BREXIT OR NOT BREXIT, THAT’S THE QUESTION !


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Chers amis britanniques, que désirez-vous véritablement, sortir ou rester en Europe ?
Difficile de comprendre.

En novembre dernier, un sondage donne la sortie de l’UE en tête avec 52% des voix contre 48/% pour le maintien (cf Le Point du 24.11.2015).

En janvier de cette année, le nombre de partisans de la sortie, dans un sondage publié le dimanche 17 janvier par le quotidien Mail on Sunday, monte à 53% (cf Le Monde du même jour).

Le 19 février, le Figaro annonce que la moyenne des six derniers sondages renverse le sens de voix, 52% des sondés se déclarant favorables au maintien dans l’Europe. Et sur le site Les Echos du 21.02.2016 on peut voir ce titre : Brexit, un nouveau sondage donne le maintien largement en tête.

David Cameron a annoncé (« sur un ton triomphant », souligne Le Monde du 20.02.2016) avoir reçu un statut spécial pour le Royaume Uni. « Je n’aime pas Bruxelles, mais j’aime la Grande-Bretagne. » C’est avec ces mots d’une élégance et d’un altruisme remarquables, que Cameron a conclu son intervention!..

Alors moi, qui ne suis qu’un simple Français sans parti-pris politique et plutôt tourné vers le respect pour tous, je ne sais pas si j’aime Bruxelles, mais je me demande si je vais continuer à aimer d’un amour fou la Grande-Bretagne (ce dont les Britanniques se moquent, évidemment), ce pays qui a besoin d’un statut à la carte pour demeurer dans l’Europe.

A force de se coucher, aurons-nous un jour le courage de nous relever ?

Que savons-nous au juste, nous les simples citoyens, des concessions réellement accordées à nos voisins d’outre-Manche ? Pourquoi leur accorder « un droit de regard intégral sur les règles du marché unique » alors qu’ils restent hors de l’Euro ? Pourquoi cet accord qui permettra « au Royaume-Uni de gagner sur tous les tableaux » comme le dit lui-même David Cameron ? (cf France Info du 20.02.2016)

Et si nous exigions, à notre tour, un référendum pour savoir si les citoyens européens désirent garder le Royaume-Uni dans l’Europe ?

L’Angleterre est une grande nation, personne n’en doute, avec un peuple intelligent, courageux et précurseur. A partir de 1700, voire quelques années auparavant nous dit Paul Bairoch dans un livre passionnant intitulé « Le Tiers-Monde dans l’impasse » et publié en 1971, les Anglais développent ce qu’on appelle la Révolution Agricole et peu après deviennent les premiers producteurs de céréales dont ils exportent vers 1750 quelque 200.000 tonnes (soit entre 13 et 15% de leur consommation locale.)

Cette révolution agricole évolue rapidement jusqu’à donner naissance à une nouvelle révolution, industrielle cette fois. Et c’est cette révolution industrielle qui va provoquer la longue domination britannique. Fer et machine à vapeur, précise Paul Bairoch, entraînent une nouvelle révolution, celle des transports.

Mais aujourd’hui le monde a changé, aussi bien sur le plan humain que sur les plans économique, culturel et financier. Plus rien à voir.

L’Europe n’a donc de raison d’être qu’unie, avec les mêmes règles du jeu pour tous !

J.M.T.

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5 Réponses

  1. La Grande Bretagne a refusé d’entrer dans la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, (la première Communauté européenne) lorsqu’elle s’est créée au début des années 1950 sous l’impulsion de Jean Monet et Robert Shuman. Jean Monet souhaitait son adhésion mais (si je suis bien informé) aux mêmes conditions que les autres Etats. Il en a été fort différemment, et tel est toujours le cas.
    La Grande Bretagne n’apporte rien; c’est une force de ralentissement dans l’unification de l’Europe et je ne pense pas que cela puisse changer. Il serait donc, me semble-t-il, plus sain qu’elle en sorte.
    Il y a bien sur d’autres causes de ralentissement, notamment les grandes disparités entre les 28 pays membres; l’Europe s’est élargie beaucoup trop vite. Il serait souhaitable qu’il y ait un groupe moteur qui aille de l’avant et que les autres le rejoignent, chacun procédant a son rythme. Du moins telle est mon opinion!

  2. Je pense tout à fait comme vous. Les sujets de Sa Très gracieuse Majesté qui roulent à gauche, qui ne sont pas dans l’euro, qui refusent Schengen, qui sont à l’âge de pierre du système métrique (à moins qu’ils aient évolué et que j’ai laissé passer la nouvelle miraculeuse !). Ils nous ont supplantés dans la langue des conférences, des congrès des rapports techniques, voire des soutenances de thèses, etc. Et il faudrait qu’on s’abaisse pour leur faire une petite place au chaud, à leur convenance. Tout avoir : le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.
    Stop dear English friends !!!
    SMP

  3. Entièrement d’accord avec Jean-Michel ; mais l’attitude des anglais n’est pas le fruit du hasard : une Ile , des anglo-saxons tournés vers leurs frères de culture états-uniens ( alors que les gouvernants américains actuels sont tournés vers l’Asie et pourraient voir dans l’attitude des anglais par rapport à l’Europe , géant économique , une possibilité de la disloquer ) , un sentiment de supériorité basé sur le fait :
    * d’avoir possédé un empire colonial inégalé avec , les restes du commonwealth actuel dont la reine est la figure emblématique ,
    * de n’avoir pas été occupés par l’Allemagne contrairement au autres pays européens , estimant par ailleurs que l’Europe leur est redevable de sa libération du joug nazi ,
    * le fait qu’en dehors de la zone euro , ils ont un chômage à 5,5% environ , une croissance autour de 3% , ( chiffres à vérifier )
    * des ressources pétrolières en mer du nord ,
    * un sentiment national exacerbé , exclusif , ceci expliquant cela .
    Tout cela étant dit , je ne puis m’empêcher d’admirer leur sentiment national , leur esprit civique , peu développés chez nous , qui leur a permis , pour libérer au titre de l’honneur bafoué , les Iles Malouines ( envahies illégalement par l’Argentine , perdues dans l’hémisphère sud , battues par les vents , peuplées essentiellement de moutons , 1000 habitants , dont les eaux contiendraient des nodules polymétalliques ) , de déclencher une guerre extrêmement coûteuse , gagnée grâce au renseignement U.S. , aux exocet ( missiles ) Français et à la qualité reconnue de leurs combattants bien sûr .

    Lors de la visite d’un 1er Ministre anglais en France au 19 ème siècle , répondant au toast de son correspondant Français vantant la pérennité des relations franco-anglaises basées sur des intérêts communs , après tant d’années de rivalités , DISRAELI répliqua  » Seuls les intérêts britanniques sont éternels  »

    S’ils quittent l’Europe avec laquelle s’opère l’essentiel de leurs échanges économiques , les droits de douane sur leurs exportations élèveront leur coût de 15% , l’Ecosse très attachée à l’Europe , d’esprit séparatiste , risque de demander son adhésion , et provoquer la dislocation du R.U.
    Donc  » wait and see  » et , s’ils quittent l’Europe ,  » Bon vent « .

    Bernard DAUBA-ETCHEBARNE

  4. Pas si simple ! Nos amis anglais profitent de notre faiblesse et quand je dis notre c’est celle du gouvernement français qui fait tout pour les retenir (nous sommes alliés après tout et seuls les anglais et les français ont une armée qui peut défendre le continent européen). C’est aussi la faiblesse de Bruxelles, pas la capitale des belges, mais ce magma administratif de technocrates qui veulent tout régenter sans respecter les nations. Et si Mr Hollande et Me Merkel avaient su prolonger l’entente France/Allemagne qui a prévalu depuis des décennies quels que soient les gouvernants les anglais la ramèneraient un peu moins.
    Vive l’Europe mais redonnons aux nations un peu d’air !

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