LE SILENCE, prise de conscience et chemin de purification

(Suite de l’article  » SOUFRANCE, CRI ET SILENCE » de Pierre Mériadec, publié sur le blog le 9 mai dernier)

Rien n’est perdu. Au contraire puisqu’après la vague émotionnelle, mauvaise conseillère, vient le temps du silence intérieur dans nos cœurs, silence nécessaire à la prise de conscience du mal et des remèdes. Ce silence ne sera pas exempt de paroles, ou plus justement, il en sera la source puisque c’est en silence – propice à la prière et à la méditation – que se développe la réflexion et s’exerce le discernement pour à la fois dénoncer et annoncer.

L’Eglise, dans sa sagesse, nous enseigne qu’il ne suffit pas de dénoncer mais que nous, clercs et laïcs, devons en même temps et plus souvent encore annoncer « le Chemin, la Vérité et la Vie », le Christ ! Dénoncer sans confondre le pécheur et le péché. Dénoncer en vérité mais sans voyeurisme dont se délecte le monde des médias, et parfois nous-mêmes. 

Mais annoncer qu’une voie de purification est possible et susciter en nous le désir de la suivre. Dans les circonstances présentes, ce devoir d’annoncer se manifestera pour la communauté épiscopale par la prise de mesures ajustées aux conditions propres à l’apostolat des ministres séculiers et réguliers, en rendant à Dieu ce qui est à Dieu et en rendant à César—c’est-à-dire à l’Etat et à ses lois—ce qui est à César.

Se purifier, c’est aussi, en silence, avoir l’humilité de se reconnaitre présomptueux quant à notre solidité morale face à la pente douce de l’abus.  Désormais, il ne suffit plus de prier : « ne nous laisse pas entrer en tentation » mais : « ne nous place pas dans la situation où nous pourrions entrer en tentation » c’est le double principe de précaution qu’il nous faut exercer. Ce n’est que prudence, première des quatre vertus cardinales, souvent oubliée. Et n’oublions pas qu’elle est suivie de la deuxième : la justice !

Ce qui vaut pour les clercs vaut pour tout baptisé, certes fragile et pécheur, mais «prêtre, prophète et roi» C’est pourquoi, nous fidèles laïcs, sommes co-acteurs de la purification—toujours à promouvoir—de l’Eglise. Tout en reconnaissant devant le monde la réalité des crimes, sachons faire silence : gardons-nous des cris de condamnation des personnes, des jugements hâtifs. Aimons et veillons sur nos prêtres, n’en idéalisons aucun, ne les canonisons pas trop vite; point d’excès d’éloges mais surtout jamais de  dénigrements. Si la personne est humaine, la fonction demeure et demeurera sacrée.

Retournons 2000 ans en arrière. Je sais que comparaison n’est pas raison. Mais Jésus lui-même ne nous donne-t-il pas un bel exemple de Silence préalable aux paroles de vérité, de consolation et de miséricorde envers les accusateurs, le pécheur (la pécheresse en l’occurrence) et le péché dans l’évangile dit de la « Femme adultère » ? Par deux fois IL fait silence, avant de lancer un juste défi aux Pharisiens puis de dire les mots de la suprême réconciliation à la femme : « Moi non plus, je ne te condamne pas, va et ne pèche plus ! » 


Dans ces mots du Christ sont réunis indissociablement
la Vérité, la Miséricorde et la Justice.

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Pierre Mériadec

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LOURDES, ON CONNAÎT, ET POURTANT….

Un film est souvent comme une sorte de récréation : on le regarde pour passer un bon moment, s’intéresser à une histoire ou à des réalités quand il s’agit de documentaires, se remémorer des événements, des situations… chacun va au cinéma à sa manière.

Quelque fois, certains films dérogent et apportent beaucoup plus que ce à quoi on s’attendait. 

« LOURDES » fait partie de ces films particuliers. Il est à voir, absolument.

On y prend conscience des drames de santé auxquels plus de monde qu’on ne l’imagine se trouve confronté, des bénévoles qui viennent apporter aide, soutien, humanité à ces personnes défavorisées, des temps de réflexion, des temps de prière.

Mais ce n‘est pas tout, du moins me semble-t-il.

En regardant les visages de ceux qui prient, en groupe ou individuellement, en voyant leur sensibilité, les mains tendues vers les handicapés, leurs mots encourageants, les sourires même si rien ne se passe, juste pour donner de la vie à des visages qui paraissent presque ne plus en avoir, on prend conscience d’une situation qui dépasse notre quotidien. 

Voir dans ce film prier comme le font les pèlerins issus de groupes qui se prostituent, fait découvrir l’être humain comme nous n’avons pas l’habitude de le voir et de le ressentir dans notre quotidien.

Oui, quelque chose nous dépasse.

On ressent la création d’un lien intime et véritable entre ces personnes et un « Être » autre, différent, illimité et éternel, que nous, croyants, appelons Dieu, et que ceux qui ne croient pas n’appellent pas ainsi… ou du moins pas encore.

Si vous n’avez pas vu ce film et si vous allez le voir, regardez ces visages, cherchez à ressentir ce lien qui nous dépasse. Il nous amène à réfléchir, que l’on soit croyant ou pas. 

JMT

Je profite de cet article pour remercier tous ceux parmi mes amis qui, depuis des années, participent aux pèlerinages pour apporter aide, soutien et humanité à ceux qui souffrent.

Que dire des Black Blocs…

(… Black Blocs ou dingues-dingues ?)

Voici un beau « message humaniste » de Michel BEAUDOUT, sur ces dangereux casseurs ! (Je le remercie d’avoir accepté la publication de son message sur ce blog.)

Comme vous allez le voir, la moquerie est parfois utile.

Bonjour à tous,

Je viens m’assurer que vous avez tous une pensée aujourd’hui pour ces pauvres black blocs qui ont dû entrer gentiment dans l’hôpital bien nommé de la Pitié, avec leurs masques, leurs marteaux et leur uniforme, pour se protéger d’une bande de violents policiers qui les oppriment en permanence alors qu’ils défilent pacifiquement dans les rues de Paris en refaisant une vitrine ici, en customisant une voiture là, bref en mettant toute la fougue de leur jeunesse au service de la collectivité.

Quelle société que celle qui ne reconnait pas les meilleurs de ses enfants, qui n’ont même plus de bagne pour aller se reposer quelques années.

Pitié ! ! !

( Michel Beaudout )

GILETS JAUNES ET BLACK BLOCS : HALTE À LA DICTATURE DE LA RUE


Le mouvement des gilets jaunes avec maintenant la participation des Black-blocs devient totalement insupportable.

Il est vrai que la situation de la France nécessite d’importants changements pour réduire les inégalités, améliorer la vie des personnes les plus précaires qui douze fois par an se demandent comment il finiront leurs mois. 

Il est vrai que les écarts de rémunérations devraient diminuer, qu’il y a trop de gens mal logés, de familles qui vivent dans la difficulté perpétuelle, et que les hommes politiques devraient étudier comment fonctionne réellement la société avant de prendre des décisions parfois incompréhensibles. 

Par exemple comment peut-on décider en même temps de supprimer l’ISF et de diminuer de 5€ par mois l’Aide Personnalisée au Logement (APL) ?

La politique est une activité difficile, c’est vrai, et les décisions « réparatrices » n’ont pas d’effet positifs en seulement quelques mois.

Mais il est vrai également que les actes des casseurs et maintenant des Black-blocs sont inacceptables et que leurs auteurs devraient se retrouver dans des hôpitaux psychiatriques car leurs actions relèvent de la folie pure.

Critiquer les forces de l’ordre comme cela a été fait, relève également de l’absurdité. Ces hommes mettent leur vie en danger pour protéger les nôtres, de même que les pompiers. Peut-être certaines armes à leur disposition sont-elles dangereuses. Mais que faudrait-il faire ? Inviter les casseurs et black-blocs à leur taper dessus sans qu’ils aient droit à se défendre ? Peut-être certains d’entre eux sont-ils en effet violents. Mais les casseurs, eux, agissent-il dans la plus grande douceur ?

Alors maintenant il faudrait vraiment que cela s’arrête, que les commerçants puissent travailler normalement le samedi, que les voitures cessent de brûler et que nous retrouvions un climat permettant de réussir progressivement à rétablir notre pays dans la paix.

J.M.T

MAXENCE PILCHEN PROCHAIN CONCERT

Le 4 juin prochain, Salle Gaveau.

Au programme :

·         MOZART : Sonate K.330 

·         SOLER : Sonates

·         CHOPIN : Ballade op.52

·         LISZT : Harmonies poétiques et religieuses S.173, Bénédiction de Dieu dans la solitude de Méphisto Waltz no.1 S.514.

TRES BEAU CONCERT EN PERSECTIVE !

JOYEUSES PÂQUES POUR TOUS

Chers amis qui regardez souvent ce blog, je vous en remercie.

Aujourd’hui, la fête de Pâques nous invite à quitter un moment notre quotidien afin de réfléchir sur l’existence et sur nous-mêmes.

Qui sommes-nous ? D’où venons-nous? Où allons-nous ?

Revivre la résurrection du Christ venu mourir pour nous est, pour tout croyant, un moment où nous nous sentons invités à la fois à lever les yeux vers Dieu et à explorer notre intimité personnelle.

Pour ceux parmi vous qui ne conçoivent pas l’existence de Dieu (et je comprends totalement que croire ne soit pas une évidence), cette fête peut être une occasion de se reposer les questions : qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous ?

A vous tous, croyants et non-croyants, je souhaite une belle et heureuse fête de Pâques, en vous proposant cette photo du Christ dans les bras de Marie, prise à Notre-Dame de Paris il y a plusieurs années.

JM

NUIT DE FEU

Je pense que le Père Guillaume de Menthière ne sera pas choqué que son très beau texte soit publié sur ce blog.

Nuit de feu

Cette nuit n’était pas faite pour dormir. A la vue de Notre-Dame en flammes, l’émotion était trop forte, la tristesse trop intense, la prière trop nécessaire. Et dire que j’étais encore la veille prêchant sous ces voûtes millénaires où je fus ordonné il y a bientôt trente ans ! Je ne puis vous exprimer la peine qui me gagne à la pensée de cet écrin de tant de nos souvenirs heureux disparu en fumée…
Vous avouerais-je pourtant qu’à la consternation a très vite fait place en moi une sorte de reconnaissance subjuguée ? Des propos que j’avais toujours désiré entendre ont semblé jaillir comme par miracle de ce funeste évènement. Au cours de ces heures angoissées, il m’a semblé, en effet, sentir le vieux coq Gaulois se réveiller de sa torpeur.
Que de magnifiques paroles unanimes les médias n’ont-ils pas relayées de manière persistante et ininterrompue ! De la part de touristes, de badauds, de journalistes, d’hommes politiques, d’ecclésiastiques, d’esthètes, de pompiers,… Des gens de tous âges, de toutes conditions, de toutes origines et de toutes croyances… Une mystérieuse communion semblait régner enfin sur ce peuple de France dont les mois écoulés avaient si tristement montré au monde le morcellement et les fractures. Cette unité qu’un message présidentiel, prévu le même soir, n’aurait probablement pas réussi à renouer, Notre-Dame, la Vierge Sainte, l’accomplissait sous nos yeux éberlués. Et si c’était encore une fois l’intervention surnaturelle de la Mère de Dieu qui redonnait à notre cher et vieux pays l’élan de l’espérance ?
Bien sûr restent l’infinie douleur de voir ces ruines désolées, l’irréparable perte de tant d’œuvres d’art, et l’abattement devant la tache colossale de la reconstruction. Pourtant en cette Semaine Sainte qui débouche sur la victoire de Pâques, les chrétiens aiment à se redire que de tout mal, Dieu peut faire sortir un bien. De quel relèvement ce désastre est-il la promesse et l’amorce ? Ces pierres dont le Seigneur nous disaient hier encore qu’elles crieraient, ne les entendons-nous pas, encore fumantes, appeler au sursaut et à la foi ?

Père Guillaume de Menthière