LES MIGRANTS ET L’HORREUR

 

Les abonnés à La Croix ont pu lire, le 3 octobre, l’article stupéfiant d’Antoine Peillon dont le titre annonce crûment le contenu : « PASSEURS, LES NOUVEAUX EXCLAVAGISTES ».

Le problème des migrants excite l’Europe, crée des divisions politiques, alimente le populisme et donne de l’importance aux partis souverainistes.
Or le problème ne se résume pas entre d’un côté des êtres humains à sauver en mer et de l’autre l’impossibilité de recevoir tous ceux qui veulent venir dans nos pays. Le problème est différent et touche à l’horreur !

Il faut lire l’article d’Antoine Peillon. On y découvre l’abomination totale des actes des passeurs qui réduisent les « migrants » à l’état de bêtes, de machines, d’esclaves. La vie dans laquelle ils se trouvent enfermés (vous verrez, le mot n’est pas exagéré), n’a rien à voir avec celle qu’on leur a annoncée. Prostitution, horaires de travail insupportables dans des conditions inhumaines, hébergement repoussant… Une exploitation horrible, parfois sans aucun versement de salaire.

Pour lire cet article, il suffit de cliquer sur  « Passeurs les nouveaux esclavagistes ». Vous verrez, cela donne vraiment à réfléchir surtout quand on découvre que « 129.000 personnes vivraient en France en situation d’esclaves modernes. »

.
.
.

 

 

 

BENALLA, UNE HISTOIRE POUR RIEN !

 

Si l’affaire Benalla est d’un goût douteux, l’emballement politique qu’elle suscite l’est bien davantage.

Les sujets importants ne manquent pas, mais voilà qu’ils sont repoussés en seconde zone pour laisser les représentants de l’opposition répandre leur fureur dans toute la France, la mine menaçante, comme si cette histoire était la plus dangereuse du monde ! Peu importe le fond du problème, semblent-ils penser, puisque l’occasion nous est donnée de hurler, hurlons !

On croirait rêver.

Les informations que l’on reçoit, les affirmations, les démentis, les contradictions, tout cela paraît combler de joie la presse d’une part (mais après tout elle fait son travail), mais plus encore la classe politique.

Ah, quelle joie de pouvoir taper sur le président de la République, de le critiquer, de l’accuser de tous les torts! Enfin une tentative de démolition à laquelle tout le monde peut participer, de gauche comme de droite, de droite comme de gauche. Profitons-en, se disent les hommes politiques, en forçant la voix et en prononçant des accusations qui feraient rire s’il s’agissait d’une opérette.

Mais ce n’est pas une opérette…

Oui, le comportement de Benalla dans sa mission de sécurité, le 1er mai, était inacceptable et répréhensible. Mais pourquoi lui donner une telle importance ? Les sujets de fond ne manquent pas. La recherche d’une amélioration de la société pour les plus précaires et les plus démunis devrait susciter plus de réflexions et d’engagement, de même que la recherche d’une réponse intelligente aux stupidités de l’Américain que se Trump sans arrêt.

Et si la France se mettait enfin à réfléchir pour créer une véritable politique intelligente, plutôt que cracher sur ce qui n’est en fait qu’une regrettable bêtise ?

Il ne s’agit pas ici de prendre la défense d’un Président de la République dont on peut ne pas approuver toutes les décisions, mais de dire aux politiciens qu’ils ont autre chose à faire que de cracher du Benalla.

.
.
.
.

 

 

« MADE IN 16 », UN SALON PASSIONNANT A LA MAIRIE DU 16ème

 

La Mairie du 16ème organise, les 31 mai , 1er et 2 juin, un salon qui devrait intéresser tous les résidents parisiens qui reçoivent ce blog.

Un programme très riche, comme vous pourrez le découvrir en cliquant sur PROGRAMME MADE-IN-16

Personnellement, ne pouvant pas assister à toutes les tables rondes et conférences, je privilégie :

JEUDI 31 MAI de 18h00 à 19h00, la présentation des FROGANS, un projet Internet d’envergure mondiale, créé par STG-INTERACTIVE, une start-up du 16ème. Avec vraisemblablement la présentation d’un des tout premiers sites : « FROGANS*MANIGOA ».

VENDREDI 1er JUIN, de 18h00 à 19h30, la table ronde «Comment le digital a transformé l’économie. .

 

Mais, comme vous pourrez le constater, bien d’autres sujets seront présentés.

.
.
.

 

 

 

 

DONNER SA VIE, UN ACTE QUI NOUS DÉPASSE

 

Il y a peu de temps, à part sa famille, les membres de la Gendarmerie et ses amis, très peu de monde connaissait le Lieutenant-Colonel Arnaud BELTRAME. Aujourd’hui tout le monde regarde son visage avec admiration, reconnaissance et une émotion infinie.

« Je m’offre » !

Alors, au-delà des sentiments, du respect, des réactions que nous ressentons, se dessine autre chose. L’impression que nos pensées s’ouvrent sur un monde différent de celui qui marque notre vie « normale », notre vie de ce quotidien auquel nous sommes habitués, qui règle nos réactions et notre façon de gérer nos jours.

Au-delà de ces sentiments, c’est une pensée illimitée dans laquelle nous entrons. Une sorte de monde différent, sans mesure, sans limite, dont nous n’avons pas l’habitude. Une existence qui nous dépasse totalement.

L’acte sublime de cet homme nous fait réfléchir sur la vie d’être humain et sur celle qui vient ensuite (celle en laquelle nous croyons quand nous croyons en Dieu). Qu’a-t-il ressenti exactement, qui l’a poussé à offrir sa vie pour sauver celle d’une femme otage, ce que Mgr de Romanet a qualifié de « geste d’offrande, de don, de paix, d’humanité, de dépassement ». (La Croix, 26 mars). Nous pouvons l’imaginer sans pour autant le savoir vraiment.

En cette Semaine Sainte, ce don de soi nous invite à nous poser de nombreuses questions, notamment : pourquoi la vie ? D’où vient-elle ? Qu’en faisons-nous ? Où nous conduit-elle ?

En quittant cette terre nous entrons dans une existence illimitée, dans le grand mystère de Dieu auquel nous invite le Christ, mort sur la Croix puis ressuscité, Lui qui était à la fois pleinement Homme et pleinement Dieu.

Le geste splendide du Lieutenant-Colonel Arnaud BELTRAME est une vision différente de la vie et de son sens à laquelle il nous ouvre. Cela fait partie de tous les remerciements que nous lui devons.

.
.
Photo copie d’écran

 

A lire sur le blog de François-Xavier Bellamy un très beau texte paru dans Le Figaro du 26 mars 2018, et que vous trouverez en cliquant sur « En l’honneur de l’honneur… »

.

.

Parent 1 et Parent 2 : NIET, NIET ET NIET ! ! !

 

Ça suffit à présent, ces stupidités (et je suis poli…)

Remplacer Père et Mère par Parent 1 et Parent 2 sur les demandes d’actes civils relève de l’absurdité absolue.

Oublier, renier, effacer, dégager le sexe des parents, parce que sur l’ensemble des couples en France 3% d’entre eux sont homosexuels (1), cela est non seulement insupportable mais surtout suicidaire.

 

 

 

 

 

 

 

————————————————————————————————————

A force de vouloir oublier que la procréation naturelle provient de l’amour entre une femme et un homme, on finira par remplacer la nature par le laboratoire et l’enfant né des parents par une chose, un truc qui se commande par internet et se fabrique dans une éprouvette.

Il faut savoir qu’une porte une fois ouverte ne se referme jamais. Lors de la création du pacs, voté en 1999 par le gouvernement Jospin, ses supporteurs affirmaient qu’ils ne demanderaient en aucune manière le mariage entre deux personnes de même sexe car le pacs correspondait à ce qu’ils voulaient. La suite, on la connaît.

En 2013, lorsque le mariage pour tous est adopté, Christine Taubira affirme qu’il n’est pas question de « désexualiser le livret de famille ». Mais voilà, nous avons à présent un « vœu » adopté par le Conseil de Paris, demandant de remplacer Père et Mère par parent 1 et parent 2.

Qu’un couple de personnes homosexuelles désire un enfant et lui donne une immense affection, cela se comprend tout à fait et il n’y a aucune raison d’en douter. Mais de là à mettre à la poubelle Père et Mère pour écrire à la place parent 1 et parent 2 parce que 3% des couples sont homosexuels, est un coup donné contre l’humanité. Premier Père et second Père, ou première Mère et seconde Mère, conviendrait mieux, encore que cela ne soit pas merveilleux.

Bientôt, certains couples ne voudront ni une fille ni un fils mais plutôt un enfant sans sexe. On appellera cela peut-être le « droit à la neutralité » ?

 

 

Il ne restera plus qu’à imaginer ce que sera l’humanité dans une dizaine d’années… Pour en savoir davantage sur les découvertes actuelles et les dangers de la manipulation génétique, regardez les articles référencés sur MANIGOA et cliquez sur leurs liens

(1) voir  Le Figaro, 22 et 23/03/18

Texte et photos © Jean-Michel Touche

.

.

DEUX FRERES, nouveau roman de la série MANIGOA

Date de parution : 15 mars 2018

Roman d’anticipation… et beaucoup plus !

Après MANIGOA Le Solitaire, DEUX FRERES est le second tome de cette série de romans d’anticipation qui veut, tout en passionnant au maximum les lecteurs, être un message important pour les générations à venir.

Après avoir quitté clandestinement l’île de Manigoa (voir la carte en cliquant sur Océan Pacifique) Augustin va découvrir une vie à laquelle il ne s’attend pas, faite de poursuites et de dangers multiples auxquels il fait face avec un courage peu ordinaire.

Les forces contre lesquelles il doit lutter avec Paul, son ami de Manigoa qui partage avec lui un lien secret et inattendu, sont à la fois puissantes et prêtes à tout. Pourtant Augustin et Paul vont affronter avec une audace rare les embûches qui les attendent.

Jusqu’où cela les mènera-t-il ?…
C’est le roman qui vous le dira.

Ce qu’il vous dira également, ce sont les dangers que court l’avenir de l’humanité avec les manipulations génétiques… parce qu’il est nécessaire de mettre en garde les adolescents et les jeunes adultes !

Mais cela aussi est à découvrir dans le roman !

Bonne lecture.

 

.

En cliquant sur MANIGOA, DEUX FRÈRES, vous découvrirez une série d’articles et de sites abordant le thème de la manipulation génétique et du transhumanisme, et vous en saurez davantage sur les personnages de ces romans et les réactions de divers lecteurs. Vos commentaires y seront bienvenus !

 

 

Mercredi 7 février : soirée mode maraude… mais pas tout-à-fait

 

Soucieuse de proposer un abri aux personnes de la rue en cette période de Grand Froid, la mairie du 16ème a ouvert ses portes de nuit à partir de mardi soir pour proposer aux SDF un accueil nocturne jusqu’au dimanche 11 février.

C’était une excellente idée qui a mobilisé la Croix-Rouge, Aux Captifs, Le Samu Social, relais efficace de l’action, des maraudeurs de Saint-Honoré d’Eylau et une dizaine de Notre-Dame de Grâce, peut-être d’autres également.
Pour notre part, la Conférence Saint-Vincent de Paul de la paroisse a également pris en charge de la nourriture afin de permettre d’offrir de quoi dîner aux sans-abri qui viendraient.

Excepté le jeudi soir où 9 personnes ont répondu à l’invitation qui leur était faite, peu de SDF sont venus. Le mercredi soir nous étions trois membres de notre équipe de maraude pour un seul sans-abri (plus un second arrivé entre 23h30 et 24h00, reçu par les deux agents de sécurité de la mairie). Le samedi, trois sans-abri. Les autres soirs, j’ignore le nombre.

Pourquoi si peu de personnes en grande précarité ont accepté l’invitation qui leur était faite.

Sans certitude, voici plusieurs raisons possibles.

Tout d’abord, les SDF ont souvent avec eux d’encombrants bagages, leur richesse, qu’ils ne peuvent pas transporter facilement. Ensuite, s’ils ont réussi à trouver un endroit qui leur convient pour dormir et où ils se rendent chaque nuit, ils craignent, en leur absence, de se le faire prendre, et donc de le perdre.

 

Mais le troisième point, le plus important peut-être, tient à eux-mêmes. Leur vie est ainsi faite, soit en raison de leur caractère, soit en raison des épreuves qu’ils ont vécues et leur expérience de la vie : quelque chose se bloque en eux dès qu’il leur est proposé d’entrer dans ce qu’on pourrait appeler « une vie plus normale ». Perte de confiance en eux ? Gêne provoquée par leur situation ? Peur de ne pas savoir comment agir et réagir dans un « monde » qu’ils ne connaissent pas ou ne connaissent plus ? On peut s’interroger !

Mais revenons à la soirée de mercredi.

Peu après notre arrivée, passage de l’équipe de la Croix Rouge. Ces jeunes sont formidables, ils ont toujours le sourire ! Ils passent nous voir avant de repartir sur les chaussées enneigées et glissantes, pour tenter de convaincre les sans-abri que la salle Marie de Reigner, c’est mieux que le froid glacial de la rue.  Même chose avec Jean-Pierre, de Saint-Honoré d’Eylau, qui n’aura pas plus de résultat que la Croix-Rouge. Dommage. En tout cas, notre jeune Gambien dort dans l’un des lits montables et démontables apportés par la Croix Rouge, après que nous ayons parlé un bon moment avec lui. Il est bien, il se repose, tant mieux.

On pourrait être déçu de n’avoir pas beaucoup de monde ? Ce n’est pas le cas de notre trio. L’important, c’est d’être là, prêts à accueillir des personnes en grande difficulté. L’essentiel n’est pas « le résultat » (encore qu’il soit évidemment très important). L’essentiel est la présence et la disponibilité pour partager avec ceux qui n’ont rien, lorsqu’ils viennent ou lorsqu’on va vers eux.

L’essentiel est que ces personnes sachent, quand on se trouve avec elles, qu’elles sont reconnues, estimées, et que nous avons de l’amitié pour elles (car souvent nous nous attachons aux SDF que nous voyons.)

Pensons au Bon Samaritain et imaginons une suite à cette parabole : après s’être occupé comme il l’a fait d’un homme que des brigands avaient violemment frappé pour le dévaliser, peut-être est-il allé regarder dans le coin, chaque fois qu’il y est passé par la suite, pour s’assurer qu’aucune autre victime n’ait subi le même sort. S’il avait trouvé quelqu’un, ça se saurait ! Encore une fois, pas d’importance. L’essentiel, dans cette hypothèse, est qu’il y soit allé au cas où…

 

Un mail inattendu

A la fin de notre demi-nuit à la mairie,  à peine revenu, voici un mail inattendu : « En rentrant, je suis tombée sur  José couché par terre rue de la pompe (pas très loin de Gerson), torse nu, devant une bouche de chaleur. Il était tout souriant et  je lui ai laissé une de mes boites de vache-qui-rit. Je lui ai expliqué en vain qu’il pouvait aller dormir à la mairie et il m’a seulement répondu que le Samu passait. Je ne sais vraiment pas ce que l’on peut faire… »

Torse nu dans la rue, alors que la température vacille entre 2 et -2 ! Et rien à faire pour l’aider. C’est « niet » en permanence, avec sourire à l’appui.
Pourtant, et là on peut se poser des questions, trois nuit plus tard, alertés par une personne de l’association Aux Captifs la Libération, les pompiers viennent, l’invitent à venir dans leur véhicule… et il y monte, de lui-même.

Curieuse existence que celle de José, devant laquelle nous nous posons sans cesse la même question : que faut-il faire ? Et pourquoi subitement, lui qui refuse tout en prétextant n’avoir besoin de rien, est-il monté dans la véhicule des pompiers ? Nous ne le saurons vraisemblablement jamais.

 

En conclusion ?

On apprend sans cesse ! Alors merci à la Mairie pour son action, à celles et ceux qui l’ont organisée et celles et ceux qui y ont participé. C’est à refaire, bien sûr, en cas de nécessité !

 

JMT

 

Photos © Jean-Michel Touche
Remarque : ces photos ont été prises
avant cette période Grand froid.

 

%d blogueurs aiment cette page :