FILLON – QUAND ON REGRETTE D’AVOIR RAISON

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          Oui, je regrette d’avoir eu raison lorsque j’ai publié « Au revoir Monsieur Fillon », début février de cette année.

Il ne s’agissait pas d’en vouloir à un homme (l’article ne portait d’ailleurs aucun jugement). En politique, on ne choisit par quelqu’un parce qu’il a l’air sympathique, qu’il est bien habillé et qu’il se dit « catho » (mais l’est-il ? Nous n’en savons rien.)
On choisit le candidat ou le programme qui semble le plus à même de gouverner et gérer un pays afin de réduire les inégalités, réduire le chômage, rendre la dignité à chacun, relever une éthique de vie, pour le bonheur de tous.

Le candidat parfait n’existe pas, on le sait. Si on ne peut que rarement choisir le meilleur, on vote le plus souvent pour celui qu’on pense le moins mauvais. A la primaire de droite, François Fillon avait séduit nombre d’électeurs. Se retrouvant le premier candidat officiel, on ne doit pas s’étonner que l’ensemble des autres candidats lui ait tiré dessus. On peut le regretter, mais  la politique fonctionne comme ça. Triste période en tout cas, durant laquelle on n’a vu que des candidats s’assassiner mutuellement au lieu de proposer des programmes intéressants et constructifs.

Triste spectacle !

Oui, François Fillon aurait dû réagir autrement qu’il ne l’a fait, lorsque le Canard s’est déchaîné. On aurait voulu voir soit un patron fort, courageux, volontaire, intelligent, voulant gouverner pour le bien de tous, soit un homme qui par dignité pour son pays et ses électeurs (et lui-même d’ailleurs) aurait donné sa démission.

Sa défense pendant une semaine en se référant à des « Boules puantes », « forces qui sont à l’œuvre pour me faire taire et tenter d’affaiblir ma candidature », « misogynie », « Si on veut m’attaquer qu’on m’attaque droit dans les yeux, mais qu’on laisse ma femme tranquille », n’a montré qu’un homme en train de piétiner, ne sachant pas comment prendre les choses en main.

La France a maintenant besoin (c’est en tout cas mon opinion) d’un gouvernement courageux de droite. Si M. Fillon avait présenté sa démission, soit une forte partie de la population aurait signé des pétitions lui demandant de revenir (il aurait alors gagné une immense pertinence), soit le numéro deux de la primaire aurait pris sa place et la droite aurait eu toutes ses chances de remporter la présidentielle. Car Alain Juppé, qui a joué la carte du meilleur pendant des mois et des mois, n’aurait alors pas dû avoir le droit de se retirer.

Au lieu de cela, François Fillon s’est enfermé dans une position qui a entraîné de nombreux départs (on peut le regretter, mais c’est ainsi), et sa définition de Plan B = Bérézina lui revient à présent en pleine figure, car la Bérézina c’est lui qui l’a récoltée (et nous par la même occasion.)

Les spécialistes du marketing savent une chose : dans la vie, il faut s’exprimer en fonction de deux éléments :

– le message qu’on veut faire passer,
– la manière de l’exprimer pour que les gens le comprennent.

 En politique, il semble que deux candidats seulement aient  découvert cette manière indispensable de procéder… hélas… :  Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui ont passé leur temps à caresser les déçus et les mécontents dans le sens du poil.

Redresser la France va exiger des efforts que tout le monde n’a pas nécessairement envie de supporter.

Réussirons-nous un jour à voir les acteurs politiques analyser tous les problèmes et toutes les solutions suggérées, avant de déclarer « Je sais, j’ai raison » ? Dans ce cas, peut-être que tout être humain pourrait vivre alors dans le respect et la joie ? Cela s’appelle l’Utopie sans doute ?..

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Jean-Michel Touche

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FILLON : Plan B ou Plan T ?

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     Sur le cas de François Fillon, tout a été dit, par ceux qui le défendent comme ceux qui l’attaquent. Florence Portelli, porte-parole du candidat, n’est-elle pas allée jusqu’à déclarer sur BFM TV (qui n’est pas ma tasse de thé) : « Un collaborateur parlementaire peut être même payés à tricoter. »  Pas mal ! (Cliquer sur Ouest France  3 mars 2017).

Voilà une pièce rare qu’il faudra absolument conserver dans les archives politiques françaises, série « On se fout de nous ». Parce que, quand même, il est navrant de voir la parole politique dégringoler sans frein. Et si cela est véridique, alors, mesdames et messieurs les conseillers parlementaires, prenez vos aiguilles et vos pelotes, et venez rejoindre les ateliers tricot qui font des chandails pour les personnes les plus précaires !

Ce qui importe à présent n’est pas le maintien ou la sortie d’un homme politique mais l’avenir de notre pays. En clair l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. TOUS nos enfants et petits-enfants, quels que soient leur origine, la situation sociale de leurs parents, leur niveau de connaissance et de compétence.

Il est vrai que la frontière droite/gauche enferme les Français dans un rite d’opposition plus catastrophique que constructif, et que nous aurions intérêt à chercher les idées positives de chaque côté afin de commencer à reconstruire une société dans laquelle chacun trouvera sa place.

Le métier politique est certainement très difficile et délicat. La route n’est pas un chemin délicieux où tout fonctionne comme on le désire. Mais un programme politique sensé doit se préparer longtemps à l’avance, en analysant les différents projets, leurs points forts et leurs points faibles, leur possibilité de réalisation, la manière dont ils peuvent se coordonner, les risques qu’ils peuvent entraîner.

La bagarre entre pro et anti Fillon s’est fortement concentrée sur un point de la vie politique, pas sur l’essentiel. A présent, si nous voulons que véritablement la conduite de la France change, nous avons besoin dès à présent d’un candidat fort, pas d’un homme qui n’a pas su affronter ses adversaires, qui s’est laissé glisser dans une réaction des plus maladroites, qui a déclaré qu’un plan B serait un plan Bérézina (il serait donc le seul à pouvoir gouverner notre pays ?).

Si François Fillon empêche le déroulement d’un plan B, on aura droit à un plan T.

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Jean-Michel Touche

François Fillon (Réflexion du Prieur des Dominicains de Montpellier)

Voici  la réflexion du Prieur dominicain de Montpellier, que plusieurs amis m’ont envoyée.

Chers amis,

Il n’est pas dans mes habitudes de quitter le domaine spirituel, mais je me demande s’il est si loin de l’affaire dont je vais parler… Bizarre, oui, de constater aujourd’hui à quel point les médias et réseaux sociaux s’emballent sur une affaire qui, pour le moment, n’en est pas une, mais est révélatrice d’une société fragilisée, en perte totale de repères et de confiance : je veux parler de la prétendue, jusqu’à maintenant, « affaire Fillon ». Je suis surpris, enfin pas vraiment tellement j’ai l’habitude d’Internet, de constater avec quelle facilité des insinuations deviennent des faits. Surtout à partir des réseaux sociaux que plusieurs d’entre vous ne fréquentent pas.

Je ne sais absolument pas si François Fillon est coupable de quoi que ce soit, il l’est peut-être, je ne l’exclus aucunement, mais me situe à un autre niveau…

Pour l’heure, je suis effaré de constater qu’il n’y a rien d’avéré, mais que tout le monde a l’air de considérer que ça l’est : je rappelle, entre autres et pour ceux qui l’auraient oublié, la prétendue « affaire Eric Woerth », dont « l’accusé » a été, pour autant que je sache, entièrement blanchi ! Au bout de quelques années et après avoir été « mis en quarantaine ». Pour François Fillon, au moment où j’écris :

  1. Rien d’illégal, quelles que soient les sommes en jeu (qui sont loin d’égaler ce que certains footballeurs gagnent eux en un mois). Et sachant que la pratique parlementaire mise en cause est peut-être discutable, mais très courante.
  2. Une attaque virulente qui, faute de pouvoir s’en prendre directement à un homme, vise sa femme au prétexte d’un emploi fictif, ce qui, je le répète, est peut-être vrai, peut-être faux, en tout cas difficile à prouver dans un sens ou dans un autre. Et pour le moment appuyée sur quelques modestes témoignages douteux.

Voilà à peu près tout, non tout je crois : un point de départ qui est aussi, pour l’heure, un point d’arrivée.

Puisque polémique il y a sur des fondements aussi ténus, et donc certainement orchestrée, on peut en apporter d’autres dans un autre sens qui manifestent des intérêts cachés, enfin plus ou moins cachés.Je le fais à partir d’un extrait d’une page Facebook, sans avoir pu retrouver l’auteur tellement les infos passent vite sur Facebook, et sans avoir pu vérifier là non plus tous les éléments avancés, et d’un dessin humoristique : juste pour souligner qu’on peut se poser certaines questions bien occultées et qu’il faut être prudent et patient dans les appréciations portées. Dans quelque sens que ce soit

« Les journalistes ne sont pas là pour informer, ils sont les serviteurs de groupes financiers qui manipulent l’opinion publique dans le but de réaliser leur stratégie de développement !

Posez-vous les bonnes questions ; A qui appartient BFM qui «casse du Fillon» à longueur d’antenne ?

A Patrick Drahi, un homme d’affaires franco-maroco-israélien, propriétaire du groupe SFR mais surtout d’Altice médias (une dizaine de chaines d’info, 20 magazines, 7 sites Internet, 7 Applis Mobile, 11 Applis Tablette) les plus connus BFM, RMC, L’Express, Libération, Côté Maison, L’Expansion, Mieux Vivre, Votre Argent, Studio Ciné, Libération, i24 News… Une audience qui lui permet de faire passer ses messages en permanence à… 50% de la population Française (chiffres ACPM)

Pourquoi alors ces médias cassent-ils François Fillon pour faire monter Emmanuel Macron ?

Il suffit de frapper dans google «Drahi Macron» et de lire des centaines de commentaires comme :

Bernard Mourad, ancien Banquier et patron d’Altice Media Group (groupe de Drahi} a abandonné ses fonctions pour rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron comme conseiller spécial et pour structurer le mouvement «en marche».

En 2014, le rachat de SFR par Drahi en concurrence avec Bouygues, Montebourg s’y oppose en disant ; «Numericable a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la Bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal de Sa Majesté la reine d’Angleterre, et lui-même est résident suisse ! Nous avons des questions fiscales à lui poser !» Nous connaissons la suite qui se termine par un feu vert discrètement donné. Macron, lui, soutient le rachat de SFR par Numéricable qui appartient à Drahi.

L’énarque Emmanuel Macron, ex banquier de la Banque Rothschild et ministre des finances de F. Hollande, ose se présenter comme un candidat hors du Système. La machine à bourrer les crânes tournant à plein régime. Mais les éléments s’amoncellent qui prouvent que Macron est bien le candidat de l’oligarchie capitaliste ».

Sans parler du silence tranquille de Mme Le Pen qui se réjouit de ce genre de polémique. Elle n’a même pas à défendre « son » programme….

 

Voir aussi :
– Un ex-attaché parlementaire témoigne
– Fillon, l’auteur du piège identifié  (sur Boursorama)
– L’assassinat politique de François Fillon » – Régis Desmarais sur Le Club de Mediapart

(Remarque : le Club de Médiapart « est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction. »)

 

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Au revoir Monsieur Fillon.

Où va le monde politique ?
La Gauche est de moins en moins adroite, et la Droite de plus en plus gauche.

Le clivage gauche-droite devient d’ailleurs totalement hors-jeu. De bonnes idées, il y en a à gauche et à droite. Même chose pour les mauvaises.

Au lieu de laisser les hommes politiques s’étriper de manière désastreuse, la France ferait mieux de recenser toutes les idées courageuses et nécessaires, d’en faire une sorte de grand organigramme et de les analyser pour voir celles qui peuvent utilement s’harmoniser afin que notre pays se débarrasse de la pauvreté dont trop de Français sont victimes.

Dans le cadre de la prochaine élection présidentielle, après l’amateurisme de la primaire de gauche, nous voici plongés dans l’affaire Fillon.

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Aujourd’hui, elle est allée trop loin. Au lieu de prendre une ligne de défense  correspondant à ce dont on l’accuse, le candidat choisi par les Républicains rétorque avec des mots et des phrases comme  « Boules puantes », « forces qui sont à l’œuvre pour me faire taire et tenter d’affaiblir ma candidature », « misogynie », « Si on veut m’attaquer qu’on m’attaque droit dans les yeux, mais qu’on laisse ma femme tranquille ». (cf. sur Internet Le Monde 30.01.2017)

Mais quid au sujet du travail de son épouse et de ses enfants ? Réel ? Fictif ? C’est ça, la question. C’est là que les Français attendent une réponse. S’il estime que ce travail est authentique, François Fillon doit l’affirmer haut et fort. Le reste, « boules puantes » etc., relève d’un niveau de bagarre politique à la hauteur des pâquerettes (et encore, au-dessous des pétales !) Par maladresse ou plus, François Fillon a démoli son image aux yeux des Français.

La seule chose qu’il devrait faire à présent c’est donner sa démission.

Quant au plan B, aucune nécessité.  Il y a eu des primaires. Un candidat est arrivé second, à lui de remplacer le premier devenu hors-jeu.

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PAYS QUE J’AIME ET QU’ON APPELLE FRANCE

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Où vont les souvenirs quand vient un cri de haine
Et que d’un geste fou on massacre des femmes,
Des hommes, des enfants, en recherchant le drame,
La violence et la mort qu’un seul homme déchaîne ?

 

Jusqu’où dans l’univers vont se perdre les cris
De ces martyrs qu’un assassin a désiré tuer
Parce qu’un jour d’été, soumis à la folie,
Il a loué la mort pour aller la semer.

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Pleure, Ô mon pays, on a pris des enfants,
Des hommes et des femmes qui étaient leurs parents,
Tous des êtres libres venus pour une fête,
Et massacrés de nuit comme de simples bêtes.

 

Pleure, Ô mon pays, je pleure à tes côtés,
Regrettant de n’avoir pas connu ces martyrs
Bien avant que n’arrive l’heure de partir :
J’aurais tant voulu dire que je les aimais !

Copyright 2012 JMT

Pays, Ô mon pays qu’on appelle la France,
J’aime champs et brebis, et odeurs de campagne,
Tes clochers dont j’entends l’écho dans les montagnes
Lorsque sonnaient les cloches au seuil de mon enfance.

Copyright 2012 JMT

J’aime voir tes bovins explorer les limites
Des prés à l’herbe mûre et des derniers bosquets,
J’aime sentir l’odeur émanant des sentiers
Et voir danser les fleurs qu’un coup de vent agite.

 

Mais vous, fauchés si vite et partis pour toujours,
Vous, jeunes ou vieux,  oui, quel que soit votre âge
Vous dont je voudrais tant connaître le visage,
Vous jeunes ou vieux, nous nous verrons un jour.

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Les lieux auront changé, comme aussi les sourires
La paix sera venue. Ce que verront nos yeux
Sera l’œuvre infinie, la présence de Dieu.
Je vous regarderai enfin et pourrai dire :

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Hommes et femmes de France que l’on vient de tuer
Si vous saviez combien vous me manquez !

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Texte et photos © Jean-Michel Touche

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HOMMAGE A CEUX QUI ASSURENT NOTRE SECURITE

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De tout temps, l’homme a révélé une disposition particulière pour la violence.
Caïn n’a-t-il pas tué Abel ?

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Cette violence, certains la dominent tandis que chez d’autres c’est elle qui prend le dessus dès que la machine à adrénaline commence à fonctionner.

Que la colère s’exprime, c’est certainement une nécessité. Mais l’être humain devrait savoir s’imposer une limite, fruit de sa raison. Or les limites paraissent s’évanouir et disparaître totalement chez un nombre croissant d’individus.

Dans ce monde de violence, Daech retient toute l’attention.

Mais réfléchissons : quelle différence entre :

– les comportements d’un calife auto-proclamé et ses sbires qui mettent la religion au service de leur brutalité et de leur orgueil, et qui répandent la terreur au nom d’Allah ;

–  les djihadistes fous furieux, en mal de réflexion, qui semblent avoir totalement perdu la raison et être formatés pour tuer ;

– les fous américains avec leurs armes à feu, qui tirent dans les collèges, les universités et à présent les boîtes gay ;

– les houligans qui perdent la tête dans leurs pintes de bière et s’entretueraient si on les laissait faire ;

 – les casseurs qui s’infiltrent à la suite des manifestants et s’en prennent à tout ce qu’ils peuvent détruire ou chercher à détruire (les policiers notamment, cibles les plus exposées), poussés par une haine incompréhensible pour ceux qui ne la partagent pas… ?

En France, assurer la sécurité est la lourde tâche des policiers, gendarmes et militaires mobilisés à cet effet.

Leur engagement, les risques auxquels ils font face, leurs blessures, leur assassinat, agrémentés des affiches scandaleuses de la CGT, doivent nous inciter à leur déclarer notre soutien et notre reconnaissance, et leur dire un profond et respectueux MERCI.

C’est la raison de cette page du blog.

Si vous la partagez, merci de la faire suivre autour de vous.

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 © Jean-Michel Touche

HOLLANDE SUR FRANCE 2

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(Photo Le Parisien)

Sans vouloir être méchant, notre pauvre président aurait largement pu se passer d’un exercice de style… sans style.

Etait-il convaincu lui-même par ses paroles ? Allez savoir.

La plus vraie des critiques que nous pourrons faire sur lui, à l’avenir (et pourquoi pas dès aujourd’hui), sera de dire que Hollande aura au moins réussi une chose : mettre le pays bas.

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