TU LIS – J’ECRIS

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 « TU LIS – J’ECRIS », une activité pour rencontrer et échanger avec des écrivains !

Comment : Réunir dans un cadre privé, et donc amical, des lecteurs autour d’un écrivain.

Principe : un lecteur organise chez lui une rencontre entre plusieurs de ses amis (une dizaine  maxi ?) et un auteur de son choix.

Une telle rencontre peut se faire n’importe quand dans la journée, en fonction des possibilités des uns et des autres :

– apéritif dînatoire,
– après déjeuner, de 14h00 à 16h00,
– après-midi, de 16h00 à 18h00,
– soirée après dîner, de 20h30 à 22h30,
– ou autre idée.

J’en ai fait personnellement l’expérience, autour d’un café après déjeuner, sur un de mes romans que les participants avaient lus avant cette rencontre. Et c’était vraiment très intéressant.

Objet : pour les lecteurs, rencontrer un écrivain (romans, poèmes, contes, théologie, histoire, science, philosophie, etc…) qui va :

– présenter  un ouvrage qu’il  a publié ou qu’il est en train d’écrire
– dire son intention en réalisant cet ouvrage
– dire pourquoi et comment en général il écrit (d’où viennent ses idées, se documente-t-il, fait-il principalement appel à son imagination, quel genre utilise-t-il pour s’exprimer : essai, roman, poèmes, récits à partir d’éléments réels, etc…)

Les lecteurs disent ce qu’ils recherchent dans la lecture, le genre d’expression qui leur parle le plus, posent des questions,  ceux qui ont lu le livre de l’auteur disent ce qu’ils ont apprécié et ce qu’ils auraient aimé en plus (ou en moins), en exprimant ce qu’ils ont compris, ce qu’ils ont ressenti, leurs réactions personnelles etc.

Ensuite, s’ils le désirent, un ou plusieurs participants, fait (font) une Synthèse écrite de cette rencontre, à envoyer pour publication sur le blog TU LIS – J’ECRIS.

L’objectif de cette activité consiste à mettre en rapport des lecteurs et des écrivains, autrement que dans des salons littéraires qui rassemblent trop de monde pour permettre des contacts personnalisés. Une rencontre peut être organisée par toute personne qui le désire et comme elle le désire, sans être tenue à en informer qui que ce soit. Cependant les faire connaître sur le blog TU LIS – J’ECRIS pourrait susciter de vraies occasions d’échanges puis de réflexion.

Cela vous intéresse ? Vous avez des questions à poser, des suggestions à faire, vous voulez participer et organiser une première rencontre ? N’hésitez pas à utiliser pour cela les cases de commentaires ci-dessous, ou, si vous préférez, à m’envoyer un mail à l’adresse suivante : blogjmt@gmail.com

Alors, on y va ?

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© Jean-Michel Touche

Cette présentation est également présentée sur le Blog TU LIS – J’ÉCRIS (en cours de préparation)

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Découvrir l’association ENTOURAGE

Entourage est né rue des Martyrs.

Le fondateur y passait tous les jours à pied, vers son lieu de travail.

Petit à petit il a crée des liens avec les personnes de la rue qu’il y croisait. Jusqu’au jour où l’un d’eux lui demande de l’aide. Il s’était battu, ses dents étaient cassées et il pleurait.

Comment faire quand on est un riverain et  que le système social nous est totalement étranger. Il a pris son téléphone, a fait une demande sur twitter.., « quelqu’un connait-il un dentiste dans le 9ème qui prendrait une personne de la rue en urgence et gratuitement? »
Quelqu’un a répondu….

Plusieurs histoires similaires plus loin, le projet d’un réseau collaboratif sur smartphone mettant en lien les personnes de la rue, les riverains et les associations qui œuvrent dans la rue est né.

La vision d’Entourage est de créer des liens et une synergie entre toutes les actions de rue qu’elles soient professionnelles, bénévoles ou de simples initiatives de riverains. La promesse que nous faisons aux riverains c’est qu’ils ne sont pas seuls dans leur relation avec les personnes de la rue. Entourage met en contact les personnes bienveillantes du réseau et les associations.

Le premier volet de notre action est de proposer aux associations sur le terrain qui font des maraudes, un outil simple de coordination, de communication et de compte-rendus. Les maraudeurs dotés de l’appli peuvent ainsi visualiser sur la carte les différentes maraudes de leur quartier et éventuellement communiquer avec elles si besoin. Ils reçoivent sur leur mail le CR de maraude dès la maraude terminée.

Le deuxième volet d’Entourage, et sa vraie raison d’être, vise à aider et encourager les riverains à entrer en relation avec la ou les personnes qu’ils croisent tous les jours et à changer leur regard afin de lutter contre l’ exclusion relationnelle des habitants des rues. Nous avons l’intime conviction que la bienveillance des riverains et l’action des associations sont complémentaires.

Nous travaillons depuis le début avec des personnes de la rue qui forment le « Conseil de la Rue » dont les membres sont des personnes vivant ou ayant vécu à la rue.

  • Kader nous partage que, pire que le manque d’argent, il y a la solitude et qu’il va chez son kiosquier tous les matins juste pour avoir son bonjour.
  • Pablo, lui, nous dit qu’un sourire, cela vaut 100 sandwichs…

  • Et Pedro nous fait remarquer qu’il a un sac plein de nourriture que les passants généreusement lui donnent, mais que personne ne lui demande s’il a faim…
  • Les riverains, eux, nous confient le fait qu’ils se sentent « démunis » et seuls face à des situations qui les bouleversent, les scandalisent et les choquent.

L’appli a trois fonctionnalités :

S’informer: Nous avons digitalisé le guide de solidarité de Paris et bientôt de toutes les grandes villes de France.

Se former: Accès à de la pédagogie pour connaître et aller à la rencontre des personnes de la rue.

Agir: vous pouvez rejoindre ou lancer des initiatives solidaires dans votre quartier.

L’appli ne permet pas de géolocaliser les personnes de la rue, ni de stocker des informations sur elles. Elle permet une mise en relation des personnes d’un même quartier.

L’appli Entourage pour le Grand Public est disponible depuis novembre et a déjà plus de 10 000 téléchargements et 600 actions crées par des riverains et certaines par des associations. En tant qu’association, il est donc possible de voir et éventuellement entrer en contact avec les riverains de notre quartier qui ont posté des entourages.

Entourage est une association de loi 1901, crée fin 2014. Nous sommes financés par des fondations et avons été en janvier lauréat de La France S’engage qui récompense des innovations sociales.

Nous avons de précieux soutiens tels que Olivier Lebel, ex directeur de la Croix Rouge et des médecins du Monde ou Klaus Drexel, réalisateur du magnifique film sur les personnes de la rue « Au bord du monde »…

Bénédicte Potdevin

Partenariats associations

06.12.34.39.89

Un peu de chaleur humaine

Twitter : @R_Entour

Facebook : Réseau Entourage

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ESI HALLE SAINT-DIDIER

Dans le cadre des articles destinés à faire
connaître les personnes en grande
précarité, voici le premier,
consacré à l’ESI de la
Halle Saint-Didier.

ESPACE SOLIDARITÉ INSERTION SAINT-DIDIER

Situé dans le 16ème arrondissement de Paris, l’ESI Halle Saint-Didier est un établissement public du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, créé en 2001.

Vous trouverez en pièce jointe la fiche technique présentant cet établissement, son rôle et ce qu’il propose aux personnes en état de grande précarité (cliquer sur  FICHE TECHNIQUE ).
Comme vous pourrez le voir, il ne s’agit pas d’un endroit où l’on peut simplement s’asseoir et attendre qu’il fasse moins froid, mais bien au contraire un lieu ou professionnels et bénévoles apportent avec talent et dévouement une aide sociale, d’hygiène, médicale, juridique, psychologique, etc.

C’est également un endroit où l’on s’efforce d’apporter des moments de détente et de joie à ceux qui en manquent cruellement, comme le montrent les photos suivantes.

Merci à Nguyen Thi Tuyet Dung, la directrice de ce centre, et toutes les personnes autour d’elle qui  s’occupent de femmes et d’hommes en grande difficulté,  pour leur travail assidu et l’humanité de leur assistance.

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Merci à la Direction de l’ESI St-Didier
qui a fourni la fiche technique
et les photos.

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VŒUX POUR 2017

Comment donner de la valeur
à l’année 2 0 1 7  ?

 

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Après une année ambigüe, dramatique pour les habitants du Moyen Orient, difficile pour beaucoup, marquée par la violence de la nature et trop souvent par celle des humains, que sera l’année 2017 ?

Question à laquelle, bien sûr, il est difficile de répondre.

Alors voici une idée sur laquelle réfléchir : aider les autres à être heureux est une manière de l’être soi-même. Pour les chrétiens, cela s’appelle « Aimez-vous les uns les autres ».

Sur cette base, que 2017 soit pour tous une année d’expériences enrichissantes, de rencontres heureuses, de paix, une année avec, comme fleurs pour les jardins de nos vies, d’innombrables sourires.

Et toutes mes amitiés à celles et ceux que je ne peux plus joindre que par l’intermédiaire de ce blog car vous êtes trop nombreux pour que je sois en mesure de vous écrire individuellement !

Jean-Michel

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Photo © Jean-Michel Touche

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TROP DE JOUETS ?

Trop de jouets ? Qu’à cela ne tienne !

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La Mairie du 16ème arrondissement organise en ce moment une collecte de jouets jusqu’au 25 novembre.

Si vos enfants ou petits-enfants encombrent leurs placards (et les vôtres) avec quantité de patins, jeux de construction, ballons ovales ou ronds, poupées, legos, billes, patinettes, peluches, voitures, trains, maquettes (et que sais-je encore…  j’allais oublier cordes à sauter, puzzles, skate-boards, sarbacanes et petits soldats, ouf  !), une solution : en porter une bonne partie dans les centres qui collectent des jouets encore en bon état, qu’ils remettent en forme si nécessaire et donnent de votre part aux enfants qui n’en ont pas.

Cela coûte seulement le temps de les mettre dans des sacs et de les porter à ces centres de collecte.

Si vous habitez dans le 16ème arrondissement de Paris, n’hésitez pas, portez-les à la Mairie du 16ème, 71 avenue Henri-Martin. Vous ferez des heureux !

Merci par avance !

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JEUDI, DAVID S’EN EST ALLÉ . . .

 

david-4En apparence, ce n’était pas un homme comme un autre. Un peu comme s’il avait oublié qu’il était un être humain.

Le froid, la chaleur, le vent, la pluie, la solitude aussi, avaient avec le temps repeint son visage en meurtrissant ses traits.

Oublié de la vie, exclu des hommes ordinaires, perdu dans un univers qui n’était plus le sien, locataire en plein air, à qui David pouvait-il bien ressembler ?

Son monde à lui était en quelque sorte inabordable. Que pensait-il ? A quoi rêvait-il ? Que désirait-il ? Allez savoir.

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Et pourtant !..

Et pourtant quand nous nous approchions de lui, un simple « Bonsoir David » prononcé à voix très basse suffisait pour qu’il se retourne, émerge du monde dans lequel il avait plongé et ouvre les yeux.

-Ah, disait-il pendant qu’un sourire se dessinait sur ses lèvres et dans ses yeux, c’est vous !

Alors il prenait vie. Sous les étranges vêtements dans lesquels il se serrait l’hiver ou transpirait l’été, il nous regardait chacun son tour et donnait l’impression de renaître. Nous aussi, nous partagions cette impression. C’est le miracle de ces rencontres entre êtres humains, quand on oublie notre environnement personnel et que nous ne sommes plus que des hommes ou des femmes en train de s’estimer mutuellement.

Sur ce plan, David était un exemple.

Oui, il buvait. Il buvait beaucoup, énormément. Il y avait toujours une bouteille de vin ou des canettes de bière à côté de ses jambes ou de ses bras. Mais que reste-t-il à faire quand toutes les blessures de la vie marquent votre corps, quand vous avez perdu tout fil avec la société pour des motifs que nous ne connaissons pas, quand le seul contact qui vous reste est celui du trottoir sur lequel vous dormez ?

Et voilà qu’avec son visage presque caricaturé, David était devenu un être attachant. Nous l’aimions comme un jeune frère qui n’aurait pas eu de chance. Lui aussi nous aimait. Quand nous partions après avoir passé un moment en sa compagnie, il disait : « Déjà ?.. »

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Cette fois, c’est lui qui est parti. Un arrêt cardiaque. Tous ceux qui l’ont connu et aimé en éprouvent un mélange de tristesse et de confiance dans cette vie nouvelle qu’il a rejointe auprès de notre Père à tous, cette vie depuis laquelle, à présent, il peut veiller sur nous.

A Dieu, David.

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Texte et photos © Jean-Michel Touche

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QUAND LES REMUNERATIONS DEVIENNENT FOLLES

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     Diriger une entreprise requiert des qualités que tout le monde ne possède pas. Piloter à travers les secousses de l’économie un gros bateau porté par des centaines ou des milliers de salariés n’est pas un talent donné à tout le monde. Il est donc important de rechercher des acteurs possédant les compétences nécessaires.

On comprend que ces talents particuliers soient généreusement rémunérés. Mais jusqu’où ?

Comment expliquer des niveaux sidérants comme ceux atteints notamment dans le monde de l’automobile ? Le quasi doublement de la rémunération de Carlos Tavares, président du Directoire de Peugeot Citroën, fait beaucoup parler, et cela se comprend : 5,2 millions d’euros en 2015 contre 2,7 millions en 2014 ! Après tout, pourquoi pas, s’il s’agit de rémunérer le redressement de l’entreprise. D’autant qu’une prime de 2.000 euros en moyenne a été versée à chaque salarié.

Pourtant on est en droit de se demander où se trouve la justification d’un tel écart. La compétence du dirigeant ne fait pas de doute, mais 8.000 suppressions de postes tout de même chez PSA !

Il est vrai que du côté de Renault-Nissan, la même question se pose avec un salaire de dirigeant qui, lui, atteint les 15 millions ! (Voir Libération du 24 mars 2016)

On comprend aisément la réflexion de Fabienne Gâche, déléguée CGT chez Renault : « Ceux qui expliquent aux autres qu’il faut qu’ils se serrent la ceinture ne manquent pas de s’attribuer des salaires extravagants et qui coûtent de plus en plus cher à l’entreprise.»

Car le résultat d’une entreprise ne dépend pas uniquement de l’excellence de sa gestion mais aussi de la qualité du travail de ses salariés. A quoi serviraient les idées et les choix d’un chef d’entreprise si le travail de ses salariés était de mauvaise qualité ? Chacun doit apporter la meilleure contribution possible. C’est à ce moment qu’on se pose la question des écarts de rémunération.

Des lecteurs penseront que l’auteur de cet article est un homme de gauche. Pas du tout. Mes idées sont plutôt de droite (encore que la division entre la gauche et la droite paraisse de plus en plus artificielle,  la vérité n’étant pas le propre de l’une et l’erreur le propre de l’autre.) Il s’agit simplement de bon sens. Ces rémunérations extrêmes dans un pays qui compte un si grand nombre de chômeurs sont mal venues et choquantes. Comme choquantes sont les folles rémunérations de certains footballeurs.

Elles conduisent à se poser une autre question : que fait-on avec une rémunération d’un tel niveau ? Où va l’argent ? Une partie en impôts, d’accord. Mais le reste ? Finance-t-on des fondations, comme le font certains des plus riches aux Etats-Unis ? Fait-on des dons importants à des organisations qui agissent en faveur des plus pauvres ? Peut-être. Et pour le reste ? Si l’on possède trois voitures, on ne va pas s’en acheter une quatrième puis une cinquième. Des montres de luxe, on n’en remplit pas ses tiroirs. Alors, à quoi cela sert-il ?

Il est vrai que l’être humain a trois besoins : être, avoir et paraître.

Nous avons besoin de disposer (avoir) de ce qui est nécessaire pour exister (être). C’est avec le troisième besoin (paraître) que  commencent les excès. Sommes-nous plus heureux parce que nous paraissons extrêmement riches tandis que tant de femmes et d’hommes sur terre  mènent une vie de galère ?

A chacun sa réponse.

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