LA TERRE FRANÇAISE DOIT RESTER FRANÇAISE

Parmi le lot d’informations que l’on reçoit chaque jour, certaines retiennent l’attention tandis que d’autres s’évaporent presque aussitôt, en dépit de leur importance.

L’achat de terres agricoles n’est pas une nouveauté. Mais le niveau atteint devient alarmant.

Franceinfo (22.11.2017) : Après l’Indre, des investisseurs chinois acquièrent 900 hectares de terres dans l’Allier ,
Les Echos (23.11.2017) : Les Chinois continuent de grignoter des champs français,
Le Figaro (2.02.2018) :  Dans l’Allier, l’achat de 900 hectares de terres par un Chinois fait grincer des dents, etc.

« Dans le canton de Chevagnes, un homme d’affaires chinois a discrètement racheté plusieurs terres agricoles, suscitant l’incompréhension et l’agacement des exploitants locaux. L’opération relance le débat sur la souveraineté alimentaire de la France, et la lutte contre l’accaparement des terres. » indique Le Figaro en introduction de son article.

Très intéressants, les articles référencés ci-dessus (ils ne sont pas les seuls) nous apprennent beaucoup de choses. Notamment l’objectif de Keqin Hu, un homme d’affaires chinois : « mettre les céréales françaises sur les tables chinoises. » Et grâce à qui ? Un homme d’affaires français, Marc Fressange, et son entreprise consacrée à la vente de produits français à la Chine.

Au détriment de qui ? Des jeunes agriculteurs français qui voient nos terres accaparées par des sociétés chinoises. Or, souligne La France Agricole (voir son site) « La majorité de ces accaparements se fait via des investisseurs français. »

 

Que les Français puissent produire sur place puis vendre ces produits à des acquéreurs étrangers, pourquoi pas ? Mais vendre nos terres, c’est l’un des plus grands dangers que l’on puisse courir. Imaginons que, par souci de s’enrichir (le souci de l’argent est pour certains une véritable drogue !), quelques sociétés françaises vendent ainsi, de la façon la plus discrète possible, des milliers d’hectares à la Chine. D’où viendra ensuite la nourriture de notre pays ? On la verra s’en aller, emportée par d’énormes containers.

Le gouvernement doit prendre des mesures l’interdisant totalement. C‘est une nécessité absolue pour maintenant et les générations à venir.

Chaque pays doit rester propriétaire de ses terres. Il peut les louer en cas de besoin ou en cas d’impossibilité des les cultiver, mais avec un temps déterminé à l’issue duquel il les récupérera.

LA TERRE FRANÇAISE DOIT RESTER FRANÇAISE !

VOYEZ COMME CETTE TERRE EST BELLE, CONSERVONS-LA

 

LA VENDRE ? MÊME LES CANARDS S’ Y OPPOSENT

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Texte et photos © Jean-Michel Touche

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POURVU QUE JUPITER NE DEVIENNE PAS JU… PITRE

Parmi les dangers de la politique vis-à-vis de ceux qui l’animent, on peut citer la prétention, l’orgueil, mais aussi la bêtise qui risque d’en devenir le fruit.

On a vu Monsieur Fillon, après des interventions de qualité au moment des primaires,  s’emmêler avec des affaires qu’il n’a pas su gérer, on voit en Turquie un orgueilleux qui se prend pour le sultan mondial, et aux Etats-Unis un milliardaire aux réactions inattendues et potentiellement dangereuses (ne serait-ce que pour le climat.) Arrêtons là, une liste complète serait très longue…

Et chez nous, que voyons-nous ?

La fibre de Monsieur Macron donne l’impression de se mettre à vibrer un peu trop vite. Chef de la France ? C’est vrai. Mais élu avec moins de la moitié des voix des inscrits (voir article précédent).

Un début de mandat un peu cafouilleux avec des informations d’un jour modifiées le lendemain, des chiffres susceptibles de changer du jour au lendemain (après avoir annoncé aux collectivités locales qu’elles devraient faire 10 milliards d’économie, Jupiter annonce que ça sera en réalité 13 milliards.)

Mais le grand cafouillage concerne ses rapports avec l’Armée. Que la France doive faire des économies, c’est une évidence. Mais où ?

Trois questions :

– Est-il logique de confier à l’Armée de notre pays un travail considérable tout en retirant 850 millions d’euros de son budget alors qu’il lui faut rénover son matériel ?

– Est-il anormal que le chef d’état-major de l’Armée mette en garde contre cette réduction (ne s’agit-il pas, au contraire, d’une remarque plus que justifiée, celle d’un spécialiste qui, s’il n’est pas Président de la République, connaît le fonctionnement de notre Armée et ses besoins alors que le Président n’en connaît rien ? Le chef d’état-major n’a-t-il pas tout simplement fait son travail ?)

– Est-il honnête de la part du Président de la République de déclarer qu’il n’est « pas digne d’étaler certains débats sur la place publique » alors que le Général de Villiers a déclaré son désaccord sur cette réduction de budget devant le président de la République lors d’un conseil de Défense, et devant la Commission de la Défense de l’Assemblée ? (cf France Info du 17/07/2017)

Gouverner un pays demande à la fois de l’intelligence, de l’autorité et du courage, mais aussi la modestie de réaliser qu’on ne sait pas tout et que « les autres » peuvent également donner des avis constructifs.

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Et maintenant, que vais-je faire…

Le titre de cette chanson déjà ancienne (Gilbert Bécaud), reste criant d’actualité.

La France se retrouve avec un président de la République élu par un peu moins d’un Français sur deux (43.61% des inscrits au second tour et 66.10% des suffrages exprimés, chiffres du Ministère de l’Intérieur), une Assemblée Nationale qui lui est a priori totalement dévouée (en tout cas pour l’instant), une extrême droite heureusement ratiboisée, et des insoumis, style Mélanchon et Ruffin, aux réactions qui rappellent davantage la révolution française qu’elles ne peuvent servir à remonter la France.

Le tout accompagné d’une droite qui ne sait pas très bien ce qu’elle doit dire et faire.

Les grands penseurs de notre pays, les ex-ceci et les ex-cela, les « émérites », très sûrs d’eux et autres Messieurs Je-Sais-Tout, assassinent ceux qui détiennent aujourd’hui le pouvoir avec des arguments qui, si on réfléchit, très souvent n’en sont pas et frôlent la fausse information et le déni de réalité.

S’ils savaient à quel point on s’en fiche ! (et je reste poli…)

L’essentiel aujourd’hui n’est pas de jouer à Monsieur-J’ai-Raison. L’essentiel est le devenir de notre pays et la vie de ceux qui en sont les citoyens. A force de croire qu’ils avaient raisons, les politiques de droite et de gauche ont mis la France dans un état dans lequel elle ne doit plus rester.

Ce qu’il faut à présent, c’est chercher des solutions nouvelles puisque les précédentes n’ont pas porté de fruits (quand elles n’ont pas en plus accéléré les problèmes…)

Bien sûr, les mesures à prendre ne satisferont pas tout le monde sur le moment. Mais quand on a mal aux dents et que l’on se rend chez le dentiste, on sait que l’on va avoir mal, mais qu’ensuite le problème sera résolu. Image peut-être caricaturale, direz-vous, mais qui montre bien que toute solution exige le courage de traverser un cap délicat et difficile.

Que l’on admire Monsieur Macron ou qu’on ne l’aime pas, il est nécessaire d’aider le gouvernement à entreprendre les réformes qui permettront à notre pays de retrouver un niveau d’emploi normal et stable, de gommer les inégalités trop choquantes (la course aux super salaires est une véritable folie dont rien ne justifie le niveau des écarts entre les plus petits et les millions des mieux payés, c’est en tout cas mon avis !)

Alors cessons de tout critiquer et réfléchissons aux mesures qui pourront s’avérer les plus efficaces pour que chaque personne puisse avoir une vie normale et heureuse.

Nous avons souvent l’occasion d’adresser une marque de sympathie à ceux que nous croisons, même lorsque nous ne les connaissons pas. Assis en groupe sur notre chemin, des jeunes rient un peu fort et paraissent se moquer des passants ? Un simple « Bonjour jeunes gens, je vois que vous avez le moral » peut les amener à sourire et à se dire que les bourgeois (je n’aime pas ce mot) peuvent leur offrir de la sympathie. Un sans-abri fait la manche près d’un magasin devant lequel vous passez ? « Bonjour Monsieur (ou Madame) » est un signe de respect ou de reconnaissance qu’il ou elle est un être humain. Et ce simple « Bonjour » peut lui remonter le moral pour un bon moment de la journée.

Or, vous savez quoi ? Leurs sourires en reconnaissance vous remonteront le vôtre.

Alors, on essaie ?

Vous avez des idées, des suggestions ? N’hésitez pas. Nous en avons tous besoin !

Jean-Michel
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VOTER EN HOMME LIBRE, une autre approche

Le texte ci-après, reçu comme commentaire à l’article « Voter en homme libre » du 1er mai 2017,
m’a paru mériter une meilleure place qu’un simple commentaire,
c’est pour cette rasion qu’il est présenté
sous la forme d’un nouvel article.

« Voici un message très équilibré qui montre que s’abstenir, c’est mettre au même niveau Le Pen et Macron : il faut choisir Macron, même avec réserve et gérer les législatives.

« En vue du second tour des élections : un texte de l’équipe du Ceras
Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ont engendré espoir pour les uns, déception pour les autres. Quelles que soient nos convictions, il nous faudra pourtant aller voter le 7 mai : pas question de rester, selon l’expression du pape François, « au balcon de la vie » ni de l’Histoire ! Le choix est désormais limité, mais c’est à travers lui que peut et doit s’exprimer notre liberté. L’abstention, dans notre système électoral, laisse le choix aux autres. Elle ne saurait donc être une solution. »

 

Le texte du CERAS, que vous trouverez en cliquant sur
En vue du second tour des élections : un texte de l’équipe du Ceras
est particulièrement intéressant et enrichissant. A LIRE ABSOLUMENT !

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Centre Sèvres : « Politique : leçons d’une élection, enjeux pour les chrétiens »

Soirée Mardi d’Éthique Publique en partenariat avec la revue Études et le CERAS.
Une soirée pour tenter de tirer les premiers enseignements de cette période électorale, notamment pour les chrétiens, et d’aider à envisager l’avenir.
Avec la participation entre autres de :
Jean-Marie DONÉGANI enseignant à Sciences Po Paris, enseignant-chercheur associé au Cevipof.
P. Grégoire CATTA, jésuite, théologien, enseignant au Centre Sèvres, membre du CERAS et de la revue Projet.
Guy AURENCHE, avocat, ancien président de l’ACAT et du CCFD-Terre Solidaire.
Soirée animée par P. François Boëdec.

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VOTER EN HOMME LIBRE

Le texte ci-dessous a été envoyé par un ami
qui explique son vote d’homme libre.

Si , effectivement , FILLON n’avait pas débuté son parcours de candidat à la Présidence de la République par ses imprudentes déclarations :  » Vous imaginez le Général de Gaulle mis en examen se présentant à l’élection présidentielle …. ET … Si je suis mis en examen démissionnerai … ET … Je demande à ce que la justice m’entende le plus rapidement possible «  pour récuser ensuite la rapidité de sa mise en oeuvre , LES CHOSES SE SERAIENT PASSEES AUTREMENT car , il offre , sur un plateau , au pouvoir socialiste et ses relais médiatico-juridiques , l’occasion inespérée d’invalider la candidature de la droite majoritaire dans le pays , assurée de revenir au pouvoir .

Mais , en faisant ces déclarations , le  » cheval blanc FILLON  » n’imagine pas un instant , être concerné par  » les affaires  » consistant à avoir rémunéré des membres de sa famille comme collaborateurs puisque c’est encore LEGAL et que cette disposition , discutable moralement , concerne une centaine de députés et sénateurs ( nombre à vérifier ) .

Il est beaucoup plus aisé , à postériori , d’imaginer la conduite qui aurait dû être la sienne dès le début de la polémique en déclarant :

 » Je suis innocent , néanmoins , pour apaiser les doutes qui pèsent sur ma personne , je dépose les sommes incriminées versées aux membres de ma famille à la caisse des dépôts dans l’attente d’une décision de justice  » . 

Par ailleurs , comment ne pas admettre que toute cette affaire d’emplois de collaborateurs familiaux , fictifs ou pas ( la justice tâchera de répondre ) , était connue depuis longtemps puisque FILLON avait quitté le pouvoir depuis 5 ans et que cette curée médiatico-politico-juridique est mise en oeuvre à 2 mois de l’élection , à un moment où la gauche est disqualifiée par 5 ans de pouvoir .

Mais enfin , où sont la présomption d’innocence , le secret de l’instruction ? L’erreur judiciaire inhérente à la faillabilité du jugement des hommes est une réalité ; comment ne pas citer l’exemple de Patrick DILS , condamné à plusieurs reprises à la prison à vie pour le meurtre de 2 enfants à Montigny les Metz mais qui , au terme d’un énième appel , a été totalement innocenté après 14 ans de prison où il a subi de multiples violences physiques , des viols par ses co-détenus ( que les violences sur enfants insupportent particulièrement ) et vu sa structure psychologique , déjà fragile , à jamais détruite malgré l’indemnisation consentie par l’état pour erreur judiciaire . 

Je ne parle pas de SARKOZY ( qui n’est pas ma tasse de thé ) , qui , pour avoir critiqué le pouvoir judiciaire ( comme l’ENA , l’Armée … ) et eu des comportements , des fréquentations , discutables , a été mis en examen à 3 ou 5 fois ( à vérifier ) et qui , pour le moment , a bénéficié d’autant de non-lieux .

Le courage constant de FILLON dans ses épreuves m’ont étonné , et c’est cette qualité dont le futur Président de la République doit être pourvu pour , redresser le pays , dialoguer d’égal à égal avec les grands de ce monde instable confronté à la barbarie islamiste et négocier l’amélioration du fonctionnement l’Europe , INDISPENSABLE à notre stabilité et notre avenir , pour qu’elle devienne moins technocratique , plus démocratique et en mesure de prendre en charge les grands sujets du moment , mais d’ignorer la codification technique des  » épluches-légumes « .

Si donc , la communication inadaptée de FILLON sur ses  » affaires  » a pu décevoir nombre de ses soutiens , et j’en suis , je considère que l’intérêt supérieur du pays commandait de voter pour le meilleur programme des candidats de la droite et non pour l’homme , car , si nous exigeons  » un saint  » pour diriger le pays , il vaut mieux aller à la pêche le jour du vote .

FILLON parti pour les 1,5% de voix que DUPONT-AIGNAN a prélevé sur son compte , la droite est déchirée pour un moment .

C’est donc un jeune homme , jamais élu , formé à l’ENA , formaté par la finance et propulsé par Hollande , qui va diriger à 40 ans le pays dont je souhaite , même si j’ai des doutes , la réussite .

Senior Economiste dans une banque anglaise , notre fils nous a rapporté l’explosion de joie des traders de Londres , à l’annonce du succès ( assuré ) de Macron .

Est-ce que la jeunesse de cet homme , brillantissime , suffit à privilégier notre choix alors qu’un minimum d’expérience est nécessaire pour exercer la magistrature suprême et que le choix de MACRON est , en réalité , davantage , le résultat d’un vote de rejet des autres candidats que d’adhésion  ?

De quelle majorité disposera t’il pour gouverner sachant , à titre d’exemple , que ses soutiens vont de personnalités politiquement aussi éloignées que MADELIN ( ancien d’ordre nouveau = extrême droite ) à Robert HUE , ancien secrétaire général du P.C.

En tentant de rester pondéré , n’a t’il pas commis une forme de TRAHISON en déclarant en ALGERIE , pays étranger , que la FRANCE avait commis un crime contre l’humanité , un génocide par purification ethnique , ce qui est strictement inexact et juridiquement infondé car l’application de ce concept nécessite l’élimination d’une catégorie de population en regard de son origine ethnique , religieuse , de son orientation sexuelle ou idéologique pour les francs-maçons .

Les exemples internationalement reconnus au plan juridique sont , le génocide des juifs par les nazis , des arméniens par les turcs , des tutsis par les hutus et , à vérifier , d’un quart de la population cambodgienne par POL-POT .

Je note au passage que la guerre d’Algérie a été déclenchée par un gouvernement socialiste dont , 62 ans plus tard , Macron a fait partie à un haut niveau de responsabilités .

Je termine sur ce point ( auquel les jeunes générations sont peu sensibles ) , en indiquant que par cette déclaration scandaleuse , Macron a pris le risque , en cette période troublée et dangereuse pour le pays , d’exalter les rancoeurs de la population d’origine maghrébine de 3 ème génération vivant en France , désocialisée , sensible à la radicalisation et tentée de commettre des attentats sur notre sol ou dans les pays étrangers où vivent nos expatriés .

Le peuple Français est sociologiquement singulier en Europe en ce sens que , par son histoire , il est à la fois , royaliste et régicide , partisan de l’ordre et révolutionnaire , corporatiste , individualiste , gardien jaloux des avantages acquis , PRIVILEGIANT la forme , le discours , du fait de son affectivité , de son goût du bon mot , des belles formules ( influence des grands auteurs ? ) , le séducteur , le camelot … AU DETRIMENT du fond proposé par un homme sérieux faisant l’économie de promesses intenables . 

Comment régler les 2170 milliards de dettes sans effort collectif que nos enfants et petits enfants devront tôt ou tard apurer ?

Ma réticence Macron est aussi liée à ses positions assumées sur la famille , favorable à la P.M.A. pour les homosexuels et à la G.P.A. pour tous ( location d’utérus ) , comme si le DROIT DE L’ENFANT d’avoir un père et une mère pour sa construction psycho-affective et son identité sexuelle n’était pas PRIORITAIRE sur le DROIT D’AVOIR  UN ENFANT pour un couple homosexuel en quête d’équilibre et de normalité sociale . 

En consultant régulièrement des homosexuels qui n’ont pas choisi leur orientation sexuelle , je témoigne de leur besoin d’écoute , de compréhension ,  d’empathie pour les aider à vivre leur réalité existentielle .

 ° ° °

L’offre politique du moment ne me convenant pas , ignorant totalement les consignes de votes données par les  » rats quittant le navire  » pour des avantages futurs espérés , je voterai BLANC en homme libre en espérant de tout coeur la réussite de Macron pour le redressement économique et moral ( j’ai le droit de rêver ) de notre cher pays .

Bernard D.

FILLON – QUAND ON REGRETTE D’AVOIR RAISON

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          Oui, je regrette d’avoir eu raison lorsque j’ai publié « Au revoir Monsieur Fillon », début février de cette année.

Il ne s’agissait pas d’en vouloir à un homme (l’article ne portait d’ailleurs aucun jugement). En politique, on ne choisit par quelqu’un parce qu’il a l’air sympathique, qu’il est bien habillé et qu’il se dit « catho » (mais l’est-il ? Nous n’en savons rien.)
On choisit le candidat ou le programme qui semble le plus à même de gouverner et gérer un pays afin de réduire les inégalités, réduire le chômage, rendre la dignité à chacun, relever une éthique de vie, pour le bonheur de tous.

Le candidat parfait n’existe pas, on le sait. Si on ne peut que rarement choisir le meilleur, on vote le plus souvent pour celui qu’on pense le moins mauvais. A la primaire de droite, François Fillon avait séduit nombre d’électeurs. Se retrouvant le premier candidat officiel, on ne doit pas s’étonner que l’ensemble des autres candidats lui ait tiré dessus. On peut le regretter, mais  la politique fonctionne comme ça. Triste période en tout cas, durant laquelle on n’a vu que des candidats s’assassiner mutuellement au lieu de proposer des programmes intéressants et constructifs.

Triste spectacle !

Oui, François Fillon aurait dû réagir autrement qu’il ne l’a fait, lorsque le Canard s’est déchaîné. On aurait voulu voir soit un patron fort, courageux, volontaire, intelligent, voulant gouverner pour le bien de tous, soit un homme qui par dignité pour son pays et ses électeurs (et lui-même d’ailleurs) aurait donné sa démission.

Sa défense pendant une semaine en se référant à des « Boules puantes », « forces qui sont à l’œuvre pour me faire taire et tenter d’affaiblir ma candidature », « misogynie », « Si on veut m’attaquer qu’on m’attaque droit dans les yeux, mais qu’on laisse ma femme tranquille », n’a montré qu’un homme en train de piétiner, ne sachant pas comment prendre les choses en main.

La France a maintenant besoin (c’est en tout cas mon opinion) d’un gouvernement courageux de droite. Si M. Fillon avait présenté sa démission, soit une forte partie de la population aurait signé des pétitions lui demandant de revenir (il aurait alors gagné une immense pertinence), soit le numéro deux de la primaire aurait pris sa place et la droite aurait eu toutes ses chances de remporter la présidentielle. Car Alain Juppé, qui a joué la carte du meilleur pendant des mois et des mois, n’aurait alors pas dû avoir le droit de se retirer.

Au lieu de cela, François Fillon s’est enfermé dans une position qui a entraîné de nombreux départs (on peut le regretter, mais c’est ainsi), et sa définition de Plan B = Bérézina lui revient à présent en pleine figure, car la Bérézina c’est lui qui l’a récoltée (et nous par la même occasion.)

Les spécialistes du marketing savent une chose : dans la vie, il faut s’exprimer en fonction de deux éléments :

– le message qu’on veut faire passer,
– la manière de l’exprimer pour que les gens le comprennent.

 En politique, il semble que deux candidats seulement aient  découvert cette manière indispensable de procéder… hélas… :  Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui ont passé leur temps à caresser les déçus et les mécontents dans le sens du poil.

Redresser la France va exiger des efforts que tout le monde n’a pas nécessairement envie de supporter.

Réussirons-nous un jour à voir les acteurs politiques analyser tous les problèmes et toutes les solutions suggérées, avant de déclarer « Je sais, j’ai raison » ? Dans ce cas, peut-être que tout être humain pourrait vivre alors dans le respect et la joie ? Cela s’appelle l’Utopie sans doute ?..

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Jean-Michel Touche

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FILLON : Plan B ou Plan T ?

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     Sur le cas de François Fillon, tout a été dit, par ceux qui le défendent comme ceux qui l’attaquent. Florence Portelli, porte-parole du candidat, n’est-elle pas allée jusqu’à déclarer sur BFM TV (qui n’est pas ma tasse de thé) : « Un collaborateur parlementaire peut être même payés à tricoter. »  Pas mal ! (Cliquer sur Ouest France  3 mars 2017).

Voilà une pièce rare qu’il faudra absolument conserver dans les archives politiques françaises, série « On se fout de nous ». Parce que, quand même, il est navrant de voir la parole politique dégringoler sans frein. Et si cela est véridique, alors, mesdames et messieurs les conseillers parlementaires, prenez vos aiguilles et vos pelotes, et venez rejoindre les ateliers tricot qui font des chandails pour les personnes les plus précaires !

Ce qui importe à présent n’est pas le maintien ou la sortie d’un homme politique mais l’avenir de notre pays. En clair l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. TOUS nos enfants et petits-enfants, quels que soient leur origine, la situation sociale de leurs parents, leur niveau de connaissance et de compétence.

Il est vrai que la frontière droite/gauche enferme les Français dans un rite d’opposition plus catastrophique que constructif, et que nous aurions intérêt à chercher les idées positives de chaque côté afin de commencer à reconstruire une société dans laquelle chacun trouvera sa place.

Le métier politique est certainement très difficile et délicat. La route n’est pas un chemin délicieux où tout fonctionne comme on le désire. Mais un programme politique sensé doit se préparer longtemps à l’avance, en analysant les différents projets, leurs points forts et leurs points faibles, leur possibilité de réalisation, la manière dont ils peuvent se coordonner, les risques qu’ils peuvent entraîner.

La bagarre entre pro et anti Fillon s’est fortement concentrée sur un point de la vie politique, pas sur l’essentiel. A présent, si nous voulons que véritablement la conduite de la France change, nous avons besoin dès à présent d’un candidat fort, pas d’un homme qui n’a pas su affronter ses adversaires, qui s’est laissé glisser dans une réaction des plus maladroites, qui a déclaré qu’un plan B serait un plan Bérézina (il serait donc le seul à pouvoir gouverner notre pays ?).

Si François Fillon empêche le déroulement d’un plan B, on aura droit à un plan T.

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Jean-Michel Touche

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