Claude BALLIF : les écrits d’un musicien

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Claude BALLIF :    Ecrits d’un musicien

photo2_NB_Claude_Ballif_MPL’un des grands compositeurs français de la seconde moitié du XX e siècle (1924 – 2004) se confie en deux livres qui reprennent ses écrits.

Réédités par Hermann, ces ouvrages viennent de paraître (24 novembre).
On y découvre ou l’on retrouve l’homme, sa musique, sa foi, son humour, avec des textes un peu techniques mais aussi des portraits de ses maitres anciens et modernes, Guillaume de Machaut, Couperin, Berlioz, Debussy, Varèse etc… Sa vision sur un demi-siècle de musique dite contemporaine, qui ne l’est plus vraiment  – elle a maintenant 100 ans ! Son ouvrage sur Berlioz figure toujours  au Seuil. Et pour découvrir ou redécouvrir sa musique, son dernier CD pour l’œuvre pour flute (Nocturne), mais également sur internet, en particulier sur you tube !

Gabriel Ballif

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Pour en savoir davantage, voici
le communiqué de presse

Volume 1 : Introduction à la métatonalité, Économie musicale et autres textes

Volume 2 : Voyage de mon oreille et autres textes

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« Les Écrits de Claude Ballif (1924-2004) réunissent dans les deux présents volumes les textes qui ont marqué leur temps : les spéculations théoriques du compositeur avec l’Introduction à la métatonalité (1956) et Voyage de mon oreille (1979), sa réflexion pédagogique sur la composition avec Souhait entre symbole (1988), jusqu’à la confession autobiographique faite dans L’Habitant du labyrinthe (1992). D’autres textes, articles, conférences, entretiens, lettres (dont certains inédits à ce jour), sur la composition, son oeuvre, ses maîtres du passé (de Machaut à Varèse) ou sur certains de ses contemporains.

Derrière la réflexion théorique et esthétique, l’homme Claude Ballif se montre dans ces pages, avec son humour, sa singularité, sa poésie, avec sa foi aussi. Si son indépendance voulue et assumée a pu donner de lui l’impression d’un musicien en marge des courants officiels de son temps, ses écrits ainsi rassemblés permettent de redécouvrir l’originalité et la force de la pensée artistique de l’un des grands compositeurs français de la seconde moitié du XX e siècle. »

 

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Textes réunis, annotés et présentés par Gabriel Ballif, Pierre-Albert Castanet, Alain Galliari et Michèle Tosi. Préface d’Alain Poirier (musicologue, ancien directeur du CNSMP).

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Photo © Marie Perrin

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CONCERT HAENDEL ET L’ANGLETERRE

CONCERT HAENDEL  ET  L’ANGLETERRE

Vendredi  22  novembre  2013 (20h00)

EGLISE EVANGELIQUE ALLEMANDE

( 25, rue Blanche, 75009 Paris – métro Trinité )

Orchestre

 PROGRAMME

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Concerto  op. VII  N° 1  en si bémol Majeur :

Andante, Andante, Largo  e piano, Bourrée,

Concerto op. IV N° 3 en sol  mineur :

Adagio,  Allegro,  Adagio, Allegro

           

Concerto op VII N° 9  en ré mineur:

Andante, Adagio, Allegro

Concerto  op.  VII  N° 10 en  fa  Majeur

Ouverture , Allegro, Allegro ma non troppo, Adagio, Andante

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Orgue : Michèle Guyard

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Orchestre : « Les Musiciens de Mademoiselle de Guise »  (direction :  Laurence Pottier)

Violons : Nathalie Fontaine et Katia Krassouskaia

Alto : Aline Béhar

Violoncelle : Céline Largeaud

Contrebasse : Baptiste Reboul

Hautbois : Nathalie Petibon et Claire Caron

Basson : Hélène Burle

L’orchestre joue sur instruments anciens

 

Prix des places : 20 € – Tarif Réduit (*) : 12 € – Gratuit jusqu’à 12 ans

(*) Seniors, étudiants, demandeurs d’emploi

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CONCERT HAENDEL ET L’ANGLETERRE

CONCERT HAENDEL  ET  L’ANGLETERRE

Vendredi  22  novembre  2013 (20h00)

EGLISE EVANGELIQUE ALLEMANDE

( 25, rue Blanche, 75009 Paris – métro Trinité )

Orchestre

 PROGRAMME

Concerto  op. VII  N° 1  en si bémol Majeur :

Andante, Andante, Largo  e piano, Bourrée,

Concerto op. IV N° 3 en sol  mineur :

Adagio,  Allegro,  Adagio, Allegro

           

Concerto op VII N° 9  en ré mineur:

Andante, Adagio, Allegro

Concerto  op.  VII  N° 10 en  fa  Majeur

Ouverture , Allegro, Allegro ma non troppo, Adagio, Andante

Orgue : Michèle Guyard

Orchestre : « Les Musiciens de Mademoiselle de Guise »  (direction :  Laurence Pottier)

Violons : Nathalie Fontaine et Katia Krassouskaia

Alto : Aline Béhar

Violoncelle : Céline Largeaud

Contrebasse : Baptiste Reboul

Hautbois : Nathalie Petibon et Claire Caron

Basson : Hélène Burle

L’orchestre joue sur instruments anciens

 

Prix des places : 20 € – Tarif Réduit (*) : 12 € – Gratuit jusqu’à 12 ans

(*) Seniors, étudiants, demandeurs d’emploi

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Avec Mi-Young LEE, au cœur de la musique

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Imaginez un concert privé.

C’est le soir. Une rue qui monte légèrement, une porte qui s’ouvre et un escalier comme on en voit peu en ville, intime. Une vingtaine de marches plus tard, entrez, c’est le salon. Une pièce aux murs sobrement décorés, avec sur la cheminée un grand bouquet de fleurs. Deux fenêtres par lesquelles tente de pénétrer la lumière de la rue, à demi masquée par des tiges de roseaux. Et un piano, superbe trois quarts de queue, imposant peut-être mais qui se fait discret tant que les cordes n’auront pas commencé de vibrer.

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Fermez à présent les yeux. Imaginez que des mains épousent le clavier, en frôlent les touches, les apprivoisent, tantôt les caressant tantôt les enflammant, s’écartent ou se rejoignent jusqu’à se croiser, se soulèvent parfois, comme si le temps s’arrêtait.

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Les premières notes s’évadent, violentes, retenues ou charmeuses selon la partition choisie et la manière dont l’artiste cherche à lui donner vie, mêlant son émotion à celle du compositeur. Vous voici transportés au cœur de la musique, dans la folle danse des notes qui vous entourent, vous parlent, vous conduisent au seuil d’une autre dimension, celle où les mots deviennent inutiles parce qu’insuffisants, difficilement capables d’exprimer ce que l’on ressent.

Pur moment de grâce !

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Quand enfin vous ouvrez les yeux, une fois les dernières notes définitivement en allées et le silence peu à peu revenu, vous voyez une pianiste que l’on dirait surprise par la fin du morceau qu’elle vient d’interpréter, les doigts encore posés sur le clavier.

Alors, tout lentement, vous revenez sur terre. Avec Mi-Young. Car c’est elle qui vient de vous emporter au cœur d’une œuvre musicale, jusqu’à l’instant où les notes ont opéré leur charme et vous ont plongés dans l’intimité de celle ou de celui qui l’a composée.

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Une trentaine d’années, un visage encore un peu timide, Mi-Young s’illumine lorsqu’elle parle de la sonate que vous venez d’entendre ou du prélude qu’elle s’apprête à jouer pour vous qui assistez, privilégiés, à ce concert privé.

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Dans sa Corée natale, sa grand-mère n’imaginait sans doute pas, lorsqu’elle conduisait la petite Mi-Young à l’école maternelle à travers les rues de Séoul, combien sa petite-fille était réceptive à cette musique traditionnelle que la vieille dame jouait pour elle et ses amis de classe.

Aujourd’hui encore Mi-Young en parle avec émotion, comme elle évoque en souriant les heures qu’elle consacrait chaque jour au piano, dès l’âge de cinq ans, la découverte de la musique occidentale grâce à sa mère, et les concerts en famille, quelques années plus tard, avec une sœur au violon et une autre au violoncelle.

Choisissant la musique contre la volonté de son père qui la poussait vers la médecine, Mi-Young n’envisage pas d’en faire son métier. Pas encore. Jusqu’à ce stage qu’elle vient suivre à Salzbourg et à partir duquel tout va se décliner : une invitation à Paris pour y recevoir une formation, deux années à l’Ecole Normale de Musique avec un professeur brésilien, et enfin un maître allemand, Théodore Breu, qui l’aide à dominer totalement la technique. La véritable communion avec la musique peut s’épanouir, elle est devenue l’essentiel, dans ce que Mi-Young appelle « la communication entre Dieu et les hommes. » Alors elle franchit le pas : Oui, elle sera pianiste professionnelle !

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Concertiste, elle se produit en France mais aussi en Allemagne, en Suisse et en Corée. Un récital, affirme-t-elle, c’est « le plaisir ultime ». Surtout quand il a lieu en plein air et que les oiseaux viennent se poser non loin du piano.

Et puis…

Et puis il y a ces concerts privés autour de son piano, chez elle, rue Vineuse, où une trentaine de mélomanes a le privilège de se glisser grâce à elle dans l’intimité de la musique.

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Là ne s’arrête pas son activité. Outre les cours qu’elle propose (voir http://e-pianoworld.com/), elle aime jouer pour les personnes en souffrance, dans les hôpitaux ou à Jeanne Garnier. Certains viennent en boitant, d’autres poussés en fauteuil roulant, voire dans leur lit, et s’installent autour d’un piano parfois de modeste facture. Mais qu’importe ! L’essentiel n’est-il pas dans ce moment de bonheur, peut-être leur dernier concert, que leur offre Mi-Young ?

    J.M.T.

Prochains concerts privés :

  • Sur le thème de  L’EAU (Récital de piano)                   ATTENTION : initialement prévu les 20 et 21 juin, ce  récital est avancé d’une semaine et sera donné jeudi 13 et vendredi 14 juin 2013.
  • Sur le thème L’ART DE RUSSIE (Conférence et Concert), Jeudi 19 et vendredi 20 septembre 2013.

 

Pour en savoir plus : http://www.leemiyoung.com/

contact@leemiyoung.com

Photos © Jean-Michel Touche

(Photos prises dans la pièce de travail de la pianiste, quelques jours avant un concert privé).

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