INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : DORMONS TRANQUILLES ?

 

L’Intelligence Artificielle remonte au début de l’âge moderne, explique Jean-Gabriel Ganascia (chercheur à Sorbonne Université et président du comité d’éthique du CNRS) au cours d’une intervention avec le Figaro, publiée sur Internet le 25.04.2018.

Elle fascine mais également elle effraie, surtout lorsque l’on parle d’algorithmes, mot que l’on prend l’habitude d’entendre, mais dont le sens exact peut nous échapper. A partir de la recherche d’un mot dans le dictionnaire, Philippe Flajolet et Etienne Parizot, sur le site Interstices.info, (un clic pour le télécharger) proposent une explication à la fois simple et claire de ce que sont les algorithmes.

L’IA est-elle un bien ? Un mal ? Tout dépend du sens qu’on lui donne. Ou bien on la considère comme un moyen permettant de réaliser des opérations techniques de toutes sortes, vite et sans erreur, ou bien on lui accorde le sens de l’Intelligence elle-même, cette faculté propre à l’humain de réfléchir, chercher, décider (et bien d’autres choses) en fonction de ce qu’il sait, de ce qu’il cherche et de ce qu’il pense nécessaire et valable (définition qui peut être largement augmentée et améliorée, mais ce n’est pas ici le sujet.)

Dans le premier cas oui, l’IA peut être un plus, dans la mesure où elle peut aller plus vite que l’être humain, amasser des informations, les canaliser, les trier, en faire des synthèses selon les règles établies par les algorithmes, tout simplement parce qu’elle se concentre uniquement sur le sujet choisi.

Dans le second cas, non ! En effet, elle ne sait pas « penser », réfléchir, s’ouvrir à des hypothèses que peut envisager ou imaginer l’être humain. Elle n’a aucun lien avec la conscience, la morale, le courage, l’espoir, le dépassement de soi-même, et l’intimité que possède chaque être humain.

Le danger, souligné lors d’une conférence à Arcachon sur les risques de la bioéthique, n’est donc pas que l’IA dépasse l’intelligence humaine, mais plutôt que l’homme abandonne sa pensée et se retranche derrière elle tout en ignorant de quoi sont composés les algorithmes. Oui, le danger vient de l’homme qui risque de s’effacer totalement devant cette IA.

Risque d’autant plus grand que, dans un article de Science et Vie (I.A. : la faille inattendue, mai 2018 mis à jour le 8 octobre), Vincent Nouyrigat révèle ceci : « … les meilleurs algorithmes du monde (…) peuvent être victimes d’illusions d’optique totalement aberrantes ! » « Montrez-lui une orange dont la valeur de quelques pixels a été changée et l’algorithme de reconnaissance visuelle y voit à 99% un… hélicoptère ! »
Vincent Nouyrigat termine son article par cette phrase : « … cette vulnérabilité nous pousse à nous interroger sur la façon la plus sûre et pertinente d’utiliser ces algorithmes aux comportements parfois si étranges…

Alors, devons-nous dormir tranquilles ou faut-il que l’on se réveille ?

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BENARES (2) et fin du voyage (Extrait du journal 1982)

Dernières étapes du voyage
Delhi – Kathmandhu – Bénarès

Remarque :
Pour (re)trouver les précédentes étapes de ce voyage de 1982, il suffit de cliquer sur :  DelhiNépal-Etape 1,   Népal-Etape 2Népal-Etape 3, Bénarès (1)

Des photos plus nombreuses de ce voyage (Inde et Népal) se trouvent dès à présent sur le blog « A travers le regard ».

 

 

Aujourd’hui (2 février), j’ai vainement tenté de dénicher la petite mosquée dont on m’avait parlé en Oman. Personne ne semble la connaître.

J’ai donc retrouvé mon rickshaw man qui m’a de nouveau emmené en direction des ghats. Relativement tard cependant car il a fallu passer un bon moment dans les bureaux d’Indian Airlines afin de reconfirmer le billet pour Delhi et Bombay (démarche absolument nécessaire si l’on veut s’assurer de pouvoir reprendre l’avion…)

 

Mercredi 3 février

A nouveau les ghats. Le boatman rame en silence et l’on n’entend que les chants religieux et le grincement des rames qui frottent contre l’embarcation. Le soleil se cache, aujourd’hui encore, derrière un épais rideau de nuages qu’il traverse pourtant en quelques occasions pour éclairer les croyants dans leurs ablutions.

Nous remontons le Gange jusqu’à l’Asi ghat. Ici, plus de marche en pierre. Les gens se tiennent sur la berge en terre. Le batelier me montre différents bâtiments réservés aux sadhus et quelques-uns aux femmes pieuses. Près du ghat des crémations se dresse un édifice où se retirent les veuves. Elles y vivent grâce aux dons de riches Indiens. Plus loin, le palais du maharadja de Bihar avec ses trois tours. L’une d’elles servait d’ascenseur pour les femmes qui allaient au bain. L’ascenseur était actionné à bras d’hommes.

Croisé dans le Gange une vache morte, un chien crevé, des fleurs qui commencent à pourrir, une statue de divinité.

Différentes photos des ghats. Puis je me suis aventuré sans guide dans le chowk dont je suis sorti… bien loin de l’endroit que je voulais atteindre. Ça m’a donné l’occasion de tomber sur un cortège ouvert par des musiciens. En queue, porté dans un baldaquin, un jeune homme au visage masqué par un rideau de fleurs, qui se rend à ses noces…

 

Jeudi 4 février

Au réveil, brouillard sur Bénarès. Heureusement, il fait assez vite place à un magnifique ciel bleu, le premier ciel bleu depuis mon arrivée.

Aujourd’hui, visite de Jaunpur, capitale d’un éphémère royaume du XVème siècle. La route est parsemée d’obstacles car la chaussée, bien que d’assez bonne qualité, est trop étroite pour permettre à deux véhicules de se croiser ou de se doubler.

La traversée de différents villages ne manque pas de pittoresque ni de charme, avec les femmes en saris, les vaches blanches qui se reposent en ruminant le long des routes, ou boivent à un abreuvoir, ces milliers de bicyclettes qui évoquent les processions de fourmis. La campagne est très verte et très belle. Soixante kilomètres séparent les deux villes, mais il faut compter une heure et demie pour atteindre Jaunpur.

La première visite sera pour le Fort Rouge dont subsistent seulement des ruines, à l’exception d’une porte intéressante et de la mosquée Ibrahim Naib Barbak. Avant de pénétrer dans l’enceinte du fort, il faut remplir un cahier en inscrivant son nom, son adresse et l’heure d’arrivée.

La mosquée Ibrahim Naib Barbak est assez belle. C’est paraît- il la plus ancienne de Jaunpur. Quelques Indiens se promènent dans le parc. Plus loin, depuis ce qui devait être la muraille d’enceinte, vue magnifique sur la ville, le pont d’Akbar et l ‘Atala Masjid.

La voiture se fraie ensuite un chemin jusqu’à l’Atala Masjid dont la cour intérieure sert d’école publique d’un côté et abrite la madrasa de l’autre. Devant la salle de prière se dresse une haute façade qui fait office de minaret, surmontée par des haut-parleurs. Ce style de mosquée diffère de la conception des mosquées que l’on trouve traditionnellement en Inde.

Mon entrée est particulièrement remarquée par les jeunes écoliers qui se réjouissent de cette distraction inattendue (peu prisée au contraire par les professeurs qui les rappellent à l’ordre en leur donnant de légers coups de badine sur la tête.)  Du côté de la madrasa l’attention est beaucoup plus sérieuse et les élèves ne se tournent pas pour regarder passer l’étranger, sauf au moment de mon départ.

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Jami Masjid : coup de foudre! Avec son petit bassin central, ses palmiers de petite taille, la façade très pure et très belle de la salle de prière, cette mosquée incite au recueillement et à la méditation, tout comme les plus beaux cloîtres. A l’opposé de la salle de prière, une galerie sur laquelle donnent les chambres des religieux (ou des pèlerins ?)

Des sculpteurs taillent des blocs de pierre pour refaire la porte principale. A les voir ainsi au travail, penchés sur le matériau qui peu à peu prend forme, l’on imagine ce que devaient être les chantiers entourant les édifices en construction.

Laz Darwaza a Masjid: là encore je tombe sur la madrasa mais les cours sont terminés. L’un des professeurs me fait visiter les lieux.

Au retour, photos du fameux pont d’Akbar puis photos de scènes de rue. Par moments je suis l’attraction. Jamais (et aujourd’hui non plus) je n’ai ressenti la moindre appréhension au milieu d’une foule indienne. Et l’appareil de photos sert parfois à engager le dialogue avec ceux qui veulent être photographiés ou ceux qui veulent savoir ce qui intéresse un étranger.

Brusquement voici que parvient un brouhaha confus, de plus en plus fort. C’est la police qui tire un homme et lui fait faire le tour de la ville pour le montrer à la population. Il porte des traces de sang sur le haut du crâne et sur une de ses pommettes, et des marques blanches sur le reste du visage. Les policiers le tiennent littéralement en laisse, les mains serrées dans des menottes. La foule l’entoure. Une sourde tension monte. « Un voleur » commente le chauffeur.

Entre Jaunpur et Bénarès que nous regagnons en fin d’après-midi, nous croisons â nouveau des caravanes de dromadaires. Les bêtes sont nettement plus hautes et plus robuste d’apparence que celles de l’Oman.

 

Vendredi 5 Février

A nouveau, lever à l’aube. Ce matin enfin je peux voir le soleil se lever sur le Gange.

Les chants religieux gueulards disparaissent, gommés par la lueur qui éclaire peu à peu l’autre rive du fleuve. Lueur d’abord presque imperceptible. Une tache couleur de braise apparaît. Et le rond parfait du soleil jaillit de la terre. Le Gange renvoie des milliers d’étoiles aux clapots de l’eau. Moment fugitif dont la plus belle pierre précieuse ne saurait donner qu’une pâle idée.

Une heure en bateau. Puis longue, très longue marche sur les ghats qui sont, par endroits, d’une saleté repoussante. Beaucoup de photos. Je suis par moments arrêté par des hommes qui veulent être photographiés. L’un d’eux, un jeune renonçant, souhaite recevoir un tirage. Ce sera chose faite si toutefois je parviens à déchiffrer l’adresse qu’a écrite pour lui un passant (car le jeune homme ne sait ni lire ni écrire).

Où est la spiritualité, à Bénarès? Je pensais rencontrer Dieu (plus exactement je pensais trouver là une conscience collective de Dieu). Il y a certainement des hommes et des femmes sincères qui prient mais, je dois l’avouer, bien des sadhus et de renonçants m’ont donné l’impression d’exploiter la crédulité des pèlerins.

Eprouverais-je des sentiments du même ordre si, incroyant, je visitais Lourdes ? Je ne crois pas car la foi, quand elle s’exprime collectivement, devient presque palpable. Et même un Musulman priant seul, tourné vers la Mecque, donne une image de la foi.

Ici , au même endroit et en même temps, l’on peut voir un visage immobile, les yeux fermés, tourné vers le Gange et plongé dans la prière (ou la simple adoration) ; des renonçants fumant et devisant gaiement tout en prenant le soleil ; des brahmanes triturant des offrandes dans de l’eau sale, officiant pour quelques fidèles accroupis devant eux ; des gens en train de laver les régions les moins sacrées de leur corps ; des vaches ou des buffles laissant choir lourdement leurs excréments que des femmes ramassent à pleines mains pour en faire ces fameuses galettes utilisées comme combustible, une fois séchées.

Et pourtant, impossible de ne pas le voir, il passe par endroits un courant sacré. Faut-il un temps d’adaptation (ou s’être préalablement « vidé » l’esprit) pour comprendre ce qui est en train de se vivre ici ?

 

Samedi 6 Février

Dans quelques jours ce voyage prendra fin et je serai heureux de retrouver ma femme et mes enfants.

Sans doute croient-ils que je n’ai pas beaucoup pensé à eux, et pourtant voici quatre jours que je tente d’envoyer un télex à Mascate… sans succès.

Ce matin, visite de Sarnath où le Bouddha (« l’Illuminé ») prononça son premier sermon. Lieu de pèlerinage depuis plus de 6 siècles avant Jésus Christ, Sarnath est resté vénéré par les bouddhistes qui viennent parfois de très loin (des régions himmalayennes jusqu’à Sri Lanka) pour s’y recueillir.

Les monuments érigés sur ce site devaient être splendides, malheureusement les Musulmans détruisirent quasiment tout et saccagèrent nombre de statues et de bas reliefs.

Le musée contient de très belles choses. Regrettons toutefois que les murs soient recouverts d’une peinture bleu ciel délavée et que seules de minuscules fenêtres, placées au ras du plafond, éclairent les salles.

A l’extérieur, un vaste parc où se dressaient autrefois les monuments à présent en ruine -dont on peut cependant deviner l’ancienne splendeur.

Le temple principal, érigé au Vème ou VIème siècle, couvrait le lieu où avait vécu le Bouddha. Par endroits il reste de petits bas-reliefs représentant l’Illuminé. Comme nombre de pèlerins viennent chaque jour, il n’est pas étonnant de voir une de ces sculptures ornée d’un collier de fleurs.

Plus loin, la Dhamekh stupa, haute d’une quinzaine de mètres, construite dit-on à l’emplacement exact du premier sermon de Bouddha. Beaucoup de fidèles aux yeux bridés en font le tour en priant.

Ailleurs, un temple Jaïn avec une statue de Mahàvlra, fondateur du Jaïnisme, également appelé Jina, le « Victorieux ». Enfin, à l’extrémité du parc, un monastère bouddhiste de construction récente (1931): Mulagandhakuti Vihara.

Dernier arrêt à Sarnath (dans la cité cette fois) devant un temple tibétain.

 

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Voilà, le voyage est terminé, retour à Mascat où je retrouve avec joie épouse et enfants.

Il faudra de longs mois pour que toutes les rencontres, les émotions, les images de ce voyage, trouvent leur place dans le tiroir aux souvenirs. Et pour que les jugements parfois hâtifs se tempèrent à la mesure du temps qui passe…

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Texte et photos © Jean-Michel Touche
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Balade au-dessus de Mars

Pour terminer l’année, un voyage au-dessus de Mars ce n’est pas mal, qu’en pensez-vous  ?

Si le cœur vous en dit, cliquez sur  Balade au-dessus de Mars.

Grâce au Figaro vous ferez une belle exploration ! N’oubliez pas d’agrandir l’image en plein écran, vous ne le regretterez pas !

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DIABOLIQUE (ou la manipulation mentale)

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Faire un film « de fiction » à partir d’éléments réels permet d’adapter beaucoup de choses et de dire ce que l’on veut, comme on le veut. Illustrer ensuite un débat sur la manipulation mentale avec des extraits de ce qui est désigné comme « fiction » conduit alors à se demander où se trouve la réalité.
(cf  HUFFINGTON POST 11 avril 2016)

Le film « DIABOLIQUE », présenté sur France 3 mardi 5 avril, est-il un bon avertissement pour ceux qui pourraient, à leur tour, se laisser piéger par un « James Bond d’opérette », comme le dit Télérama ? A chacun de juger.

Deux remarques cependant :

Certains, dans cette malheureuse histoire, ont perdu beaucoup plus que d’autres. Seule une famille s’est fait dépouiller sur la totalité de ses biens.

Contrairement à ce qui a été dit ensuite lors du débat, ce n’est pas une « famille professionnelle » (c’est-à-dire « les médias », malgré l’hommage appuyé qui leur est rendu) qui a débloqué la situation, c’est le courage de Christine de Védrines  qui a réussi à s’échapper de l’emprise du prédateur malgré les risques qu’elle courait, est rentrée en Livre ChristineFrance et a porté plainte auprès de la Justice avec l’appui de plusieurs amis et de sa famille proche.

« NOUS N’ÉTIONS PAS ARMÉS », le livre publié chez Plon en 2013 par Christine de Védrines avec son mari et ses enfants, donne une approche saisissante et bien plus crédible et profonde de la manière  dont on peut se laisser prendre par des propos qui suintent l’excessif tout en conservant une part de crédibilité. Comme si un mal inconnu rongeait peu à peu votre liberté de pensée.

La même peine n’a pas été vécue de la même manière par tous. Il convient de le dire.

De l’art de se faire entourlouper !

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Comme sans doute beaucoup de personnes, peut-être avez-vous reçu récemment un mail dont vous pouvez voir une copie en cliquant sur     « Informations concernant votre remboursement… »

Si c’est le cas, vous apprenez que les Impôts vont vous restituer une petite somme, pas terrible, mais enfin, s’ils se sont trompés, vous dites-vous, autant se faire rembourser.  Réflexe naturel. Mais réflexe qui peut être à l’origine de bien des ennuis.

Vous cliquez donc sur le lien intitulé « Accéder au formulaire de remboursement ». Et là, vous arrivez sur un site tout à fait crédible, intitulé Impots.gouv.fr. On ne se pose pas de question, on fait confiance.

Seulement il y a un problème : l’adresse de ce site est en réalité : impots-gouv.eu/  (il suffit de regarder en haut dans la zone d’adresse web pour s’en rendre compte.) A part cela, le site paraît authentique. Sauf que vous vous trouvez sur la page « Particuliers ». Si vous tentez de cliquer sur les pages « Professionnels » ou « Documentation », il ne se passera rien. Et pour cause : ce site est frauduleux !

Ensuite on vous demande vos coordonnées pour permettre aux Impôts de vous rembourser, notamment votre adresse mail et votre mot de passe marqué comme obligatoire. C’est là que le bât blesse !

L’individu qui est derrière ce site de piratage cherche à voler votre adresse mail à des fins, on le sait bien, tout à fait malhonnêtes. Il a besoin pour cela de votre mot de passe, et vous risquez de le lui donner sans prendre conscience du risque que vous courez.

Si par hasard vous avez répondu, contactez immédiatement l’hébergeur de votre adresse mail afin de la changer ainsi que le mot de passe.

Cet article a pour but de vous mettre en garde quant aux supercheries dont nous pouvons tous être victimes un jour ou l’autre.

Si vous avez reçu ou si vous recevez un mail vous annonçant le remboursement d’une part de vos impôts, soyez plus que vigilants ! Et manifestez cette vigilance à toute occasion sur Internet où pullulent les loustics mal intentionnés.

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VŒUX SOUS FORME D’UNE PIECE DE THEÂTRE

La scène se déroule sur le Pont Bir Hakeim, au-dessus de la Seine, face à la Tour Eiffel

Copyright  2012 JMT

Saint Jean Bouche d’Or : Eh, vous, le passant qui passe, Je vous souhaite une Bonne année !

Le Français Déprimé : Bonne année ? Vous voulez rire ! A quoi ça sert, les vœux ? C’est nul. Nullissime, même. Pouvez en faire l’économie.

Saint Jean Bouche d’Or : Bon, d’accord, on sait bien que tous ne vont pas se réaliser, nos désirs les plus profonds ne se transformeront pas tous en réalité. C’est vrai…

Le Français Déprimé (interrompt Saint-Jean Bouche d’Or tout en faisant une grimace) : Alors… à quoi cela sert ? Vous pouvez me le dire? Vous voyez bien, vous n’y croyez pas vous-même.

Saint Jean Bouche d’Or : A quoi ça sert ? C’est tout simple. Je crois que ça sert à l’amour.

Le Français Déprimé : Alors ça, mon vieux, c’est la meilleure de l’année ! L’amour ! On aura tout vu dites donc, tout entendu. L’amour !.. Vous voulez me faire rigoler.

Saint Jean Bouche d’Or : Ben… pas forcément. C’est celui qui reçoit qui décide. Chacun de nous est invité par la vie à marcher sur un chemin qu’il n’a pas forcément choisi…

Le Français Déprimé (qui interrompt à nouveau Saint Jean Bouche d’Or) : Non mais vous êtes marrant, vous ! Vous êtes le premier à envoyer des vœux, et après vous dites qu’on n’a pas choisi le chemin sur lequel on marche. Faudrait savoir, mon vieux. Z’êtes pas bien logique, parole !

Saint Jean Bouche d’Or : Naturellement. Parce que vous ne m’avez pas laissé terminer. Je voulais dire que sur certains chemins, marcher seul c’est souvent l’angoisse, l’envie de reculer, de tout lâcher, de fermer les yeux et de dire Non !

Le Français Déprimé : Vous voyez bien…

Saint Jean Bouche d’Or (qui a envie de s’énerver mais ne s’énerve pas): Chut ! Laissez-moi vous expliquer. C’est vrai qu’on a parfois envie de tout laisser tomber. Je suis d’accord. Mais qu’un(e) ami(e) vous dise : « Je pense à toi et j’espère que tout ira comme tu veux », et soudain le soleil se lève, les nuages s’étirent pour s’effiler et ils laissent place à la lumière.

Là, il se produit un long silence, à peine troublé par un cycliste qui passe sous le pont en saluant les deux acteurs pendant qu’un couple de mariés chinois se fait photographier, elle en blanc et lui en smoking gris luisant de bonheur.

Saint Jean Bouche d’Or (qui reprend la parole et regarde en souriant le Français Déprimé) : D’où viennent ces battements de cœur qui parfois illuminent le chemin sur lequel nous marchons ? Des yeux, un sourire, un visage, des lèvres qui laissent deviner un murmure dans l’éclat d’un sourire, et nous voici debout, heureux, prêts à nous remettre en route. Celles et ceux qui font des maraudes le savent bien. Le sourire que nous donnent nos amis de la rue, ces « sans-abri » (mais pas sans âme) est en lui-même un trésor. Il est parfois des passants qui nous regardent, nous envient et même nous le disent.

Saint Jean Bouche d’Or (qui se tourne à présent vers les lecteurs du Blog) : Voilà ce que je souhaitais vous dire à toutes et tous pour ce début d’année. Ecartons les feuillages de la morosité, levons-nous, sourions et reprenons le chemin vers ce qu’il y a de plus profond et de plus éblouissant dans l’existence. Que l’on soit croyant ou qu’on ne le soit pas, donnons un sens à notre vie ! Allez, à tous, Bonne Année ! Pas vrai, l’ami ?

Copyright  2012 JMT

Voix du sans-abri : Oui, à vous tous, BONNE ANNEE ! ! !

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Texte et Photos © JMTouche

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CERONS, « un terroir d’exception au cœur des Graves »

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Copyright  2012 JMT

A plusieurs reprises le Blog a consacré un article au vin de Cérons et au Château de même nom.

Le site du Château, entièrement rénové, est passionnant à découvrir pour en savoir davantage sur ce terroir insuffisamment connu, sur le château, son histoire, le domaine etc.

Juste un clic sur « Cérons » pour tout savoir !

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