QUAND LA SNCF PREND SES CLIENTS POUR DES IMBÉCILES

LES FAITS

1 – ACHAT D’UN BILLET ALLER/RETOUR

Devant participer à un Salon du Livre à Dijon, le samedi 9 décembre dernier, j’achète sur le site Internet de la SNCF, le 25 novembre un billet aller/retour, départ le matin à 7h57, retour le soir à 20h25.

Ayant plus de 60 ans mais n’ayant pas de carte de réduction, je renseigne « 60 et+ » dans la partie « Profil du passager » sur le site internet, et ne sélectionne pas la carte Senior+ dans la partie « Carte et Abonnement ».
Je règle la somme de 111€ (67€ pour le trajet Paris-Dijon et 44€ pour le retour).
Entre parenthèses, si on cherche à comprendre les tarifs de la SNCF, il faut se lever de bonne heure !
Le même jour à 10h02 je reçois du site Internet de la SNCF un e-mail de confirmation de ma commande ( cf : Mail réponse SNCF 25 novembre)   ainsi que la référence de mon dossier RBECZL . Comme vous pourrez le constater, il y est mentionné « 1er passager (60 ans et +) » mais il n’y est nulle part fait mention d’une carte senior.

 

2 – MODIFICATION DE TRAIN POUR LE RETOUR

– Le salon s’achevant plus tôt que prévu, je vais à la billetterie de la gare de Dijon et demande s’il est possible de prendre un train partant plus tôt que 20h25.  L’agent, après avoir vérifié s’il restait des places, me dit que c’est en effet possible, mais que je dois payer un supplément de 16€. Ce que j’accepte.
Une fois le règlement effectué, il me donne le reçu de carte bancaire de 16€  et un billet pour le train de 19h02, qui porte la même référence de dossier que le billet que j’avais acheté le 25 novembre, preuve qu’il s’agissait bien de l’échange de mon billet retour…
… Sauf que sur le billet est inscrit cette fois « présenter carte Senior + », ce que je n’avais pas remarqué car je me suis rendu immédiatement sur le quai (quasiment sans éclairage), le train n’allant pas tarder à arriver. Je n’ai regardé que le numéro du wagon et celui de ma place assise, ne me doutant pas une minute que le billet portait cette mention, puisque je n’ai pas de carte senior.

–  Durant le trajet, une contrôleuse vérifie les billets. Je lui remets celui que j’ai pris par internet ainsi que le nouveau. Elle me demande ma carte senior. Étonné, je lui réponds que je n’en ai pas, et que si j’en avais eu une, j’aurais payé mon billet initial avec une réduction, ce qui n’était pas le cas. Elle me demande alors de payer une somme supplémentaire (je ne sais plus exactement combien), ce que je refuse puisque j’ai déjà un billet Dijon-Paris et que j’ai réglé en plus la somme de 16€  qu’on m’a demandée (montant pour lequel je lui montre le reçu de carte bancaire).
La contrôleuse ne veut rien savoir, m’accuse d’infraction et me dresse un procès-verbal que je refuse de payer, estimant être dans mon plein droit.

Le 12 décembre, je reçois de la SNCF par e-mail un Justificatif de voyage étonnant. Le trajet Paris-Dijon correspond au billet que j’ai pris par internet (67€), sans mention d’une carte senior. Par contre le trajet Dijon-Paris indique l’heure du nouveau train (19h02), un prix de 45€ et mentionne « Carte Senior + en cours de validité à présenter à bord du train ». Ces 45 € ne correspondent pas aux différents paiements qui m’ont été demandés.
En outre, comment aurais-je pu faire, le même jour, un aller sans carte de réduction et un retour avec carte ?

 

3 – EN QUOI CONSISTE L’INFRACTION DONT ON M’ACCUSE ?

Je ne le saurai sans doute jamais ! Aucun des services auxquels je me suis adressé n’a été capable de me le dire
La réponse que je reçois (que vous pouvez lire en cliquant sur mail du 29 décembre ) n’explique absolument pas en quoi j’ai commis une infraction, et se contente de la confirmer. Même chose pour le mail rédigé le 5 janvier par la SNCF et envoyé le 8 ( Mail réponse SNCF 8 janvier  ).
Vous remarquerez que ces mails s’intitulent  « NePasRepondre_SNCF« , qu’aucun agent n’indique son nom mais uniquement son prénom (pour vivre heureux vivons cachés…), et que personne n’explique en quoi tient l’infraction, se contentant de la confirmer. Comme preuve d’infraction, c’est tout de même un peu léger !

Entre-temps, le 30 décembre, voyant que personne ne veut répondre à mes questions, je règle le procès-verbal (122 €) afin d’éviter une escalade, car la SNCF navigue dans son train-train quotidien sans aucune attention pour ses clients. Du style « Ferme-la et paie! ».

Désirant comprendre tout de même ce que l’on me reproche, j’ai écrit au président de la SNCF (lettre recommandée avec A/R) en lui demandant de m’expliquer mon infraction ou, s’il n’y avait pas d’explication, de me faire rembourser mes 120 €. Je savais qu’il ne répondrait pas lui-même, mais je pensais (parfois on se trompe) qu’il donnerait ma lettre à un de ses services en le chargeant de me répondre.

Eh bien, non ! Ma lettre a été reçue le 19 janvier (date de l’accusé de réception), à ce jour (un mois plus tard) je n’ai reçu aucune réponse.

Peut-être existe-t-il, en fait, une infraction : celle de ne pas relire de fond en comble un billet émis par la SNCF. Voilà sans doute un type d’infraction imaginé par cette société.

En tout cas, si vous avez lu ce récit en tous points véridique, faites attention à vos retours si vous devez changer de train. Cela pourrait vous coûter cher !

 

Jean-Michel Touche
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LA TERRE FRANÇAISE DOIT RESTER FRANÇAISE

Parmi le lot d’informations que l’on reçoit chaque jour, certaines retiennent l’attention tandis que d’autres s’évaporent presque aussitôt, en dépit de leur importance.

L’achat de terres agricoles n’est pas une nouveauté. Mais le niveau atteint devient alarmant.

Franceinfo (22.11.2017) : Après l’Indre, des investisseurs chinois acquièrent 900 hectares de terres dans l’Allier ,
Les Echos (23.11.2017) : Les Chinois continuent de grignoter des champs français,
Le Figaro (2.02.2018) :  Dans l’Allier, l’achat de 900 hectares de terres par un Chinois fait grincer des dents, etc.

« Dans le canton de Chevagnes, un homme d’affaires chinois a discrètement racheté plusieurs terres agricoles, suscitant l’incompréhension et l’agacement des exploitants locaux. L’opération relance le débat sur la souveraineté alimentaire de la France, et la lutte contre l’accaparement des terres. » indique Le Figaro en introduction de son article.

Très intéressants, les articles référencés ci-dessus (ils ne sont pas les seuls) nous apprennent beaucoup de choses. Notamment l’objectif de Keqin Hu, un homme d’affaires chinois : « mettre les céréales françaises sur les tables chinoises. » Et grâce à qui ? Un homme d’affaires français, Marc Fressange, et son entreprise consacrée à la vente de produits français à la Chine.

Au détriment de qui ? Des jeunes agriculteurs français qui voient nos terres accaparées par des sociétés chinoises. Or, souligne La France Agricole (voir son site) « La majorité de ces accaparements se fait via des investisseurs français. »

 

Que les Français puissent produire sur place puis vendre ces produits à des acquéreurs étrangers, pourquoi pas ? Mais vendre nos terres, c’est l’un des plus grands dangers que l’on puisse courir. Imaginons que, par souci de s’enrichir (le souci de l’argent est pour certains une véritable drogue !), quelques sociétés françaises vendent ainsi, de la façon la plus discrète possible, des milliers d’hectares à la Chine. D’où viendra ensuite la nourriture de notre pays ? On la verra s’en aller, emportée par d’énormes containers.

Le gouvernement doit prendre des mesures l’interdisant totalement. C‘est une nécessité absolue pour maintenant et les générations à venir.

Chaque pays doit rester propriétaire de ses terres. Il peut les louer en cas de besoin ou en cas d’impossibilité des les cultiver, mais avec un temps déterminé à l’issue duquel il les récupérera.

LA TERRE FRANÇAISE DOIT RESTER FRANÇAISE !

VOYEZ COMME CETTE TERRE EST BELLE, CONSERVONS-LA

 

LA VENDRE ? MÊME LES CANARDS S’ Y OPPOSENT

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Texte et photos © Jean-Michel Touche

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QUAND ON A LA CHANCE . . .

 

Quand on a la chance d’avoir une si belle critique sur un roman, on est vraiment heureux de la partager.

C’est donc un vrai plaisir de vous en proposer la lecture ci-dessous, en remerciant Clothilde de Turgoff et le magazine Passy Notre-Dame.

 

 

PMA : QUI EST LE PRINCIPAL INTÉRESSÉ ?

 

Oui, dans la thématique de la PMA, qui est le principal intéressé ?

Parce que la PMA pour tous m’inquiète et me tracasse, j’ai écrit un roman publié récemment, intitulé MANIGOA. L’histoire d’Augustin, dont l’adolescence traverses des situations aussi épiques que dangereuses marquées par un suspens intense, s’avère être un véritable plaidoyer, comme l’ont constaté ceux qui l’ont déjà lu.

Plaidoyer pour ou contre quoi ?

Dimanche 15 octobre, sur TF1, Emmanuel Macron a notamment dit : « Je pense qu’à partir du moment où on a accepté, pour des femmes vivant en couple, de bénéficier de la procréation médicalement assistée, il est normal, compte tenu du fait que nous reconnaissons qu’une mère peut être seule ou que deux femmes puissent être en couple, de reconnaître ce droit aux femmes seules et aux couples de même sexe.  »

A force d’entendre parler de la PMA, on finit par oublier le principal intéressé auquel on ne demande pas son avis.

Qui est-il, ce principal intéressé ?  L’enfant, bien sûr.

Souvent on entend parler de « Droit à l’enfant ». Comme si l’enfant était un droit.

Mais l’enfant n’est pas un « droit », il est un être humain.

Je comprends tout à fait qu’une femme seule ou un couple de femmes ait envie d’avoir un enfant, de s’en occuper, de l’aimer avec autant de tendresse qu’un couple homme et femme. Mais Emmanuel Macron se rend-il compte de la situation qui attend l’enfant lorsqu’il va grandir sans père ? (ou sans mère, puisqu’il parle de « couples de même sexe »). Car c’est bien lui, l’enfant, le principal intéressé.

Nous avons tous besoin, pour découvrir la vie, pour ajuster nos regards, pour nous former et nous préparer à une existence pleine et entière, d’une mère et d’un père.

Il existe, c’est vrai, des situations où un enfant grandit sans père ou sans mère, pour des raisons dues à un accident ou une maladie, voire un parent défectueux. Mais ce sont des exceptions. De quel droit la loi s’arrogerait-elle le pouvoir de priver de pères ou de mères des enfants issus de PMA pour femmes seules ou couples de même sexe ?

Augustin, dans MANIGOA, se veut une preuve vivante des dangers de cette PMA pour tous.

J.M.T.
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POUR SITUER MANIGOA…

Une carte pour situer l’île où se déroule une partie importante du roman MANIGOA 1 LE SOLITAIRE;

A SUIVRE POUR EN SAVOIR DAVANTAGE . . .

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Carte © Jean-Michel Touche
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MANIGOA À ARCACHON

Vous vous trouvez à Arcachon le 20 août?
Alors retrouvons-nous pour la dédicace de MANIGOA, roman d’anticipation sur les dangers de la manipulation génétique.

Où ? A la LIBRAIRIE DES MARQUISES  (place des Marquises, tout près du marché)

Quand ? Le Dimanche 20 août, de 11h00 à 13h00 et de 17h00 à 19h00.

Je serai ravi de vous voir !

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Quand le « Ni moins » l’emporte sur le « Ni plus »

Quelques mots peuvent redonner du sourire (très court récit)

Imaginez l’entrée d’un super marché avec, assis tout près des caddies, Vicenté, un homme d’âge incertain aux vêtements de couleur sombre et en bien mauvais état, la peau bronzée outre mesure, une barbe sauvage, un regard un peu figé et l’air maussade et triste.
Devant lui, une sorte d’assiette dans laquelle se trouvent des piécettes afin de montrer qu’il ne dira pas non si l’on souhaite compléter les quelques centimes qui s’y trouvent.

José s’approche. Il veut faire quelque chose. Mais quoi ?

Alors une simple question sort de ses lèvres : « Bonjour. Vous venez de loin ? »

L’homme s’anime, son visage prend vie, ses yeux se lèvent.

– De Nice.

– Ah ! Comment êtes-vous venu ?

– A pied. C’est cher autrement.

– Eh bien, dites donc, vous aimez marcher, vous !

Le sourire, initialement timide, s’élargit, devient plus clair, et le regard plus vivant.

– Mais avant, ajoute-t-il, j’étais à Santander.

Il s’arrête avant d’ajouter : « Et j’ai commencé la route de Compostelle. »

– Wouha ! s’écrie José. Bravo. Vous l’avez faite entièrement ?

Vicenté tord la bouche. « Non, j’ai eu des problèmes aux jambes, j’ai dû m’arrêter. »

– Bravo quand même, dit José, je vous félicite.

C’est un grand sourire de Vicenté qui termine cette brève conversation, accompagné d’une poignée de main entre les deux hommes.

José s’en va, Vicenté sourit toujours.

Que penser de cette toute petite conversation ?

Pas grand-chose, direz-vous. Pourtant, bien qu’elle n’ait pas duré bien longtemps et que, excepté une petite pièce pour arrondir les autres, elle n’ait rien coûté, elle a permis à Vicenté de sentir qu’il est un être humain comme les autres. Ni plus, c’est vrai, ni moins. Et c’est ce « ni moins » qui a rendu des couleurs à son regard et sans doute un peu de réconfort.

Une manière très facile de « s’aimer les uns les autres. »

A part les prénoms, l’histoire est véridique.

 

Nota : la photo est étrangère à ce récit.
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