Objets inanimés, avez-vous donc une âme…

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Cet article pourrait aussi s’intituler « Brocante en Bourgogne »

Chacun d’entre nous a eu la curiosité de parcourir les trésors que contiennent les Brocantes. Au moins une fois dans sa vie.

Peut-être « trésors » est-il un grand mot.

Et pourtant !.. On prend dans sa main un objet, on le retourne, on le sent, _33on le pèse, on le regarde. Puis on le repose. Mais quelque chose agit et nous le fait reprendre, bien qu’on se dise « Je n’en ai pas besoin, qu’en ferais-je ? »

… Au cœur de la Puisaye, dans l’Yonne, Saint-Fargeau est réputée pour son château, millénaire et magnifique. Ce n’est pourtant pas lui qui a retenu tout d’abord mon attention, mais une maison entièrement dédiée à la brocante, le dépôt-vente de Nicole Duperrier.

Si vous vous dirigez vers le château en passant par la place de Lattre de Tassigny, vous ne pouvez manquer cette étrange caverne d’Ali Baba. Dès le trottoir, des louches accrochées aux volets, des casseroles, des pots à lait, de la faïence, des paniers d’osier. . .  un curieux bric-à-brac qui éveille la curiosité.

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Près de la porte d’entrée, des tableaux de toute sorte, en équilibre contre le mur.

Vous gravissez deux marches et là… bienvenue dans le monde des souvenirs hétéroclites.

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Innombrables verres de toutes tailles, rangés les uns à côté des autres, lampes à huile en cuivre, tableaux divers pour tous les goûts, ours en peluche qui n’ont plus d’âge, maquettes, petites voitures avec ou sans roues, cafetières des années quarante et plus si affinité, petits personnages divers, et une poupée qui pourrait être aujourd’hui arrière grand-mère et qui, toute sage et silencieuse, attend on ne sait quoi.

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Pas un centimètre de libre dans cette maison. L’étroit escalier qui mène à l’étage est lui aussi colonisé par quantité de bibelots, et dès le palier on comprend qu’il faudra faire moult attention si l’on veut entrer dans les deux ou trois pièces de l’étage sans rien casser ni abîmer, ni faire tomber. Il y en a partout.

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Alors, intuitivement, remonte à la mémoire cette réflexion de Lamartine:

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme

qui s’attache à la nôtre et la force d’aimer ? »

Quelle est l’histoire de cette robe encore fraîche ? Qui l’a portée ? Quand? Qu’a-t-elle visité, cette petite robe ?

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Et ces clubs de golf, à qui ont-ils servi ? Qui les a pris dans ses mains pour frapper une balle peut-être indocile, perdue dans quelque marais et jamais retrouvée ?

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Et cette grande affiche de Jane Avril, fille d’une demi-mondaine et d’un noble italien, qui si souvent servit de modèle à Toulouse-Lautrec, qui donc la possédait ? Sur quel mur trônait-elle ?

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Une promenade en brocante est un questionnement permanent en histoires inconnues, un fil tendu avec le passé, avec les autres, ceux qui ont aimé ces objets, les ont conservés, peut-être même cachés quelque temps pour qu’on ne les oblige pas à s’en séparer, et puis un jour. . .

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Allez, bye-bye, et surtout, parole de clown, ne nous oubliez pas !

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Photos © Jean-Michel Touche

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Augustodunum

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Augustodunum (en passant par Autun)

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Savez-vous qui, entre 27 avant et 14 après Jésus-Christ, a fait construire Augustodunum, sur les bords de l’Arroux ?

L’empereur Auguste lui-même. Par la suite, et assez rapidement, Augustodunum devait devenir « Sœur émule de Rome ». Pas mal, non ?

S’il revenait aujourd’hui, l’empereur serait un peu perdu. Certainement il ne reconnaîtrait rien de l’Augustodunum d’antan aujourd’hui devenue Autun. Mais peut-être aimerait-il marcher dans la ville et se promener dans les environs ?

Contentons-nous de trois haltes, la première à la Maison Sainte-Barbe, la seconde à la Cathédrale Saint-Lazare en complément des photos qui illustrent l’article « Belle Bourgogne, tes pierres nous parlent » (cliquez si vous souhaitez le revoir), enfin la troisième à l’Exposition de Chantal Dunoyer.

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. . . Maison Sainte-Barbe

« La maison Sainte-Barbe doit son origine à la fondation du dortoir du chapitre cathédrale d’Autun par l’évêque Jonas en 858, poursuivie par Augier en 877. »

Ainsi commence la présentation de cette belle demeure, sur le site qui lui est consacré et que je ne saurais trop vous conseiller de visiter en cliquant sur Maison Sainte-Barbe.

Même si l’on n’est pas empereur romain, on appréciera la manière dont on est accueilli, bien sûr, l’originalité des chambres, de la salle de petit-déjeuner, de l’entrée et du jardin, et de manière générale, le charme des lieux. Charme peut-être difficile à commenter, mais que vous pourrez découvrir grâce à quelques photos.

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La nuit, autour de la Maison Sainte-Barbe

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. . . Et, tout près, la cathédrale Saint Lazare

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-198Admirateurs du tympan de la cathédrale

_206Le maître-autel

_197Relique de Saint Lazare (dans le maître-autel)

Au Vème siècle, l’évêque d’Aix en Provence, qui s’appelle Lazare, se rend à Jérusalem où il doit assister à un synode. A son retour, son diocèse adopte le culte de Lazare, ressuscité à Béthanie par Jésus son ami (Jean, chapitre 11).

Avec le temps (cela prend tout de même trois siècles), on finit par mélanger allègrement le culte de Lazare ami de Jésus avec le tombeau de l’évêque retrouvé sous Charlemagne. Assurément, la relique conservée en la cathédrale d’Autun ne provient pas du Lazare ressuscité à Béthanie, mais de l’ancien évêque d’Aix. Vous en saurez davantage en consultant le site de l’Abbaye de Notre-Dame de Venière.

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Chantal Dunoyer

Si vous n’avez pas encore la chance de connaître son talent, et si vous voyez dans la rue une oie qui vous toise à la manière de celle-ci. . .

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. . . n’hésitez pas, entrez ! Vous allez découvrir une étonnante exposition de la personne qui vous regarde. . .

_192. . . Chantal Dunoyer elle-même.

De cette artiste tout à fait originale, voici ce qu’écrit l’écrivain Maurice G.Dantec :

« Installée depuis 40 ans dans les dépendances du domaine familial de Toulongeon, et depuis près de 60 ans dans l’indépendance d’une vie d’artiste pas vraiment comme les autres, Chantal Dunoyer a fait faire à ses poules morvandelles leur entrée dans les galeries d’art et les musées. [… ]

Ses poules de luxe ont la rondeur généreuse de l’artiste elle-même, la plénitude des croupes des Monts du Morvan qui les abritent. Ebourrifées par l’hiver, conquérantes ou humbles, pensives ou farceuses, elles ont la vérité d’une basse-cour morvandelle et la boue de l’Autunois colle à leur plumage de papier.

Chantal est technicienne en avicollage. Ses volailles fermières ont une autre saveur que nos poulets prêt-à-cuire, et le poulailler de Chantal Dunoyer est à notre langue-de-bois artistique ce que le chapon de Bresse est au Chikengburger de boulevard. »

Allez, plutôt que de vous laisser mijoter, voici quelques-unes de ses réalisations.

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. . . Enfin, vu en chemin . . .

_159Etranges fruits du terroir. . .

_182Le temple de Janus

_156Clin d’oeil bourguignon à la Bretagne.

Et pour finir, un coup de chapeau en vitrine !

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Photos ©Jean-Michel Touche

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Flânerie en pays burgonde

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     Le saviez-vous ? Avant d’être Bourgogne (Bregogne en morvandiau), cette belle et riche région s’appelait la Buregondie, du nom des Burgondes qui en firent un royaume. Celui-ci devait ensuite devenir Royaume des Deux Bourgognes, puis se diviser en comté et duché de Bourgogne.

     Mais ce n’est pas un historique de la Bourgogne que je vous propose. Seulement une courte balade en pays Burgonde, à l’aide de photos prises ici ou là au gré des virages, des paysages, des moments inattendus et de la lumière.

     Mézilles, tout d’abord, non loin de Saint-Sauveur en Puisaye, premier arrêt. Brève flânerie auprès d’un cours d’eau et d’un gué.

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     Un certain nombre de lieues et virages plus tard, nous entrons dans Saint-Fargeau, où le château attire tous les regards par sa taille et sa couleur. Deux tours rondes et massives en gardent l’entrée, tandis qu’un parement de briques roses et des lanternons au-dessus des toitures lui donnent une belle élégance.

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     C’est la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, exilée à Saint-Fargeau par son royal cousin en raison de son engagement dans la Fronde, qui tranforme en château, avec l’architecte François Le Vau, l’ancien pavillon de chasse devenu à l’époque  forteresse .

Perdons-nous quelque temps dans ses combles.

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     Saint-Fargeau est aussi l’occasion d’assister à un splendide spectacle de Son et Lumière, et de rêver dans la brocante de Nicole Duperrier.

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     Poursuivons notre route. Allez jusqu’à Donzy, nous recommande un couple avec lequel nous partageons un petit déjeuner à la sympathique Maison d’Hôtes l’Orée des Vignes. Entrez au Moulin de l’Île. Vous y trouverez…

     Mais voyez plutôt.

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      Au bord de la Talvane (à moins que ce ne soit le Nohain car Donzy s’est installée au confluent de ces deux rivières), on peut voir la maison des maîtres du Moulin.

     Si vous vous y rendez, vous verrez le moulin lui-même, juste à côté. Bien que la hauteur de la chute d’eau soit minime, une conduite forcée pousse l’eau vers une roue qui actionne tout le moulin, à commencer par une énorme meule sous laquelle s’écrasent selon le cas les noix ou les noisettes._108

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     Aux environs de Donzy, voici Saint-Sauveur en Puisaye, ville natale de Colette. Elle se caractérise par l’existence d’un monumental donjon du XIème siècle, la tour Sarrazine, dont on ignore à peu près tout, et dont l’esthétique ne laisse pas un souvenir impérissable (mais évidemment il n’était pas construit dans ce but.) St-Sauveur en Puisaye possède également un musée consacré à Colette.

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     L’étape suivante, La Charité sur Loire, est particulière. Pour deux raisons. L’église Notre-Dame, tout d’abord, le rayonnement du livre ensuite.

     Edifiée à partir de 1059, la prieurale mesurait 122 mètres de long, à peine moins que Notre-Dame de Paris qui en mesure 130. Malheureusement, plusieurs travées sont détruites par un incendie en 1559 (il n’en reste aujourd’hui que quatre) ainsi que le clocher. Le porche d’origine et la tour Sainte-Croix se trouvent donc séparés du reste de l’église, comme le montrent les photos ci-dessous, et des habitations ont été construites dans les arcs des travées disparues.

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Quatre travées séparaient la porte que vous voyez ci-dessus, du porche de l’église (photo suivante).  Dans les arcatures de ces travées se trouvent aujourd’hui des logements et l’office du tourisme._129.

_128Cela crée à l’extérieur un mélange assez étonnant, que l’on oublie une fois entré dans l’église.

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_135Ce tympan représente la Transfiguration

_132Détail du tympan (la présentation de l’enfant Jésus au Temple)

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La Charité sur Loire se distingue par une autre caractéristique : une douzaine de librairies se sont ouvertes dans la partie basse de la ville, près de la Loire, dans le sillage de Christian Vallériaux, libraire parisien venu s’y installer en 1995. C’est ainsi que La Charité sur Loire est devenue « La Ville du Livre ».  On y trouve toutes sortes d’ouvrages, et de nombreux lecteurs installés un peu n’importe où, lisant livres ou journaux.

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_142(photo à l’ancienne)

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Il est une autre caratéristique surprenante, à La Charité sur Loire : le nombre de sentences que l’on peut lire sur les murs de la ville. En voici quelques-unes.

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L’humanité devrait y réfléchir !

_148Ben… Dame oui !

_146J’avoue avoir moi-même grimpé le raidillon en hérétique, ravi de ce clin d’oeil à mes très proches amis protestants.

. . . et peut-être à bientôt pour un autre aperçu burgonde ?

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Photos © Jean-Michel Touche

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Jeu de lumière et de nuit

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Nous le savons bien, ce que l’on voit le jour prend une dimension nouvelle, une fois venue la nuit.

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Imaginez que vous vous trouvez à Saint-Fargeau, en Bourgogne. L’obscurité descend peu à peu, tapissant progressivement de sombre le château près duquel vous êtes assis, l’étang endormi, en face de vous, et les arbres nombreux presque noyés dans la pénombre.

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Soudain une voix s’élève, grave et belle, qui remplit l’espace. D’épisode en épisode, elle va conter l’histoire du château, depuis le tout début lorsqu’en 995 Héribert, fils naturel d’Hugues Capet et évêque d’Auxerre, entreprend en ces lieux la construction d’une résidence fortifiée qui sera également relai de chasse avant d’être transformé en château.

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Voilà que commence l’enchantement. Des personnages sortent des fourrés, des bois alentours, de l’étang qu’ils traversent à cheval ou à pied, du château lui-même, bien sûr, comme de vagues silhouettes.

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Sous nos yeux vont se dérouler les principaux événements qui ont marqué l’histoire de Saint-Fargeau, notamment son acquisition en 1450 par Jacques Cœur, grand argentier de Charles VII avant de tomber en disgrâce, et l’exil de la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, mise à l’écart en 1652 par son royal cousin pour avoir pris part à la Fronde et tiré du canon sur les troupes du Roi depuis la Bastille.

Rassurez-vous, je ne vous raconterai pas l’histoire de ce superbe château (encore qu’elle mérite d’être connue). Je laisserai les photos prises au cours du Son et Lumière remonter avec vous le temps, jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale, en regrettant de ne pouvoir vous faire goûter la musique qui accompagne ce spectacle en tout point remarquable.

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Ils sont six-cents bénévoles, enthousiastes, qui donnent vie à l’un des plus beaux Son et Lumière de France, avec leurs chevaux, leurs meutes, leurs oies, cochons et autres animaux, avec les vestiges du passé retrouvés ça et là. Six-cents qui ont été longuement applaudis à la fin de ce remarquable spectacle, et qui à leur tour ont applaudi leur public .

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Oui, ce que l’on voit le jour prend une dimension mystérieuse, une fois venue la nuit.

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Photos © Jean-Michel Touche

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Belle Bourgogne, tes pierres nous parlent !

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Oui, belle Bourgogne, tes pierres nous parlent !

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Façonnées et assemblées par la main de sculpteurs, bâtisseurs et architectes, elles nous prennent le cœur par la beauté parfois déroutante des formes, des visages, des attitudes.

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Tout autour du monde, les œuvres les plus belles, les plus pénétrantes, celles qui nous interpellent le plus profondément, sont inspirées par la Foi, quelles que soient les religions.

Le  Christ tout d’abord, si souvent évoqué, représenté ou chanté, la Vierge, les Piétas ou les mises au tombeau : langage à deux niveaux. Le premier, artistique. Le second, profond, marquant, qui invite tout d’abord à lever la tête, ensuite à réfléchir.

On pense aux chrétiens des siècles passés, debout devant les chapiteaux pendant que les clercs leur parlent d’Eve et d’Adam, de Caïn qui ne supporte plus son frère et l’élimine. On pense à la manière dont ils regardaient les vitraux, s’efforçant de repérer les signes qu’on leur avait indiqués. On les imagine assis ou à genoux. De braves gens, comme nous, pécheurs, comme nous, impatients et râleurs, comme nous. Mais aussi des gens généreux, comme nous, chercheurs de vérité, comme nous.

Approchons de quelques œuvres d’autrefois, parmi toutes celles dont est riche la Bourgogne, et laissons-nous accueillir comme par ce baptistère, en l’église prieurale Notre-Dame, à La Charité sur Loire, qui semble nous dire: « Entrez dans le mystère. »

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Où est-elle, la vérité ? Comment s’exprime-t-elle en nos esprits ? Où nous conduit la vie ? Il n’y a pas que les spéculations diverses ou la recherche des plaisirs souvent éphémères pour façonner nos existences. Il y a surtout la recherche d’un dépassement, de la vérité, du sens de la vie. Statues, chapiteaux, peintures, arcs voutés nous y convient.

Ainsi cette vue de nuit sur le porche de la cathédrale Saint-Lazare, à Autun, depuis « dehors »…

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… et cette autre vue sur le porche, depuis « dedans », surprenante manière d’évoquer une insaisissable présence et de s’en émouvoir.

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En regardant ce qu’ont fait de leurs mains les artistes d’autrefois, on s’interroge sur ce que vaut le temps, ce qu’il pèse réellement pour l’humanité en général et pour chacun d’entre nous, tant de nos désirs se révélant fugaces alors que tant de témoignages du passé demeurent présents !

A l’image du jeu d’ombre et de lumière de ce chapiteau en l’église Saint-Andoche de Saulieu, faisons le vide pour quelques instants et marchons si vous le voulez bien, de pierre en pierre, de couleur en couleur, de forme en forme.

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_7Choeur de la cathédrale Saint-Cyr et Sainte Jullitte, à Nevers, éclairé par de magnifiques vitraux modernes

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_8et choeur de l’église Saint-Martin, à Clamecy

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 _9Cathédrale Saint-Cyr Sainte Jullitte (Nevers)

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_10Ces deux tours de la cathédrale Saint-Lazare, à Autun, ont été érigées au XIXème siècle, sur le modèle de celles de Paray-le-Monial. . .

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. . . mais c’est au XVème que le clocher, détruit par la foudre en 1469, fut reconstruit et surmonté d’une flèche de style gothique.

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Ouverte dans la journée mais également la nuit, de 21 heures à 23 heures, la cathédrale Saint-Lazare offre à la contemplation des visiteurs de véritables trésors. En voici quelques uns.

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Parce qu’ils le trouvaient de piètre facture, les chanoines de la cathédrale décidèrent de supprimer ce tympan. Ils le firent recouvrir de plâtre, et comme le visage du Christ dépassait en épaisseur, les ouvriers le découpèrent… tout simplement.

Par chance, quelqu’un récupéra cette face de la sculpture et la conserva.

Ce plâtrage sauva le tympan qui traversa la révolution, ni vu ni connu ! La face du Christ fut alors restituée, ce qui permit de retrouver cette oeuvre d’art et de foi réalisée par un artiste du nom de Gislebertus, renseignement qui traversa le temps car il signa lui-même son travail (on le verra dans la photo suivante, en bas de la sculpture du Christ.)

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Détails du tympan

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_17Tandis qu’à l’extrême droite on voit un ange souffler dans un olifant, les démons, eux, font leur travail et tirent vers l’enfer les âmes des damnés.

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La cathédrale Saint Lazare possède également des chapiteaux passionnants. En voici certains.

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_15Du haut de l’Arche, Noé contrôle l’embarquement des animaux qui échapperont au déluge.

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_31La fuite en Egypte (Saint-Lazare)

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Autre représentation de la fuite en Egypte, dans l’église Saint-Andoche de Saulieu

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Retour à la cathédrale Saint-Lazare avec la pendaison de Judas l’Iscariote

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_19La tentation du Christ, après son baptême dans les eaux du Jourdain. Dans cette représentation de l’événement, Satan seul se trouve au sommet du Temple.

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_20Jésus dit à Marie de Magdala : « Femme, ne me retiens pas. Je ne suis pas encore remonté vers le Père. Va donc vers mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. » (Jean, 20, 17)

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Parmi les oeuvres de Gislebertus, cet artiste du XIIème siècle dont on sait très peu de choses, nous avons vu plus haut le tympan de la cathédrale Saint-Lazare, Voici une autre de ses oeuvres, la tentation d’Eve, conservée au musée Rolin d’Autun.

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Autres merveilles présentées au très riche musée Rolin d’Autun

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Le magnifique triptyque de l’Eucharistie (de Grégoire Guérard ?) début XVIème

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dont voici la partie centrale, la Cène :

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A ce propos, on entend souvent demander : pourquoi appelle-t-on ce repas « La Cène » ?

« Avant que l’on ne donne ce nom de manière spécifique au dernier repas de Jésus, au cours duquel il institua l’Eucharistie, le mot latin cena était le nom donné à l’un des repas de la journée, celui que l’on prenait le soir ou en fin d’après-midi. »

(cf LA PORTE DU ROYAUME, page 211, Tome 6 de la saga des Messagers de l’Alliance)

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En calcaire polychrome, cette Vierge (appelée Vierge d’Autun ou Vierge Bulliot, et attribuée à Claus de Werve, second quart du XVème siècle) porte dans ses bras un enfant Jésus emmailloté, manière assez inhabituelle de le représenter.

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A Nevers, dans la cathédrale Saint-Cyr Sainte-Jullite, une remarquable mise au tombeau

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Il y aurait tant et tant d’autres choses à partager avec vous… que peut-être vous vous en lasseriez.

Pour clôturer ce parcours entre quelques-unes de ces pierres qui parlent, j’ai choisi cette photo, peut-être un peu particulière, qui pourrait être une porte entre la réalité et le mystère. Qui sait ! . .

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Photos © Jean-Michel Touche

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REGARD SUR LA BOURGOGNE

Regard sur la Bourgogne, sans boussole et sans parole. Juste quelques images au hasard des pas.

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Avallon se mire dans l’eau du Cousin

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Photos © Jean-Michel Touche

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