CERONS, « un terroir d’exception au cœur des Graves »

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A plusieurs reprises le Blog a consacré un article au vin de Cérons et au Château de même nom.

Le site du Château, entièrement rénové, est passionnant à découvrir pour en savoir davantage sur ce terroir insuffisamment connu, sur le château, son histoire, le domaine etc.

Juste un clic sur « Cérons » pour tout savoir !

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J’AI VU CONSTRUIRE LE MUR DE BERLIN

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Avec cette affirmation, j’exagère à peine. Commencée dans la nuit du 12 au 13 août 1961, la construction du « mur de la honte » était loin d’être achevée lorsque, avec un contingent de soldats français, j’arrivai à Berlin en mars 1963 pour y accomplir la plus grande partie de mon service militaire. A cette époque, l’Allemagne était coupée en deux. A l’Est se trouvait la RDA (République Démocratique Allemande), avec un gouvernement communiste, à l’Ouest la RFA (République Fédérale d’Allemagne).

Ilot très particulier en pleine RDA, Berlin, comme une anomalie de l’histoire, comptait quatre secteurs placés sous l’autorité de la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la France et la Russie.

Avant cette fameuse nuit du 12 au 13 août 1961, chacun se déplaçait comme il le voulait au cœur de Berlin. Le métro passait allègrement de la zone Ouest à la zone Est et inversement. Il n’étonnera personne d’apprendre que l’on se rendait beaucoup plus de l’Est vers l’Ouest que dans l’autre sens. On estime ainsi entre 2,5 et 3,5 millions le nombre d’Allemands de l’Est qui ont fui la RDA pour se rendre en Allemagne Fédérale. Un fléau pour le gouvernement communiste qui voyait s’en aller une population parmi la plus jeune et la plus courageuse de ses ressortissants.

Cela commençait à poser de graves problèmes. Ainsi naquit l’idée de construire un mur infranchissable qui ferait le tour de Berlin Ouest et bloquerait toute émigration.

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En mars 1963, hormis quelques endroits où les Allemands de l’Est avaient construit un mur en dur, les barbelés composaient le reste de la barrière qui encerclait la zone occidentale.

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Très souvent, je participais à ce qu’on appelait alors des patrouilles zonales, qui consistaient à longer le mur pour s’assurer que des troupes russes ne le franchissaient pas. Durant ces années où la guerre froide portait particulièrement bien son nom, l’Ouest redoutait une offensive russe.

Chaque jour, deux jeeps quittaient le quartier militaire français pour s’aventurer dans ces zones qui ressemblaient davantage à la campagne qu’à une grande ville et où, souvent, nous trouvions des ruines, restes de la deuxième guerre mondiale. Armés et équipés d’émetteurs radio et d’écouteurs, nous partions sous les ordres d’un adjudant-chef et avancions prudemment le long de ces kilomètres de barbelés, jumelles devant les yeux, afin de traquer tout événement susceptible de poser problème.

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Et il se produisit un jour, en effet, un incident qui aurait pu fort mal tourner. Nous faisions ce jour-là notre surveillance coutumière, lorsque, au détour d’un bosquet, l’adjudant-chef, dans la première jeep, hurla un « Halte » retentissant, suivi d’un ordre que je ne pourrais plus citer de mémoire, mais qui signifiait : « Tous sur vos gardes, danger, armes prêtes. » Je crois que notre véhicule, sous l’effet de la surprise, cala et que le chauffeur eut du mal à remettre le moteur en marche. C’est très impressionnant, même en période de guerre froide, de recevoir l’ordre de se tenir prêt à tirer.

Stupéfaits, nous découvrîmes, après avoir contourné le bosquet, un vaste passage ouvert à coups de cisailles dans l’énorme pelote de barbelés. Des paysans chichement vêtus travaillaient la terre dans un champ assez large, côté Ouest, surveillés par des vopos (gendarmes est-allemands) mitraillette à la main. Tout ce petit monde était entré dans la zone contrôlée par la France, où il n’aurait jamais dû se trouver.

Que se passait-il ? La guerre venait-elle d’être déclarée ? Sur l’ordre du chef de patrouille, nous armâmes à notre tour nos fusils et commença un face à face qui aurait bien pu dégénérer si l’adjudant-chef qui nous commandait avait eu un zeste de sagesse en moins. Inutile de préciser que le rythme cardiaque des uns et des autres connut une accélération jamais atteinte depuis ! Notre chef de patrouille ne parlait pas l’allemand, les vopos ne disaient pas un mot de français. Le danger venait du fait que cette situation, totalement incongrue, ne figurait pas dans la formation dispensée en vue des risques liés aux patrouilles zonales.

De leur côté, les vopos n’étaient sans doute pas plus à l‘aise que nous, mais nous ne les interrogeâmes pas pour nous en assurer !

Nous restâmes tous immobiles assez longtemps, dans une atmosphère hostile et tendue, jusqu’à ce que l’officier qui commandait les vopos ordonne aux paysans de cesser leur travail et de retourner à l’Est. Ses hommes franchirent à leur tour la frontière et plusieurs d’entre eux, les mains protégées par des gants épais, repoussèrent en partie les barbelés pour refermer derrière eux le mur. Nous les vîmes tous grimper dans un vieux camion en fort mauvais état qui refusa un bon moment de démarrer. Sidérés, nous les vîmes s’en aller sans qu’ils jettent vers nous le moindre regard.

Dans les jours suivants, on apprit la raison de cette rencontre imprévue. Avant le 12 août 1961, des agriculteurs est-allemands possédaient des champs un peu partout à Berlin y compris dans la zone occidentale, et allaient y travailler sans que cela pose problème. Une autorisation spéciale leur fut accordée pour qu’ils puissent continuer de cultiver ces parcelles après la mise en place du mur, mais sous surveillance.

Or jusque-là notre régiment n’avait jamais été informé de cette disposition et par ailleurs aucune patrouille zonale n’avait rencontré ces agriculteurs qui ne devaient sans doute pas franchir bien souvent le mur, même encadrés par les vopos. Si l’adjudant-chef qui commandait ce jour-là notre patrouille avait été un tant soi peu nerveux, l’incident aurait pu dégénérer et envenimer fortement les relations Est-Ouest.

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Patrouilles de l‘autre côté du mur

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En 1963, les mouvements de troupes russes à Berlin-Est inquiétaient l’Occident, ainsi que la venue de troupes est-allemandes dont la présence à Berlin était formellement interdite au titre de l’accord quadripartite (comme celle de troupes ouest-allemandes.)

Logé la nuit dans un hangar à jardinier, au cœur du quartier militaire français (autrefois conçu pour les troupes d’élite d’Hitler), un soldat de mes amis recevait de mystérieux coups de fil du type « Bonsoir, Maman est malade, je ne viendrai pas », ou « On se réjouit de votre visite », ou encore « Le chat s’est perdu, on ne sait pas où il est allé. ».

Ces phrases étranges avaient un sens pour les services de renseignement de l’armée. Elles indiquaient souvent des mouvements de troupe, signalant l’imminence d’un danger, un repli ou autre chose. Le soldat de permanence dans le hangar informait sa hiérarchie des différents messages reçus. Il s’ensuivait l’envoi immédiat d’une mission de vérification en zone russe.

Nous partions à trois dans une voiture militaire (en uniforme nous pouvions aller dans tous les coins et recoins de la zone Est, et réciproquement pour les Russes). Il y avait un chauffeur, un capitaine et un militaire de grade inférieur. J’aimais beaucoup participer à ces inspections qui nous offraient un aspect inattendu de Berlin-Est.

Je me rappelle notamment la Karl Marx Avenue, dont les immeubles arboraient côté avenue des façades splendides, mais dont l’arrière était loqueteux.

Notre mission consistait à nous rendre dans le quartier signalé par les messages nocturnes, afin de vérifier si les informations de nos mystérieux correspondants étaient fondées. Nous n’étions jamais certains d’atteindre notre objectif. Berlin_10-1

Souvent … quelle étrange coïncidence… la rue que nous devions emprunter pour atteindre notre destination était bouchée par des travaux, ou bien un camion de déménagement s’arrêtait devant nous, un autre un peu derrière, et nous voilà bloqués pendant une heure ou deux…

En nous empêchant d’aller là où nous le voulions, les Russes pensaient dissimuler leurs mouvements de troupes ou ceux de l’armée est-allemande. Ils se trompaient. Si nous atteignions sans difficulté le quartier où nous désirions nous rendre, cela signifiait qu’il ne s’y passait rien et que les messages nocturnes nous avaient alertés à tort. Si au contraire des obstacles inhabituels bloquaient notre parcours y compris les déviations par lesquelles nous tâchions de passer, alors nous pouvions être certains que les renseignements étaient exacts !

Je pense que les Russes et les Allemands de l’Est ne s’en sont jamais doutés. Autrement ils nous auraient toujours barré la route dès qu’ils nous auraient vu traverser le Check Point Charlie, seul point de passage d’une zone à l’autre, nous laissant en permanence dans le doute.

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  Les quelques photos illustrant cet article ont été prises durant mon séjour militaire à Berlin.

Je profite de cet article pour dire que le Service Militaire était un moment de brassage social de grande utilité…

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Texte et photos © Jean-Michel Touche

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Le mur des cons

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Ce mur avait fait grand bruit. On va sans doute en reparler après la récente décision de la Chambre de l’Instruction (à voir en cliquant par exemple sur ce lien du Parisien.)

Vous vous en souvenez sans doute, il s’agissait d’un mur, dans les locaux du Syndicat de la Magistrature, sur lequel avaient été épinglées des photos de personnalités envers lesquelles ce syndicat manifestait le respect et la sympathie qu’on imagine !

Mur des cons, ça sonnait bien.

Mais peut-être après tout s’est-on seulement trompé sur le sens de ces mots.

Quand on dit par exemple « La maison des Untels », les Untels sont les personnes à qui appartient cette maison (ou qui y vivent.)

Et si c’était la même chose avec ce fameux mur ? Les… comme ils disent… en seraient les propriétaires ou les occupants.

Pas plus compliqué que ça !

Objets inanimés, avez-vous donc une âme…

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Cet article pourrait aussi s’intituler « Brocante en Bourgogne »

Chacun d’entre nous a eu la curiosité de parcourir les trésors que contiennent les Brocantes. Au moins une fois dans sa vie.

Peut-être « trésors » est-il un grand mot.

Et pourtant !.. On prend dans sa main un objet, on le retourne, on le sent, _33on le pèse, on le regarde. Puis on le repose. Mais quelque chose agit et nous le fait reprendre, bien qu’on se dise « Je n’en ai pas besoin, qu’en ferais-je ? »

… Au cœur de la Puisaye, dans l’Yonne, Saint-Fargeau est réputée pour son château, millénaire et magnifique. Ce n’est pourtant pas lui qui a retenu tout d’abord mon attention, mais une maison entièrement dédiée à la brocante, le dépôt-vente de Nicole Duperrier.

Si vous vous dirigez vers le château en passant par la place de Lattre de Tassigny, vous ne pouvez manquer cette étrange caverne d’Ali Baba. Dès le trottoir, des louches accrochées aux volets, des casseroles, des pots à lait, de la faïence, des paniers d’osier. . .  un curieux bric-à-brac qui éveille la curiosité.

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Près de la porte d’entrée, des tableaux de toute sorte, en équilibre contre le mur.

Vous gravissez deux marches et là… bienvenue dans le monde des souvenirs hétéroclites.

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Innombrables verres de toutes tailles, rangés les uns à côté des autres, lampes à huile en cuivre, tableaux divers pour tous les goûts, ours en peluche qui n’ont plus d’âge, maquettes, petites voitures avec ou sans roues, cafetières des années quarante et plus si affinité, petits personnages divers, et une poupée qui pourrait être aujourd’hui arrière grand-mère et qui, toute sage et silencieuse, attend on ne sait quoi.

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Pas un centimètre de libre dans cette maison. L’étroit escalier qui mène à l’étage est lui aussi colonisé par quantité de bibelots, et dès le palier on comprend qu’il faudra faire moult attention si l’on veut entrer dans les deux ou trois pièces de l’étage sans rien casser ni abîmer, ni faire tomber. Il y en a partout.

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Alors, intuitivement, remonte à la mémoire cette réflexion de Lamartine:

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme

qui s’attache à la nôtre et la force d’aimer ? »

Quelle est l’histoire de cette robe encore fraîche ? Qui l’a portée ? Quand? Qu’a-t-elle visité, cette petite robe ?

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Et ces clubs de golf, à qui ont-ils servi ? Qui les a pris dans ses mains pour frapper une balle peut-être indocile, perdue dans quelque marais et jamais retrouvée ?

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Et cette grande affiche de Jane Avril, fille d’une demi-mondaine et d’un noble italien, qui si souvent servit de modèle à Toulouse-Lautrec, qui donc la possédait ? Sur quel mur trônait-elle ?

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Une promenade en brocante est un questionnement permanent en histoires inconnues, un fil tendu avec le passé, avec les autres, ceux qui ont aimé ces objets, les ont conservés, peut-être même cachés quelque temps pour qu’on ne les oblige pas à s’en séparer, et puis un jour. . .

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Allez, bye-bye, et surtout, parole de clown, ne nous oubliez pas !

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Photos © Jean-Michel Touche

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POUR OUVRIR L’ANNEE 2014

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Pour chacun de vous, que cette année soit belle et bonne !

Peut-être 2014 commencera-t-elle par une toute petite lumière. 2013 fut tellement terne et sombre !

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Peut-être, encore timide, fleurira-t-elle doucement pour sortir de l’ombre à pas feutrés, comme une fleur dans nos jardins. . .

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. . . avant d’oser se faire lumière dans la nuit.

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Alors, à notre tour, nous nous dirigerons vers la fenêtre que nous entrouvrirons pour voir le jour nouveau.

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D’abord désorientés, la vie de cette année nouvelle nous paraîtra sans doute étrange. Mais peu à peu nos yeux apprendront à dépasser les simples images. Les formes vont s’adoucir, s’arrondir, s’illuminer.

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Nous sortirons de nos coquilles pour regarder en haut, vers ce ciel qui insensiblement nous invite à nous dépasser.

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Nous comprendrons qu’il faut monter pour que la lumière nous irrigue.

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Et si nous entendons l’appel de celui qui a accepté de nous donner sa vie

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alors la nôtre prendra son envol.

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C’est ce qu’il faut souhaiter pour cette année nouvelle !

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Photos © Jean-Michel Touche

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Flânerie en pays burgonde

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     Le saviez-vous ? Avant d’être Bourgogne (Bregogne en morvandiau), cette belle et riche région s’appelait la Buregondie, du nom des Burgondes qui en firent un royaume. Celui-ci devait ensuite devenir Royaume des Deux Bourgognes, puis se diviser en comté et duché de Bourgogne.

     Mais ce n’est pas un historique de la Bourgogne que je vous propose. Seulement une courte balade en pays Burgonde, à l’aide de photos prises ici ou là au gré des virages, des paysages, des moments inattendus et de la lumière.

     Mézilles, tout d’abord, non loin de Saint-Sauveur en Puisaye, premier arrêt. Brève flânerie auprès d’un cours d’eau et d’un gué.

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     Un certain nombre de lieues et virages plus tard, nous entrons dans Saint-Fargeau, où le château attire tous les regards par sa taille et sa couleur. Deux tours rondes et massives en gardent l’entrée, tandis qu’un parement de briques roses et des lanternons au-dessus des toitures lui donnent une belle élégance.

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     C’est la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, exilée à Saint-Fargeau par son royal cousin en raison de son engagement dans la Fronde, qui tranforme en château, avec l’architecte François Le Vau, l’ancien pavillon de chasse devenu à l’époque  forteresse .

Perdons-nous quelque temps dans ses combles.

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     Saint-Fargeau est aussi l’occasion d’assister à un splendide spectacle de Son et Lumière, et de rêver dans la brocante de Nicole Duperrier.

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     Poursuivons notre route. Allez jusqu’à Donzy, nous recommande un couple avec lequel nous partageons un petit déjeuner à la sympathique Maison d’Hôtes l’Orée des Vignes. Entrez au Moulin de l’Île. Vous y trouverez…

     Mais voyez plutôt.

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      Au bord de la Talvane (à moins que ce ne soit le Nohain car Donzy s’est installée au confluent de ces deux rivières), on peut voir la maison des maîtres du Moulin.

     Si vous vous y rendez, vous verrez le moulin lui-même, juste à côté. Bien que la hauteur de la chute d’eau soit minime, une conduite forcée pousse l’eau vers une roue qui actionne tout le moulin, à commencer par une énorme meule sous laquelle s’écrasent selon le cas les noix ou les noisettes._108

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     Aux environs de Donzy, voici Saint-Sauveur en Puisaye, ville natale de Colette. Elle se caractérise par l’existence d’un monumental donjon du XIème siècle, la tour Sarrazine, dont on ignore à peu près tout, et dont l’esthétique ne laisse pas un souvenir impérissable (mais évidemment il n’était pas construit dans ce but.) St-Sauveur en Puisaye possède également un musée consacré à Colette.

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     L’étape suivante, La Charité sur Loire, est particulière. Pour deux raisons. L’église Notre-Dame, tout d’abord, le rayonnement du livre ensuite.

     Edifiée à partir de 1059, la prieurale mesurait 122 mètres de long, à peine moins que Notre-Dame de Paris qui en mesure 130. Malheureusement, plusieurs travées sont détruites par un incendie en 1559 (il n’en reste aujourd’hui que quatre) ainsi que le clocher. Le porche d’origine et la tour Sainte-Croix se trouvent donc séparés du reste de l’église, comme le montrent les photos ci-dessous, et des habitations ont été construites dans les arcs des travées disparues.

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Quatre travées séparaient la porte que vous voyez ci-dessus, du porche de l’église (photo suivante).  Dans les arcatures de ces travées se trouvent aujourd’hui des logements et l’office du tourisme._129.

_128Cela crée à l’extérieur un mélange assez étonnant, que l’on oublie une fois entré dans l’église.

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_135Ce tympan représente la Transfiguration

_132Détail du tympan (la présentation de l’enfant Jésus au Temple)

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La Charité sur Loire se distingue par une autre caractéristique : une douzaine de librairies se sont ouvertes dans la partie basse de la ville, près de la Loire, dans le sillage de Christian Vallériaux, libraire parisien venu s’y installer en 1995. C’est ainsi que La Charité sur Loire est devenue « La Ville du Livre ».  On y trouve toutes sortes d’ouvrages, et de nombreux lecteurs installés un peu n’importe où, lisant livres ou journaux.

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Il est une autre caratéristique surprenante, à La Charité sur Loire : le nombre de sentences que l’on peut lire sur les murs de la ville. En voici quelques-unes.

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L’humanité devrait y réfléchir !

_148Ben… Dame oui !

_146J’avoue avoir moi-même grimpé le raidillon en hérétique, ravi de ce clin d’oeil à mes très proches amis protestants.

. . . et peut-être à bientôt pour un autre aperçu burgonde ?

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Photos © Jean-Michel Touche

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Jeu de lumière et de nuit

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Nous le savons bien, ce que l’on voit le jour prend une dimension nouvelle, une fois venue la nuit.

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Imaginez que vous vous trouvez à Saint-Fargeau, en Bourgogne. L’obscurité descend peu à peu, tapissant progressivement de sombre le château près duquel vous êtes assis, l’étang endormi, en face de vous, et les arbres nombreux presque noyés dans la pénombre.

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Soudain une voix s’élève, grave et belle, qui remplit l’espace. D’épisode en épisode, elle va conter l’histoire du château, depuis le tout début lorsqu’en 995 Héribert, fils naturel d’Hugues Capet et évêque d’Auxerre, entreprend en ces lieux la construction d’une résidence fortifiée qui sera également relai de chasse avant d’être transformé en château.

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Voilà que commence l’enchantement. Des personnages sortent des fourrés, des bois alentours, de l’étang qu’ils traversent à cheval ou à pied, du château lui-même, bien sûr, comme de vagues silhouettes.

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Sous nos yeux vont se dérouler les principaux événements qui ont marqué l’histoire de Saint-Fargeau, notamment son acquisition en 1450 par Jacques Cœur, grand argentier de Charles VII avant de tomber en disgrâce, et l’exil de la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, mise à l’écart en 1652 par son royal cousin pour avoir pris part à la Fronde et tiré du canon sur les troupes du Roi depuis la Bastille.

Rassurez-vous, je ne vous raconterai pas l’histoire de ce superbe château (encore qu’elle mérite d’être connue). Je laisserai les photos prises au cours du Son et Lumière remonter avec vous le temps, jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale, en regrettant de ne pouvoir vous faire goûter la musique qui accompagne ce spectacle en tout point remarquable.

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Ils sont six-cents bénévoles, enthousiastes, qui donnent vie à l’un des plus beaux Son et Lumière de France, avec leurs chevaux, leurs meutes, leurs oies, cochons et autres animaux, avec les vestiges du passé retrouvés ça et là. Six-cents qui ont été longuement applaudis à la fin de ce remarquable spectacle, et qui à leur tour ont applaudi leur public .

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Oui, ce que l’on voit le jour prend une dimension mystérieuse, une fois venue la nuit.

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Photos © Jean-Michel Touche

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