LOI VEIL ET PRATIQUE MEDICALE VECUE 

INTRODUCTION

Je suis Médecin Généraliste dans un centre médical constitué sous la forme d’une Association à but non lucratif ( Loi de 1901 ) agréée, conventionnée par la sécurité sociale et plus de 80 Mutuelles et pratiquant des tarifs homologués.

Depuis la création de la Couverture Médicale Universelle ( CMU ) au profit des personnes résidant en France de manière régulière depuis plus de 3 mois ( Loi du 27 juillet 1999 ) suivie de l’Aide Médicale d’Etat ( AME ) au profit des étrangers résidant en France de manière irrégulière depuis plus de 3 mois ( Décret du 28 juillet 2005 ), l’origine sociologique de la patientèle s’est beaucoup modifiée passant d’une population au niveau socio-économique pluriel mais globalement non défavorisée à une majorité immigrée, sans papiers( AME ) ou régulière ( CMU ) en situation de grande précarité .

Au total , ce sont plus de 100 nationalités très diverses qui consultent en majorité d’origine Africaine et Arabo-musulmane .

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SAMEDI 1er JUIN 2019

Une jeune Africaine de 22 ans, étudiante, vient me consulter alors qu’enceinte de 5 semaines, son compagnon géniteur, se sentant incapable d’assumer ses responsabilités de futur père, vient de la quitter pour s’installer à l’étranger en application de la formule « Courage fuyons » .

Après s’être interrogée sur les conséquences difficiles de sa situation nouvelle et imprévue par rapport à ses études momentanément compromises et surtout vis à vis à vis des réactions de son groupe socio-ethnique concernant une mère célibataire, ma patiente décide, avec le soutien de sa mère, avant que son père ne soit prévenu, de laisser sa grossesse suivre son cours.

Alors que l’éthique m’impose une neutralité totale, exempte du moindre jugement dans un sens ou l’autre dans ce type de situation médicale, je n’ai pu m’empêcher de valider son choix courageux car les difficultés existentielles actuelles et futures ne manqueront pas.

MES PREMIERES CONFRONTATIONS AU PROBLEME DE L’IVG.

Cette consultation m’a fait revivre ma 1ère expérience de Médecin confronté à une demande d’IVG il y a 47 ans.

* J’exerçais alors en métropole et suivais une famille de 2 enfants qui m’avait accordé sa confiance. Un jour le père vient me voir, très angoissé, pour me dire que son épouse enceinte du 3ème enfant ne voulait absolument pas le garder, n’ayant en outre pas les moyens financiers pour faire réaliser cet acte à l’étranger. Avec beaucoup de précautions oratoires, invoquant outre mon incompétence, ma clause de conscience, je réponds qu’il m’est impossible de satisfaire la demande de son épouse, ne serait-ce qu’en lui indiquant où elle pourrait interrompre sa grossesse dans des conditions de discrétion et de sécurité médicale de manière à éviter les foudres de la loi pénalisant l’IVG avant la Loi VEIL.

Après avoir maintenu mon refus malgré l’insistance du père de famille, ce dernier me déclare  » Docteur vous n’avez pas compris la détermination de ma femme fermement décidée à interrompre sa grossesse  et cela risque de mal se terminer ……… »

Quelques jours plus tard, il passe à mon cabinet pour me dire, qu’après avoir remis son sort à une  » faiseuse d’anges « , son épouse était en coma en service de réanimation avec un pronostic vital engagé. Finalement, après des soins intensifs appropriés la patiente se remettra de ce mauvais pas médical mais, ayant perdu la confiance de cette famille, je ne la reverrai jamais plus .

CETTE EXPERIENCE PROFESSIONNELLE, OU LE RESPECT SANS CONCESSION DE MON ETHIQUE, ALLAIT SE TRADUIRE, NON SEULEMENT PAR LA PERTE D’UNE VIE EN COURS DE DEVELOPPEMENT, MAIS PAR LE RISQUE DE DECES D’UNE MERE DE 2 ENFANTS, ME MARQUERA DURABLEMENT.

En 1973, en poste outre-mer, je suis de nouveau confronté à la même demande de la part d’un ménage de 2 enfants à l’abri du besoin. Tout en conservant ma vision éthique de la situation dictée par ma conscience, je leur ai indiqué la clinique où se réalisait ce genre d’opérations dans des conditions de sécurité médico-chirurgicales satisfaisantes.

Plus tard, confronté à la problématique d’une mère de 10 enfants en attente non voulue d’un 11ème, m’indiquant que si elle n’avortait pas son mari la quittait, j’aurai la même attitude que dans la situation précédente décrite supra.

LA LOI VEIL DU 17 JANVIER 1975

Sa vocation initiale :

Elle dépénalise l’I.V.G. devenue légale avant la fin de la 10ème semaine de grossesse sous certaines conditions :

* Situation de détresse notamment en cas de viol, d’inceste… etc. * Intervention réalisée par un médecin dans un établissement hospitalier * Deux consultations médicales séparées par un délai de réflexion d’une semaine * Volonté de la mère confirmée par écrit * Clause de conscience du médecin respectée * Péril grave pour la santé de la mère.

Evolution de la loi :

C’est le propre des lois initialement votées dans des conditions bien définies de subir des amendements successifs au fil des ans, des gouvernements en place subissant les pressions du corps électoral de telle sorte que, généreuse dans son intention de soulager des situations de détresse exceptionnelles, la loi sera pour partie vidée de son sens initial. En effet, pour des raisons compréhensibles mais discutables, (nécessité de compenser les retards dans la prise de décisions d’IVG ), elle subira des modifications successives avec l’allongement de la date de l’I.V.G. portée de 10 à 12 semaines ( Loi du 30 mai 2001 ) , la suppression du délai de réflexion d’une semaine en 2016 à la demande du planning familial etc… la loi étant devenue pour un nombre non négligeable des patientes que je consulte, surtout dans la tranche 20 -24 ans, un moyen faussement appelé de « Contraception à postériori « .

Chez ces jeunes femmes, Je suis frappé la plupart du temps par la méconnaissance de leur physiologie de la reproduction, le défaut d’utilisation des moyens contraceptifs lorsqu’ils sont utilisés, et, parfois, je dois le dire, la légèreté avec laquelle l’I.V.G. est abordée, ne pouvant soupçonner, dans l’immédiat, les suites psychologiques potentielles à moyen et long terme.

Conséquences sur la natalité :

Le nombre d’avortements annuels en France est à peu près stable depuis 2016 entre 215.000 et 230.000, au moment où le pays vieillit et ne renouvelle pas ses générations. Mais ces chiffres n’expliquent pas à eux seuls cette baisse de la natalité. Certes la France possède toujours la fécondité la plus élevée d’Europe mais elle ne cesse de baisser correspondant à de multiples raisons : * Réduction de la fécondité en recul depuis 4 ans soit 1,8 enfant par femme (au lieu de 2,05 pour le renouvellement des générations) lié à la diminution du nombre de femmes en âge de procréer où elles sont les plus fécondes * Déficit de confiance dans l’avenir * Difficultés et contraintes croissantes pour les familles * Détériorations de la politique familiale……

ENSEIGNEMENTS 

Père de 4 enfants dont 3 filles, qu’aurais je fait si l’une d’elles, à l’aube de sa vie d’adulte, célibataire en âge de procréer m’avait annoncé une grossesse débutante, serais-je resté fidèle aux exigences de mon éthique ??

Incapable de répondre honnêtement à cette question si une telle situation s’était présentée, je n’ai jamais signé de manifeste contre l’avortement par cohérence intellectuelle.

Ce défaut de cohérence entre l’éthique médicale et la complexité des situations rencontrées dans l’exercice de la médecine, parfois contraires à la conscience du médecin, nécessite de sa part une grande humilité.

QUE FAIRE POUR REDUIRE LE NOMBRE D’AVORTEMENTS ?

Bien évidemment, je ne détiens pas la solution d’autant que les lobbies pro-avortements sont puissants, relayés par les leaders d’opinion suivant l’évolution des mœurs et  » l’air du temps « . Mais, sans remettre en cause la Loi VEIL, un certain consensus pourrait être possible entre les  » les pro et les contre  » pour considérer qu’une information bien faite pourrait réduire le nombre d’IVG, la PREVENTION devant être le fondement de l’activité médicale en général.

Elle porterait sur la physiologie de la procréation associée à une utilisation correcte des moyens contraceptifs hormonaux et mécaniques.

La Question est de savoir à quel âge cette information devrait être dispensée et quel serait son contenu ?

Sachant que l’âge moyen des premiers rapports sexuels pour les 2 sexes se situe autour de 17 ans, cette information pourrait être dispensée au moment de la puberté par les familles si elles se sentent capables de la réaliser (ce qui par pudeur partagée des parents et des adolescents est difficile) et par l’éducation nationale lors des cours de S.V.T. (Sciences de la Vie et de la Terre ) au collège puis au lycée .

Cette information indiquerait les étapes chronologiques de développement de l’embryon et du fœtus au cours de la grossesse mois par mois précisant qu’à la 12ème semaine de grossesse le squelette et tous les organes internes sont formés, la plupart fonctionnent déjà. Le fœtus mesure environ 10 cm et pèse 40 grammes, les bruits du cœur du fœtus peuvent être entendus avec une sonde adaptée.

Sauf si la patiente demandait l’information sur l’état de développement de son fœtus au moment de décider de l’IVG, elle ne serait pas imposée pour respecter le libre-arbitre de la patiente et la neutralité du praticien.

REMARQUE sur un autre problème de société actuellement débattu CONCERNANT L’ADOPTION de la loi sur la P.M.A.

C’est qu’au nom de l’égalité des droits à l’enfant pour les couples homosexuels, la loi évolue avec le temps vers la G.P.A. et le risque de marchandisation du corps de la femme.

Dr. Bernard DAUBA-ETCHEBARNE
Médecin-Généraliste

 

LE BLOG CHANGE DE NOM

Aujourd’hui 4 avril 2019, le blog change en effet de nom.
Pendant des années (2019 est la dixième), il avait pour nom « Blog de Jean-Michel Touche »

Aujourd’hui, il devient :

BLOG POUR UN MONDE MEILLEUR 
(Partager émotions, idées et humanité)

Devant les difficultés qui se répandent autour de nous, la violence, les inégalités croissantes, la folie de certains chefs d’états, les guerres, les attentats, les décisions politiques parfois incompréhensibles, la croissance des uns et la décroissance des autres, devant l’extension des rivalités quotidiennes, les troubles de l’écologie, la disparition des abeilles et autres événements dont nous ne nous rendons pas compte des effets désastreux à moyen et long termes, il y a de quoi frémir.

Sans compter les dangers réels du transhumanisme.
Que deviendrons-nous si nous nous laissons gérer petit à petit par l’intelligence artificielle en lui confiant la gestion de nos vies ?
Que deviendrons-nous si nous laissons des entreprises nous faire des implants dans le cerveau  et ensuite nous commander ?

Et pourtant, tout n’est pas perdu. Partout, des femmes et des hommes mettent leur vie au service des autres. Citons les militaires, pompiers, policiers, les prêtres qui se consacrent à nous laïques, les médecins, infirmiers, et bien d’autres, sans oublier les ONG qui tentent de réparer les dégâts dont souffrent certains.

C’est pour réagir à tout cela de manière aussi positive que possible que le blog change de nom.

Lecteurs, il a besoin de vous tous, de vos idées, vos réactions, vos commentaires, afin de réaliser de véritables échanges pour nous enrichir mutuellement au niveau des idées et des actions qui pourraient être bénéfiques pour tous.

Merci par avance à ceux qui participeront à ce travail.

JMT

LA TERRE AGRICOLE DOIT RESTER AGRICOLE

LA TERRE AGRICOLE DOIT RESTER AGRICOLE
Le projet Europacity est une lourde erreur.

(cliquer sur  Le Figaro d’où vient cette image, pour lire son article)

A quoi serviront des installations commerciales à n’en plus finir et des centres de loisir pour jeunes et peut-être moins jeunes, si la superficie des terres sur lesquelles poussent l’essentiel de la nourriture est réduite à rien du tout ?

Le premier besoin de l’être humain, pour vivre, n’est pas l’argent mais la nourriture, l’argent venant ensuite pour permettre de produire et acheter cette nourriture (et plus, bien sûr.)

Lorsque les premiers habitants de la planète se sont petit à petit installés dans différentes régions, ils ont choisi des endroits où la terre permettait de produire cette nourriture nécessaire, accompagnée de sources pour fournir l’eau tout autant indispensable.

Alors que le nombre de vivants ne cesse d’augmenter, supprimer les zones agricoles n’est pas une erreur, c’est une stupide privation de nourriture à moyen terme.

La terre agricole doit rester agricole, comme le disait l’article LA TERRE FRANÇAISE DOIT RESTER FRANÇAISE que vous pouvez relire en cliquant sur ce titre, et où vous retrouverez des photos de ces terres dont nous avons tant besoin !

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MIGRANTS. . . QUE FAIRE ?

Qu’on le veuille ou non,
les migrants sont un véritable problème !

 

 

Sur un plan humain tout d’abord
On ne peut pas laisser des gens mourir en pleine mer parce qu’ils sont migrants. Nous sommes tous des êtres humains et personne n’est arrivé sur terre après avoir choisi son endroit de naissance, sa famille et ses propres qualité (ni ses points faibles.)

Chacun de nous a droit à la vie, et donc on ne peut pas laisser des gens se noyer en pleine mer sans faire le maximum pour les sauver
C’est ce qu’on fait plusieurs associations, et elles ont eu raison.

 

Sur le plan économique ensuite
Il est certain que l’Europe ne peut pas accueillir toute l’Afrique et une partie de l’Asie. On comprend bien que cela est impossible.

Au niveau de l’horreur
Un article publié le 5 octobre 2018 sur ce blog (disponible en cliquant sur LES MIGRANTS ET L’HORREUR) décrivait, grâce à un article publié dans La Croix (« Passeurs les nouveaux esclavagistes ») les horreurs dont ces migrants sont les victimes. Si vous n’avez pas lu l’article, vous pouvez cliquer sur son titre.

Des soi-disant « passeurs » gagnent un argent fou en allant persuader des jeunes qu’ils doivent aller en Europe s’ils veulent trouver des situations formidables. Ils les poussent à dépenser de l’argent pour partir, et ensuite soit ils les laissent dériver sur des rafiots au risque de périr en mer, soit ils leur font faire des travaux dans des conditions épouvantables, parfois sans les rémunérer. Et ces jeunes se retrouvent perdus, sans savoir que faire, alors que le trafique des passeurs serait de l’ordre de 7 milliards de dollars, selon l’ONU. (pour en savoir plus, vous pouvez cliquer sur Les revenus du trafic de migrants évalués à 7 milliards de dollars par l’ONU

 

Alors, que faire ?

Pour diminuer le nombre de migrants, il n’y a qu’une seule solution : aider les candidats au départ à rester dans leur pays, en y trouvant du travail et la possibilité d’une vie heureuse.
Des sommes sans doute considérables sont données à des pays en situation difficile pour aider leurs habitants à vivre normalement.
Mais qui reçoit cet argent ? A quoi est-il utilisé ?
Si nous voulons diminuer le nombre de migrants, il faut que cette aide soit efficace, organisée, sous contrôle de comités internationaux dotés d’un pouvoir de décision.

Lundi 18 février, France 2 a publié lors des actualités de 20h00 une information intéressante que vous pouvez voir ou revoir en cliquant sur SÉNÉGAL, RETOUR DE  L’AGRICULTURE.
Un bel exemple montrant qu’une activité réelle peut revenir en Afrique.

Dans les années 1975, grâce à un bon nombre d’habitants de Rambouillet, il avait été créé un jumelage avec Abomey, la capitale de l’ancien royaume du Dahomey (aujourd’hui appelé le Bénin). Pour aider les habitants de cette région, le jumelage a réalisé une plantation d’orangers puis un lac pour permettre d’y organiser ensuite une activité de pêche. Nous n’avions pas la prétention de changer le monde, mais des actions de ce genre pourraient largement contribuer à redonner une possibilité de vie dans un grand nombre de régions africaines, réduisant le nombre de jeunes poussés à partir vers l’Europe.

Alors, changeons notre politique vis à vis des migrants en aidant réellement le plus grand nombre d’entre eux à rester dans leur pays..

 


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BÉBÉS SUR CATALOGUE

 

En avril 2013 (il y a presque 6 ans), La Croix avait publié un article intitulé Au Danemark, des bébés sur Catalogue, article que vous pouvez voir en cliquant sur son titre.

Sur un site Internet multilingue, peut-on lire dans l’article, « les clientes peuvent combiner les caractéristiques afin de dénicher le géniteur idéal, et commander en ligne. »

Alors qu’autrefois on choisissait un animal de compagnie, aujourd’hui le choix peut se porter sur un enfant. C’est mieux, non ? Un tout petit que l’on reçoit parce qu’une autre femme l’a porté dans son corps. Si on a cliqué sur les bonnes cases pour choisir les qualités que l’on attend, le petit sera mignon, sage, affectueux, drôle… et plus encore.

Imaginez la scène : une personne désirant à tout prix « acheter » un enfant sans avoir à le « faire » elle-même, s’asseoit devant un ordinateur, ou pourquoi pas avec un smartphone sur les genoux,  et cogite devant les propositions différentes :

– Que voulez-vous ? Une fille ou un garçon ?  

Euh, je ne sais pas, on verra.

– Des yeux bleus ?

Oui, pourquoi pas, se dit cette personne, c’est joli des yeux bleus. Ah ! On peut aussi choisir du vert ? Ah ! J’hésite ! Bon, je passe à la suivante, je déciderai après.

– Des cheveux blonds ?

Là, d’accord, je clique. Ensuite ?

Petit, moyen, grand ?

Ça, je ne sais pas. Il ne faut pas qu’il soit beaucoup plus grand que moi. Bon, je passe à la suivante, je réfléchirai un peu plus tard. Question suivante ?

Quel niveau d’intelligence ? Minimum ? Moyen ? Élevé ?

Voyons ! C’est un problème, ça. Il ne faut pas se tromper. Qu’est-ce qu’on va faire de lui ? Hum… je me méfie. Il ne faut pas qu’il soit idiot bien sûr. Mais ça m’ennuierait qu’il soit beaucoup plus intelligent que nous, ça poserait des problèmes. Bof ! Finalement tant pis, je clique sur « Haut niveau ». On verra bien.

Et voilà comment, ainsi que l’a exprimé Jacques Testart, le père scientifique du premier bébé éprouvette français, « demain on fabriquera des enfants comme des objets » et « Tout le monde finira par choisir le même bébé.»

Or, avait précisé Jean-François Mattéi, ancien ministre de la santé et ancien président de la Croix Rouge française, « Nous sommes libres parce que nous sommes le fruit du hasard. »

Pour sa part, Thomas Ploug, membre du Conseil d’éthique et professeur de philosophie à l’université d’Aalborg (Danemark), avait dit : « Une tendance inquiétante se dessine. Nous passons d’une conception de l’enfant comme un don à une conception de l’enfant comme une donnée que l’on contrôle. Plus vous le profilez, plus vous en faites un objet »(également indiqué dans l’article de La Croix).

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PMA et GPA vont engendrer (engendrent déjà) un business énorme.Rien qu’aux Etats-Unis, le chiffre d’affaires de la procréation médicalement assistée a été estimé par une économiste de Harvard à 3 milliards de dollars.En Ukraine, on loue son utérus pour quelques milliers d’euros. Dans plusieurs pays, des femmes n’ont plus d’autres ressources que de louer leur ventre (Bangladesh notamment).

Or tout n’est pas si simple qu’on pourrait le penser. Exemple : aux Etats-Unis, réalisant que l’homme pour qui elle porte des triplés est un véritable « paranoïaque », une mère porteuse a voulu adopter les trois bébés, ce que lui a refusé la justice, une première fois puis en appel (information venant du Washington Post le 16/05/2018.) L’inverse peut arriver : de futurs parents ne veulent plus du bébé commandé (soit changement d’avis, soit le bébé est différent de ce qu’ils voulaient : fille au lieu de garçon ou l’inverse par exemple…)

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La généralisation de la GPA et de la PMA pour tous au fur et à mesure des générations à venir, serait un danger profond pour l’humanité. Les êtres humains deviendraient peu à peu un être unique, sans différence entre les uns et les autres, tous même profil, même taille, même niveau de réaction et d’intelligence. Cela signifierait la fin de l’être humain et son renversement vers une sorte d’être robotisé, surtout s’il abandonne également l‘essentiel de sa vie personnelle et de sa pensée à l’intelligence artificielle.

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TOUT POUR ÊTRE HEUREUX, ET POURTANT…

 

Curieuse humanité !

Nous avons tout sur terre pour être heureux : suffisamment de nourriture, suffisamment d’eau, des régions superbes, des paysages splendides et des endroits pour nous protéger des colères de la météo. Sauf découverte inattendue, nous possédons en tant qu’êtres humains des particularités uniques dans l’univers : l’intelligence, la pensée, la réflexion, l’imagination. Et, pour ce qui concerne la pensée, la réflexion et l’imagination, nous ne les avons pas en petite quantité mais avec un potentiel illimité dont individuellement nous n’avons pas toujours conscience, et qui parfois nous étonne.

Exemple : un jeune qui se jette à l’eau pour sauver quelqu’un n’aurait peut-être jamais su qu’il est courageux s’il n’avait pas vu cette personne en train de se noyer.
Cet exemple montre que nous n’avons pas forcément accès à la totalité de notre propre intimité, malgré ce que l’on croit savoir de soi-même.

Tout cela devrait contribuer à rendre l’humanité joyeuse et heureuse. Alors, pourquoi n’est-ce pas le cas ?

Nous sommes tous différents. Nous ne choisissons pas notre caractère, nous arrivons sur terre avec chacun ses particularités. Nous n’interprétons pas de la même façon les informations que l’on reçoit, les événements que l’on découvre, les situations dans lesquelles nous nous trouvons. Certains aiment la musique, d’autres le sport, d’autres l’exploration, nous n’apprécions pas tous les mêmes films, les mêmes repas, etc.

Or trop souvent ces différences font naître des divergences alors qu’elles devraient contribuer, si on les met en commun, à un enrichissement collectif.

Pour construire un immeuble, il faut un architecte, des maçons, plombiers, électriciens, couvreurs, menuisiers etc. Chacun apporte ce qu’il sait faire, de manière à ce que le travail de tous se coordonne et permette de réaliser cet immeuble.

La mise en commun de nos différences devrait aider l’humanité à découvrir la manière dont elle peut s’organiser, les points forts et les points faibles, à étudier ensuite d’où proviennent tant d’inégalités, tant de situations de vie catastrophiques (nous aborderons dans quelque temps le cas des migrants), puis à chercher quelles véritables solutions pourraient améliorer la vie en société et la vie en général. Ensuite sans doute, tout en sachant que l’égalité totale est impossible, y aurait-il moins de malheureux sur notre planète.

Si des groupes de réflexion se créaient, comme cela était proposé dans un article précédent du blog que vous pouvez lire ou relire en cliquant sur  LA POLITIQUE… ET NOUS ?, ils pourraient aider à découvrir des solutions susceptibles d’apporter une améliorations à la vie de tous.

Je remercie mon ami BRUNOR de m‘avoir permis d’utiliser ces quatre images très parlantes pour illustrer cet article. En cliquant sur son nom vous découvrirez son site à la fois très original et intéressant.

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GILETS JAUNES OU FOLIE TOTALE ?

L’ampleur et la violence de ce qui vient de se passer en France ne peut laisser personne indifférent.
L’impression d’inégalité totale que ressentent des Français en très grand nombre se comprend. Mais que des casseurs se déchainent comme dans une guerre civile est inadmissible.


                                                (Cliquer sur Franceinfopour voir une série de photos) 

Comment en sommes-nous arrivés là ? Il ne s’agit pas d’une simple réaction à l’annonce de l’augmentation des taxes sur les carburants. Elle témoigne en réalité d’un sentiment d’appauvrissement et d’abandon de la part des Français les moins aisés, qu’ils ne supportent plus.

Quand en même temps on supprime l’ISF sur les richesses financières (mais pas immobilières) en l’on diminue de 5 € par mois l’APL, qui parmi nous ne réagirait pas si nous avions nous-mêmes besoin de cet APL ? Et cette suppression a-t-elle réellement incité ses bénéficiaires à investir dans des entreprises françaises ?..

Nous pouvons bien sûr nous lancer dans des critiques du gouvernement, mais à quoi cela servirait-il ? Par contre, réfléchir aux incohérences, inégalités, besoins réels de chaque personne pour vivre normalement, anticiper l’évolution matérielle et scientifique qui risque faire basculer notre société mondiale, voilà qui pourrait s’avérer utile, voire nécessaire.

Quand on découvre les réactions de certains hommes politiques (Jean-Luc Mélenchon ne rencontrera pas Edouard Philippe « pour des raisons d’agenda« , un clic si vous voulez lire l’article de FranceInfo), je ne peux que rappeler la proposition publiée le 29 novembre sur mon blog :  LA POLITIQUE… ET NOUS ?

Je pense que nous ne pouvons pas rester immobiles et sans rien faire, Nous devons chercher, de la manière la plus objective et franche possible, à découvrir comment fonctionne réellement notre société et quelles améliorations nous pourrions non pas imposer mais suggérer.

Tout le monde peut ne pas partager ce point de vue et réagir différemment. Il me semble pourtant que nous devons aider notre société.