MARATHON DE PARIS (ou : Aller au plus loin de soi-même !)

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Hier, sur les Champs-Elysées, près de 50.000 marathoniens, hommes et femmes, se sont lancés à l’assaut des 42,195 km que représente le parcours.

Bien sûr, les champions sont là, l’Ethiopien Kenenisa Bekele chez les hommes, Flomena Cheyech chez les femmes.

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 DSC_3191Kenenisa Bekele passe la barre des 30 km sous le Pont Bir Haheim

 

Ce ne sont pourtant pas eux qui suscitent l’admiration, mais plutôt ces coureurs anonymes qui prennent le départ en sachant que leur nom ne fera jamais la une de la presse, et qu’excepté leurs enfants, leurs épouses ou époux, ou amis, personne ne les attendra près de la ligne d’arrivée.

 

Aller au plus loin de soi-même

Sauf…

… Sauf que c’est eux-mêmes qui s’attendront, sur cette ligne-là, eux-mêmes qui se diront : j’y suis arrivé ! Je l’ai fait ! J’en ai bavé, souffert, crié, avec une envie folle de m’arrêter, de me laisser tomber, de disparaître derrière le public, les remparts des quais ou autres lieux pour cacher ma misère, mes muscles qui m’ont déchiré, la sueur qui m’a baigné, l’acharnement que j’ai failli abandonner.

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C’est bien ça qui est admirable, ce combat contre soi-même, gratuit, juste nécessaire pour mettre à l’épreuve la volonté. Les photos que vous verrez en fin d’article illustrent ces effort et ce travail des marathoniens sur eux-mêmes.

Vous avez droit à notre respect, vous qui avez foulé la chaussée beaucoup plus longtemps que les vedettes, avec pour seul désir la satisfaction de repousser vos limites. Beaucoup de vos visages étaient marqués par la souffrance. Mais vous y êtes parvenus.

Aller au plus loin de soi-même devrait être la route à suivre durant la vie. Se dépasser. Chercher en soi ce qui est beau, ce qui est grand, et le développer. Ce n’est pas nécessairement le plus compliqué ou le plus spectaculaire. Cela peut au contraire être un effort modeste à l’échelle du monde mais superbe à l’échelle de l’individu parce que, à l’image des marathoniens anonymes, on peut se dire : « Je n’y croyais pas, je l’ai fait. » C’est une autre manière de franchir la ligne d’arrivée. Allez, encore un effort, on va y arriver.

 Les photos ci-desous ont été prises à la hauteur du Pont Bir Hakeim, le 6 avril, entre 9h15 et 10h30.

 

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Et pour terminer, un bel encouragement plein d’affection :

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Photos © Jean-Michel Touche

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Marathon de Paris : école de courage et de volonté

Dimanche 11 avril, Paris a connu la 34ème édition de son marathon,  école de courage et de volonté.

(Cliquer sur REPORTAGE pour voir les photos)

Marathon ! Le mot est lancé. Le départ aussi.

Ils sont quarante mille à s’être inscrits pour cette épreuve… aux deux sens du terme.

Bien sûr, il y a les champions, ceux dont on ne cessera d’entendre le nom tout au long de la course, avec les commentaires les plus  techniques sur leur foulée, leur vitesse, leurs résultats ailleurs. Ceux-ci sont venus pour gagner.

Mais il y a tous les autres. Quarante mille ! Pensez ! Ils ne peuvent pas tous gagner. Du moins ne peuvent-ils pas prétendre à la première place, ni la dixième… ni la centième. En fait, ce n’est pas ce qui leur importe. Ceux-ci sont venus pour gagner sur eux-mêmes, améliorer leur temps des autres années, donner la totalité de leurs forces.

Ils savent qu’en tout être humain se trouvent des réserves de force inimaginables, dans lesquelles ils vont fouiller pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Et qu’importe la souffrance, ces muscles des jambes qui se raidissent au fur et à mesure qu’ils alignent les foulées, cette fatigue qui brûle et cette envie de tout arrêter, de s’asseoir, de souffler.

Et que dire de ceux qui font la course avec leurs bras et leurs mains !

D’un bout à l’autre de cet interminable parcours, la foule est là qui applaudit, lance de vivats, encourage ceux qui peinent le plus. Une foule admirative de laquelle sortent parfois des « Vas-y Papa » ou encore un prénom qui fera naître un sourire sur les lèvres d’une femme ou d’un homme, éreinté peut-être, mais fier d’être là, avec ceux qui puisent au plus profond d’eux-mêmes l’énergie nécessaire pour terminer la course commencée.

La souffrance se lit sur maints visages, mais tant pis, une foulée de plus, et encore une autre, et encore… jusqu’à franchir la ligne d’arrivée.

En cette époque où l’on s’habitue à tout recevoir de suite, sans effort, sans attendre, les écouteurs aux oreilles et les yeux dans le vague, voir courir ces femmes et ces hommes qui ne cherchent ni réussite ni gloire, qui ont choisi de s’inscrire dans la catégorie correspondant au temps qu’ils estiment mettre pour franchir les 42 kilomètres et les cent quatre-vingt quinze mètres, est réconfortant. L’effort donne à leur visage une vraie beauté que n’atteindront jamais les images de pub.

Et le petit Valentin, poussé par son père, ou un ami, et qui franchit lui aussi la distance du marathon sur son  siège. Tu peux être fier, Valentin, d’être aimé à ce point.

Merci à vous, coureurs, d’avoir rendu leur lettre de noblesse à l’effort, à la volonté et au courage.

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