torse nu, devant une bouche de chaleur. Il était tout souriant et  je lui ai laissé une de mes boites de vache-qui-rit. Je lui ai expliqué en vain qu’il pouvait aller dormir à la mairie et il m’a seulement répondu que le Samu passait. Je ne sais vraiment pas ce que l’on peut faire… »

Torse nu dans la rue, alors que la température vacille entre 2 et -2 ! Et rien à faire pour l’aider. C’est « niet » en permanence, avec sourire à l’appui.
Pourtant, et là on peut se poser des questions, trois nuit plus tard, alertés par une personne de l’association Aux Captifs la Libération, les pompiers viennent, l’invitent à venir dans leur véhicule… et il y monte, de lui-même.

Curieuse existence que celle de José, devant laquelle nous nous posons sans cesse la même question : que faut-il faire ? Et pourquoi subitement, lui qui refuse tout en prétextant n’avoir besoin de rien, est-il monté dans la véhicule des pompiers ? Nous ne le saurons vraisemblablement jamais.

 

En conclusion ?

On apprend sans cesse ! Alors merci à la Mairie pour son action, à celles et ceux qui l’ont organisée et celles et ceux qui y ont participé. C’est à refaire, bien sûr, en cas de nécessité !

 

JMT

 

Photos © Jean-Michel Touche
Remarque : ces photos ont été prises
avant cette période Grand froid.

 

BONNE ANNEE… MAIS APRÈS ?

 

Coutume ancienne et plus que sympathique, l’envoi de vœux à nos familles, amis et au-delà, est un signe d’affection, d’amitié et d’estime pour celles et ceux auxquels nous les adressons.

Aussi est-ce avec joie que je vous présente mes vœux, pour vous, vos familles et tous vos proches, en souhaitant que 2018 soit enfin une année où toute l’humanité se donne le temps de réfléchir et la volonté de vivre en paix, dans le respect mutuel.

La vie est un long parcours, pour autant bien sûr qu’aucun incident ne vienne l’interrompre prématurément. Elle commence par une période durant laquelle on découvre et on apprend. Puis vient le temps d’agir, de réagir, d’entreprendre tout en évoluant. Ensuite arrive celui de la réflexion à partir de ce que nous avons vécu, expérimenté, rencontré, affronté, aimé, construit.

On regarde alors l’existence différemment, on se dit que l’humanité dispose sur la terre de tout ce qu’il lui faut pour vivre heureux et qu’un monde meilleur pourrait se mettre en place, pour autant que chacun le veuille.

Facile à dire, pensez-vous sans doute. Et pourtant… si on essayait ?
C’est cet espoir peut-être utopique que j’aimerais partager avec vous en vous adressant mes vœux.

Jean-Michel Touche

 

QUAND ON A LA CHANCE . . .

 

Quand on a la chance d’avoir une si belle critique sur un roman, on est vraiment heureux de la partager.

C’est donc un vrai plaisir de vous en proposer la lecture ci-dessous, en remerciant Clothilde de Turgoff et le magazine Passy Notre-Dame.

 

 

DELHI – KATHMANDU – BENARES (Extrait du journal 1982)

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Voyage réalisé en janvier et février 1982
depuis le Sultanat d’Oman

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Lundi 25 janvier 1982

Le Boeing 747 d’Air India va se mettre à rouler dans quelques instants, sur la piste de Seeb International Airport et s’envoler à destination de Delhi. Françoise et les enfants m’ont accompagné jusqu’en salle d’enregistrement, sans doute regarderont-ils s’envoler l’appareil.

Après deux heures et demie d’un trajet sans histoire, atterrissage à Delhi et retard habituel dans la livraison des bagages. Une hôtesse d’accueil d’Air India, envoyée par mon ami Gupté, m’attend pour faciliter les formalités de Police et de Douane.

Akbar Hôtel. Beaucoup de monde car demain la République Indienne célèbre sa fête nationale, « Republic Day ». A la coffee shop, c’est l’atmosphère artificielle des tous les restaurants internationaux de cette catégorie : aseptisée et conventionnelle.

Le steak que j’attendais se faisant attendre plus longtemps que la normale, le serveur à qui je demandai des nouvelles du plat prit une mine embarrassée et appela un chef de salle qui m’annonça, avec beaucoup de componction :

– I’m sorry, Sir, your steack has burnt accidentally. But another one is on the way !

J’avoue être gêné par cette conversation, dans un pays dont une partie de la population connaît encore la faim !

 

Mardi 26 janvier

Aujourd’hui commence véritablement le voyage.
Le taxi, une inévitable « Ambassador » jaune et noire, s’éloigne de l’hôtel après que le chauffeur ait indiqué à ses pairs, en passant près d’eux, que nous nous rendions au Qutub Minar.

En dépit d’un ciel gris et sombre – et parfois même d’un peu de pluie – il faut bien faire quelques photos de ce minaret, le plus élevé du monde. Pas de chance : une barrière interdit l’accès à l’escalier interne dont l’effondrement d’un grand nombre de marches, peu de semaines auparavant, a provoqué la mort de plusieurs personnes dans la bousculade qui a suivi.

 

Près du minaret se trouve Alai Darwaza qui devait servir d’entrée à la mosquée Quwwat-al-Islam, et le tombeau de l’Imam Zamin. Toujours à proximité, on voit le tombeau d’Iltutmish (dont le dôme est aujourd’hui absent) et la Quwwat-al-Islam Masjid.

Quittant le site du Qutub Minar, le taxi prend la route du Fort Rouge, difficilement car la circulation est canalisée en raison de la parade militaire. Un Indien me fait signe de le suivre pour trouver une place d’où il sera facile de prendre des photos. En réalité le défilé passe assez loin de nous !

Retour au Fort Rouge, impressionnante masse qui manque assurément de charme. Près de l’enceinte stationnent deux régiments de Rajpoutes (du Rajhastan), l’un de cavaliers, l’autre de chameliers. Les bêtes s’abreuvent dans des bassins de toile mis en place par l’Intendance. Une foule de curieux se presse pour assister au spectacle et les soldats posent, prenant devant le photographe une mine farouche et guerrière.

Aprés le Fort Rouge, visite du tombeau Humayun. Le soleil s’étant mis de la partie, tout prend immédiatement plus de relief. Le tombeau d’Isa Khan surpasse en beauté celui d’Humayun , à la fois trop rigide et trop chargé. Au fond du parc, deux bâtiments dont l’un couvert d’un dôme bleu.

 

Mercredi 27 janvier

Au réveil, surprise: le brouillard recouvre Delhi, on ne voit rien au-delà des fenêtres.

Après la reconfirmation des billets Bombay-Muscat et Delhi-Kathmandu, nous (le taxi et moi) allons à Nizam ud Din, village demeuré à l’écart de la modernisation de Delhi. A l’entrée du sanctuaire du derviche Nizam ud Din, un homme bien mis et d’apparence aisée m’apprend que son père est en charge de l’entretien du sanctuaire… sans doute pour bien me faire comprendre que je serai taxé à la sortie, au nom des bonnes œuvres

Quelques belles pierres sculptées, mais la visite est gâchée par mon guide qui ne veut rien savoir pour me laisser tranquille. Autour de la mosquée, des Musulmans discutent par petits groupes ou méditent. L’un d’eux psalmodie des sourates.

A la mi-journée, le taxi me dépose devant Lodi Garden. Le chauffeur va faire une petite sieste en attendant mon retour. Il est tout heureux, ça ne lui arrive pas souvent d’avoir ainsi un client pour deux journées complètes.

Lodi Garden, c’est vraiment très beau : en dépit de la brume que le soleil ne parvient pas encore à dissiper, en dépit également de cette humidité froide, voire peut-être à cause d’elle. Une atmosphère de mystère entoure les édifices. Depuis l’intérieur de la Bara Gumbad Masjid on peut voir une ancienne hostellerie, sur la gauche, et à droite une salle de prière où la lumière tamisée par la brume jette comme une poussière d’or. Voici encore le tombeau de Shish Gumbad avec ses étroites fenêtres puis celui de Sikandar Lodi, entouré d’arcades sous lesquelles rêve un homme accroupi.

Le soleil à présent brille à nouveau. Nous retournons au Fort Rouge et la voiture s’arrête près de Lahore Gate. Il y  a foule : des tas d’Indiens font la queue pour entrer dans le fort. C’est d’ailleurs frappant de voir le nombre d’Indiens qui visitent les richesses de leur pays.

 

Aprés le Fort Rouge je me promène dans Chandli Chowk . Une véritable marée humaine déambule dans cette large artère, version indienne par endroits de la cour des miracles. Petits commerces en tout genre, estropiés et aveugles, exploitants des machines électriques à prédire l’avenir ! La vie grouille avec ses relents de parfums divers, ses bruits et ses couleurs. Ce pourrait être sordide… et c’est superbe.

Un spectacle de danses folkloriques se déroule dans un théâtre en plein air, la nuit venue. Mais il fait tellement froid qu’il est impossible de rester jusqu’au bout.

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Pour voir la partie de ce voyage concernant le Népal,
cliquer sur

Et pour voir un recueil de photos prises au cours de ce voyage, cliquer sur
Népal – carnet de voyage

Ces pages ont été publiées en mai 2015 en hommage aux Népalais, quelques jours après le tremblement de terre dont le Népal a été victime.

 

 

Texte et photos © Jean-Michel Touche
Développés en Oman avec les moyens du bord
les négatifs ont beaucoup souffert avec le temps,
ce qui explique la qualité parfois sommaire de certains tirages.
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Hommage aux femmes en Orient (Œuvre d’Orient)

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Dans sa Newsletter du mois de juillet, Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, fait un magnifique hommage aux femmes en Orient.

Pour en prendre connaissance, un simple clic sur

Newsletter Œuvre d’Orient

Vous pourrez découvrir également trois très beaux témoignages de femmes en Orient, avec cette phrase qui, à tous, donne à réfléchir :  « Comme Marie lors de la Visitation, on peut porter Jésus non pas en paroles mais en actes. »

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UNE ATTITUDE CRIMINELLE

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Il faut être fou, criminel ou les deux, pour vouloir empêcher des ONG de venir au secours de migrants qui, sans leur aide, périraient noyés en Méditerranée. C’est pourtant ce que désirent faire le groupe Génération identitaire et d’autres groupes européens : « empêcher le sauvetage en mer des réfugiés qui tentent de traverser la Méditerranée. » (Le Figaro)

Oui, l’arrivée de migrants en grand nombre est difficile à gérer, et il est impératif de chercher des solutions sérieuses pour permettre à ces personnes de demeurer et vivre normalement et dignement dans leur pays.

Mais en attendant, chercher à ce que ces migrants se noient en bloquant les bateaux qui leur viennent en aide relève d’une attitude inqualifiable.

Oh, l’humanité, qu’est-ce que t’arrive ? Tu as les yeux ouverts ou pas ?

Quelle faute ont commise ces migrants :  ne pas être nés sur nos territoires ? ne pas avoir la couleur de notre peau ? être arrivés sur terre du mauvais côté ?
Que ferions-nous si nous étions à leur place ? Ne chercherions-nous pas, nous aussi, à sauver notre vie ?

Pour en savoir plus, trois articles :

Le Figaro du 14.06.17
Franceinfo du 11.06.17
VDS du 08.06.17

J.M.T.

 

Et, ci-dessous, le Communiqué de presse de l’Œuvre d’Orient en date du 9 juin 2017

Chaque mois des milliers de personnes, des hommes et bien souvent des femmes et des enfants, essayent de traverser la Méditerranée pour fuir une misère extrême ou des régimes tyranniques sur lesquels l’opinion publique internationale est trop souvent silencieuse. Ces malheureux se noient par centaines chaque semaine ; il y a les cadavres que l’on dénombre dans les statistiques, et il y a les corps qu’on ne retrouvera jamais.

Sans nier les difficultés que représente l’accueil de ces migrants, la question de l’aide nécessaire à leur survie est une question fondamentale qui doit interpeller la conscience européenne.

Les organisations qui agissent, dans des conditions difficiles, pour les sauver d’une mort certaine sont l’honneur de notre temps.

L’Œuvre d’Orient condamne fermement les entraves qui conduiraient à nuire à leur action et appelle les autorités compétentes à se saisir de ce problème dramatique qui ne relève pas des seules associations.

 

Mgr Pascal Gollnisch
Paris, le 9 juin 2017

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UNE MAGNIFIQUE HUMILITE !

La prière que vous allez découvrir ci-dessous est splendide d’ humilité, d’objectivité et de vérité.

Je vous laisse lire…

Seigneur, Tu sais mieux que moi que je vieillis,
qu’un jour je ferai partie des « vieux ».
Garde-moi de cette fatale habitude
de croire que je dois dire quelque chose
à propose de tout et en toutes occasions.

Débarrasse-moi du désir obsédant
de mettre en ordre les affaires des autres.
Rends-moi réfléchie mais non maussade,
serviable mais non autoritaire.
Il me paraît dommage de ne pas utiliser
toute ma vraie réserve de sagesse,
mais Tu sais, Seigneur…
que je voudrais garder quelques amis.

Retiens-moi de réciter sans fin des détails,
Donne-moi des ailes pour parvenir au but.
Scelle mes lèvres sur mes maux et douleurs,
bien qu’ils augmentent sans cesse
et qu’il soit de plus en plus doux
au fil des ans, de les énumérer.

Je n’ose pas te demander d’aller
jusqu’à prendre goût
au récit des douleurs des autres,
mais aide-moi à les supporter avec patience.
Je n’ose pas te réclamer une meilleure mémoire,
mais donne-moi une humilité grandissante
et moins d’outrecuidance
lorsque ma mémoire se heurte à celle des autres.

Apprends-moi la glorieuse leçon
qu’il peut m’arriver de me tromper.
Garde-moi.
Je n’ai pas tellement envie de la sainteté :
Certains saints sont si difficiles à vivre !
Mais une vieille personne amère
est assurément l’une des inventions suprêmes du diable.

Rends-moi capable de voir ce qu’il y a de bon
là où on ne s’y attendait pas
et de reconnaître les talents
chez des gens où on n’en voyait pas.

Et donne-moi la grâce pour le leur dire…
Amen !

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Prière écrite par une religieuse anglaise
du XVIIème siècle, et trouvée à la cathédrale de Canterbury.

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