UNE ATTITUDE CRIMINELLE

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Il faut être fou, criminel ou les deux, pour vouloir empêcher des ONG de venir au secours de migrants qui, sans leur aide, périraient noyés en Méditerranée. C’est pourtant ce que désirent faire le groupe Génération identitaire et d’autres groupes européens : « empêcher le sauvetage en mer des réfugiés qui tentent de traverser la Méditerranée. » (Le Figaro)

Oui, l’arrivée de migrants en grand nombre est difficile à gérer, et il est impératif de chercher des solutions sérieuses pour permettre à ces personnes de demeurer et vivre normalement et dignement dans leur pays.

Mais en attendant, chercher à ce que ces migrants se noient en bloquant les bateaux qui leur viennent en aide relève d’une attitude inqualifiable.

Oh, l’humanité, qu’est-ce que t’arrive ? Tu as les yeux ouverts ou pas ?

Quelle faute ont commise ces migrants :  ne pas être nés sur nos territoires ? ne pas avoir la couleur de notre peau ? être arrivés sur terre du mauvais côté ?
Que ferions-nous si nous étions à leur place ? Ne chercherions-nous pas, nous aussi, à sauver notre vie ?

Pour en savoir plus, trois articles :

Le Figaro du 14.06.17
Franceinfo du 11.06.17
VDS du 08.06.17

J.M.T.

 

Et, ci-dessous, le Communiqué de presse de l’Œuvre d’Orient en date du 9 juin 2017

Chaque mois des milliers de personnes, des hommes et bien souvent des femmes et des enfants, essayent de traverser la Méditerranée pour fuir une misère extrême ou des régimes tyranniques sur lesquels l’opinion publique internationale est trop souvent silencieuse. Ces malheureux se noient par centaines chaque semaine ; il y a les cadavres que l’on dénombre dans les statistiques, et il y a les corps qu’on ne retrouvera jamais.

Sans nier les difficultés que représente l’accueil de ces migrants, la question de l’aide nécessaire à leur survie est une question fondamentale qui doit interpeller la conscience européenne.

Les organisations qui agissent, dans des conditions difficiles, pour les sauver d’une mort certaine sont l’honneur de notre temps.

L’Œuvre d’Orient condamne fermement les entraves qui conduiraient à nuire à leur action et appelle les autorités compétentes à se saisir de ce problème dramatique qui ne relève pas des seules associations.

 

Mgr Pascal Gollnisch
Paris, le 9 juin 2017

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UNE MAGNIFIQUE HUMILITE !

La prière que vous allez découvrir ci-dessous est splendide d’ humilité, d’objectivité et de vérité.

Je vous laisse lire…

Seigneur, Tu sais mieux que moi que je vieillis,
qu’un jour je ferai partie des « vieux ».
Garde-moi de cette fatale habitude
de croire que je dois dire quelque chose
à propose de tout et en toutes occasions.

Débarrasse-moi du désir obsédant
de mettre en ordre les affaires des autres.
Rends-moi réfléchie mais non maussade,
serviable mais non autoritaire.
Il me paraît dommage de ne pas utiliser
toute ma vraie réserve de sagesse,
mais Tu sais, Seigneur…
que je voudrais garder quelques amis.

Retiens-moi de réciter sans fin des détails,
Donne-moi des ailes pour parvenir au but.
Scelle mes lèvres sur mes maux et douleurs,
bien qu’ils augmentent sans cesse
et qu’il soit de plus en plus doux
au fil des ans, de les énumérer.

Je n’ose pas te demander d’aller
jusqu’à prendre goût
au récit des douleurs des autres,
mais aide-moi à les supporter avec patience.
Je n’ose pas te réclamer une meilleure mémoire,
mais donne-moi une humilité grandissante
et moins d’outrecuidance
lorsque ma mémoire se heurte à celle des autres.

Apprends-moi la glorieuse leçon
qu’il peut m’arriver de me tromper.
Garde-moi.
Je n’ai pas tellement envie de la sainteté :
Certains saints sont si difficiles à vivre !
Mais une vieille personne amère
est assurément l’une des inventions suprêmes du diable.

Rends-moi capable de voir ce qu’il y a de bon
là où on ne s’y attendait pas
et de reconnaître les talents
chez des gens où on n’en voyait pas.

Et donne-moi la grâce pour le leur dire…
Amen !

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Prière écrite par une religieuse anglaise
du XVIIème siècle, et trouvée à la cathédrale de Canterbury.

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JOYEUSE FÊTE DE LA PENTECÔTE

Lorsqu’arriva la Fête de la Pentecôte, ils étaient tous réunis.
Un bruit soudain se fit entendre dans le ciel, comme une violente rafale.

Ils virent comme un feu qui se divisait, et sur chacun d’eux se posait une des langues de ce feu.
Tous furent remplis de l’Esprit Saint
et ils se mirent à parler en d’autres langues
dans lesquelles l’Esprit Saint leur donnait de s’exprimer.

Ils étaient tous stupéfaits
et se demandaient les uns les autres
ce que cela signifiait.

(Extrait Actes, chapitre 2)

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Photos © Jean-Michel Touche

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Deux textes sur Saint Benoît-Joseph Labre

 Saint Benoît-Joseph Labre

1 – Texte de Gaëtan de Salvatore

          Né le 26 mars 1748, Benoît-Joseph Labre est l’aîné des quinze enfants d’un couple de paysans aisés d’Amettes (Pas-de-Calais). Après avoir fréquenté l’école de son village, il complète son instruction auprès d’un de ses oncles paternels, curé d’Erin. Attiré par la prière et le recueillement, il veut d’abord devenir trappiste, mais devant l’opposition de sa famille, il y renonce et entre chez les Chartreux du Val-Sainte-Aldegonde. Cependant, les Chartreux le jugent trop austère et sujet aux angoisses et ne le gardent pas ; il essaie alors, mais sans plus de succés, la chartreuse de Neuville-sous-Montreuil (Pas de Calais), puis  la Grande Trappe de Soligny (Orne), et c’est finalement à l’abbaye de Sept-Fons (Allier) qu’il reçoit l’habit le 11 novembre 1769 et prend le nom de frère Urbain. Il côtoie les pauvres, les marginaux et rejette toute compassion vis-à-vis de lui-même. Portant une croix sur sa poitrine, un chapelet autour du cou et, dans son baluchon,  l’Evangile, le bréviaire, l’Imitation de Jésus-Christ et la Règle de saint Benoît, ce jeune pèlerin d’une grande austérité déroute les hommes d’Eglise qu’il rencontre.

Le 3 décembre 1770, Benoît arrive à Rome, visite chaque église. Il dort dans une infractuosité du Colisée. Distribuant le pain reçu à ceux qu’il estime plus pauvres que lui, il demeure à Rome jusqu’en 1771, puis se rend au sanctuaire marial de Lorette où on le découvre absorbé dans la prière, indifférent à la foule qui l’approche. Voyageant de basiliques en églises, il s’arrête à Naples, puis à Bari. Au Mont Cassin, Benoît retrouve les traces de son saint patron et il prie saint François à Assise. Il découvre la Suisse et ses sanctuaires, revient en France, part en Allemagne, à Compostelle et s’arrête de nouveau à Lorette, où il séjournera onze fois, après avoir parcouru bien d’autres pays encore, l’Autriche et la Pologne notamment.

À 28 ans, il rencontre le père Temple qui, pour l’éprouver, l’interroge sur les vérités de la foi et les enseignements de l’Église. Après de longs entretiens, le prêtre reconnaît la profondeur de la foi de Benoît. Il écrit à son sujet : « Benoît-Joseph vit en continuelle union avec Dieu et demeure en Sa présence ».

Il meurt le 16 avril 1783 à Rome, à l’âge de trente-cinq ans. Béatifié par Pie IX en 1860, il est canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1881. C’est le patron des vagabonds, des mendiants, des sans-logis, des pèlerins et des personnes inadaptées, mais aussi des célibataires.

Verlaine écrit de lui : « Benoît Labre est une gloire immense du XVIIIe siècle. Quelle pierre d’achoppement pour nos titubantes cervelles d’aujourd’hui ! »

Comme le dit si bien Marie-Thérèse Avon-Soletti : « Dans cette figure de vagabond, les hommes de bonne volonté ont vu le Christ ». Elle ajoute que « Saint Benoît Labre se présente comme le prophète de la dignité de la personne humaine, qu’aucune déchéance humaine, qu’aucune loi humaine, qu’aucune volonté humaine, ne peut entamer. »

 

2 – Texte de Jean, séminariste

Pour lire cette étude, cliquer sur   Patron des SDF Benoît-Jospeh Labre

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CONNAISSEZ-VOUS SAINT BENOÎT-JOSEPH LABRE ?

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Saint Benoit-Joseph Labre est le saint patron des sans-domicile fixe, des pauvres et des exclus. Il a vécu toute sa vie sur les routes ou dans les rues de Rome.
Il a connu les moqueries et le rejet, mais il a toujours gardé un cœur joyeux, tout tourné vers Dieu, en s’occupant des plus pauvres.
Depuis sa mort, il a multiplié les miracles, continuant à venir au secours des pauvres dont il a partagé la vie.

Les plus pauvres ont aujourd’hui un lieu de recueillement et de mémoire des personnes de la rue à Sainte-Marie des Batignolles à Paris dans le 17è arrondissement avec l’intronisation dimanche 7 mai dernier d’une statue de Saint Benoit-Joseph. Cette statue a été réalisée par Daphné, sculpteur et paroissienne de Notre-Dame de Grâce de Passy, à la demande d’une de ses amies qui anime la conférence Saint-Vincent de Paul à Sainte-Marie des Batignolles.

Saint Benoit-Joseph nous laisse une belle prière “des trois coeurs”

 

Mon Dieu, accordez-moi,
pour Vous aimer,
trois cœurs en un seul.

Le premier, pour Vous,
pur et ardent comme une flamme,
me tenant continuellement en Votre Présence
et me faisant désirer parler de Vous,
agir pour Vous,
et, surtout, accueillir avec patience
les épreuves qu’il me sera donné
de devoir surmonter au cours de ma vie.

Le second, tendre et fraternel envers le prochain,
me portant à étancher sa soif spirituelle
en lui confiant Votre Parole,
en étant Votre témoin
comme en priant pour lui.
Que ce cœur soit bon
pour ceux qui s’éloignent de Vous,
et plus particulièrement encore s’ils me rejettent;
qu’il s’élève vers Vous,
Vous implorant de les éclairer
afin qu’ils parviennent à se libérer des filets du chasseur.
Qu’il soit, enfin, plein de compassion
pour celles et ceux qui ont quitté ce monde
dans l’espérance de Vous voir face à face …

Le troisième, de bronze,
rigoureux pour moi-même,
me rendant vainqueur des pièges de la chair,
me gardera de tout amour-propre,
me délivrera de l’entêtement,
me poussera à l’abstinence
et m’incitera à me défier du péché.
Car je sais que plus je maîtriserai les séductions de la nature,
plus grand sera le bonheur
dont Vous me comblerez dans l’éternité.

 

 

© Texte Florent du Peyroux
© Photos : Mathilde Duthoit

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VOTER EN HOMME LIBRE, une autre approche

Le texte ci-après, reçu comme commentaire à l’article « Voter en homme libre » du 1er mai 2017,
m’a paru mériter une meilleure place qu’un simple commentaire,
c’est pour cette rasion qu’il est présenté
sous la forme d’un nouvel article.

« Voici un message très équilibré qui montre que s’abstenir, c’est mettre au même niveau Le Pen et Macron : il faut choisir Macron, même avec réserve et gérer les législatives.

« En vue du second tour des élections : un texte de l’équipe du Ceras
Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ont engendré espoir pour les uns, déception pour les autres. Quelles que soient nos convictions, il nous faudra pourtant aller voter le 7 mai : pas question de rester, selon l’expression du pape François, « au balcon de la vie » ni de l’Histoire ! Le choix est désormais limité, mais c’est à travers lui que peut et doit s’exprimer notre liberté. L’abstention, dans notre système électoral, laisse le choix aux autres. Elle ne saurait donc être une solution. »

 

Le texte du CERAS, que vous trouverez en cliquant sur
En vue du second tour des élections : un texte de l’équipe du Ceras
est particulièrement intéressant et enrichissant. A LIRE ABSOLUMENT !

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Centre Sèvres : « Politique : leçons d’une élection, enjeux pour les chrétiens »

Soirée Mardi d’Éthique Publique en partenariat avec la revue Études et le CERAS.
Une soirée pour tenter de tirer les premiers enseignements de cette période électorale, notamment pour les chrétiens, et d’aider à envisager l’avenir.
Avec la participation entre autres de :
Jean-Marie DONÉGANI enseignant à Sciences Po Paris, enseignant-chercheur associé au Cevipof.
P. Grégoire CATTA, jésuite, théologien, enseignant au Centre Sèvres, membre du CERAS et de la revue Projet.
Guy AURENCHE, avocat, ancien président de l’ACAT et du CCFD-Terre Solidaire.
Soirée animée par P. François Boëdec.

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UN MONDE HEUREUX SERAIT-IL UNE UTOPIE ?

UN MONDE HEUREUX
SERAIT-IL UNE UTOPIE ?

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Je n’ai pas le souvenir que les Français aient été plongés dans une période aussi pauvre en réflexion de la part des femmes et des hommes qui veulent jouer un rôle politique important (j’entends, bien sûr, les candidats à la présidentielle).

Après des assassinats verbaux relevant du niveau des pâquerettes (et même au-dessous des pétales), et les regroupements d’individus qui rejoignent celle ou celui qu’ils ont traité de tous les noms avant le premier tour, espérant un rôle important après le second…) nous, les Français du quotidien, porteurs à la fois de points forts et de points faibles, sommes soumis au choix entre moins bon et moins-moins bon.

Aucune espérance dans cette élection où on a vu et entendu la foule vibrer comme des pantins lors des réunions de masse de prétendants, dès que ceux-ci disaient un mot injurieux pour un autre candidat.

J’espère que ce théâtre minable va nous réveiller et nous poussera à réfléchir sur ce dont a véritablement besoin une nation, afin que ceux qui y vivent aient droit au respect, à l’estime, à l’aide des uns et des autres.

Participant depuis plus de 15 ans à différentes activités avec des personnes sans argent, sans abri, la plupart du temps catalogués comme « SDF », je peux témoigner de la richesse du respect mutuel, de la force d’amitié qui peut se nouer avec ces hommes et ces femmes qui dorment dehors et n’ont aucun moyen de vivre autrement.

Si nous mettions davantage nos regards et nos actions au service mutuel des uns et des autres, sans référence à des tendances politiques d’autrefois, simplement en voulant que ceux que nous croisons soient heureux (et nous aussi, évidemment), dans le cadre de nos espoirs de croyants pour ceux qui se tournent vers de Dieu, et nos espoirs sociaux pour ceux qui ne croient pas, la vie pourrait changer.

CE QUI EST ENCOURAGEANT, C’EST LE NOMBRE DE JEUNES QUI SE LANCENT DANS  DES ACTIVITÉS POUR VENIR A L’AIDE A CEUX QUI EN ONT BESOIN !

Encore une utopie ?
Essayons de le vivre, on jugera après.

 

Jean-Michel Touche

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