LA CONFESSION


Après l’adaptation cinématographique en 1961 du roman de Béatrix Beck, Léon Morin prêtre,  par Jean-Pierre Melville, avec Emmanuelle Riva et Jean-Paul Belmondo, une nouvelle version intitulée « LA CONFESSION », est sortie en salles le 8 mars, réalisée par Nicolas Boukhrief.

Des photos souvent superbes, des acteurs (Romain Duris, le père Léon Morin, et Marine Vacth, (Barny, la communiste athée) parfaitement intégrés dans leur rôle, mais surtout des paroles à écouter et réécouter  ou lire et relire dans le livre de Béatrix Beck.

Le père Morin se met totalement au niveau de Barny, cette femme qui vient attaquer la religion en pleine église, dans un confessionnal. Il ne lui fait aucune leçon, lui parle, l’interroge parfois comme il s’interrogerait lui-même, comprend ses réactions tout en la conduisant à réfléchir. Les mots qu’il emploie sont d’une simplicité issue d’une réflexion profonde, et son affirmation de sa propre foi pour Dieu, qu’il appelle une ou deux fois « l’existence », est une marque de paix dans cette atmosphère où l’on s’entretue entre soldats allemands, résistants et collaborateurs.

Oui, le film donne envie de lire le livre de Béatrix Beck afin de suivre au plus près ces dialogues tellement ouverts qu’ils nous prennent par la main et nous rapprochent du partage de l’amour auquel le Christ nous a invités.

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Cliquer pour voir Bande annonce.

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Une Réponse

  1. Cher Jean-Michel ,
    Permettez-moi de partager le même avis positif sur « la confession » mais je l’ai davantage perçu comme le profond combat spirituel et personnel du prêtre, magnifié par le regard du réalisateur catholique Nicolas Boukhrief : l’athée Barny rencontre le prêtre pour le confondre et le déstabiliser dans sa foi par jeu intellectuel mais elle s’éprend de lui. Chez l’abbé Morin , l’homme de Dieu prend le dessus en dépit de son attirance pour la jeune femme , ce qui donne au drame toute son acuité spirituelle. L’abbé Morin affirme haut et fort sa fidélité sacerdotale car il l’a choisi en toute liberté et sachant ce à quoi il renonçait ,une femme et des enfants. Barny elle, par la rectitude du prêtre est amenée à un examen de conscience vers sa vraie première confession. Un film puissant qui consacre la victoire de deux êtres portés non par la passion destructrice mais par la liberté des enfants de Dieu. Un double message rare au cinéma : grandeur du sacrement de l’ordre et travail de la grâce auprès des plus endurcis.

    Amitiés,

    Caroline de Fouquières

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