NEPAL – Janvier 1982 – Etape 1


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     Le récent séisme dont a été victime le Népal ravive le souvenir de ce pays où j’ai eu la chance de pouvoir me rendre voici maintenant plus de trente ans.

Parti du Sultanat d’Oman pour un périple plus vaste en Asie, Kathmandu était l’une des étapes importantes de ce voyage.

Du fond de la mémoire, éclairé par des photos dont les années ont beaucoup dégradé la qualité des films, a ressurgi la découverte de ce pays. Je voudrais la partager avec vous comme une sorte d’hommage au peuple népalais victime de ce violent tremblement de terre et des ces avalanches qui viennent de faire tant de victimes.

Voici donc le récit de cette découverte, en plusieurs épisodes. Vous excuserez la qualité des photos : il n’y avait aucun laboratoire photo en Oman. Il a fallu développer les films avec les moyens du bord, ils en ont souffert.

Depuis Mascate il fallait à peine un peu plus de deux heures d’avion pour gagner Dehli, davantage pour atteindre le Népal.

Après quelques jours passés à Dehli pour visiter la ville ancienne, je m’envolai le 23 janvier 1982 pour Kathmandu.

Le vol était moins saisissant que le trajet d’Amritsar (Pendjab) à Srinagar (Cachemir) au cours duquel l’avion perd peu à peu de l’altitude et se déplace à hauteur des parois montagneuses enneigées. Ici, point d’émotion de ce genre mais simplement la vision des terrasses aménagées au flanc des montagnes.

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Le temps d’accomplir les formalités de Police, de prendre un visa contre 144 roupies népalaises et de poser les bagages à l’hôtel, l’après-midi est déjà bien avancé. Mais comment résister à l’envie de commencer la découverte de Kathmandu?

La première visite sera pour Patan et Pashupatinath. Arrivé à Darbar square, c’est le coup de foudre. Cette place, de dimensions restreintes, rassemble des beautés mises en valeur par la foule népalaise dans laquelle se noient les quelques touristes présents.

Je manque de mots pour décrire ce que les photos feront, j’espère, avec plus précision. Et pourtant il faudrait s’arrêter des heures pour regarder ces bois sculptés, ces portes ouvrant sur le bain royal, ces statues en bronze doré, ces temples, ces divinités en bois, ces toits de pagodes en forme de branches de sapin. Cela pourrait être affreux… et c’est merveilleux. Il y a sur cette place un extraordinaire équilibre artistique.

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Patan, autrefois appelée Lalitpour, se trouve à six kilomètres de Kathmandu. C’était alors la capitale du Népal.

Pashupatinath, sanctuaire on l’on vénère Shiva sous la forme du sacrificateur, est situé de part et d’autre de la rivière Bagmati, bien que le temple principal s’élève sur la rive droite. Sur cette même rive, un peu en aval et après le pont, voici les gaths où se déroule une crémation. Un peu plus loin, un corps enveloppé d’un linge blanc attend qu‘un bûcher soit préparé pour se consumer dans une ultime purification. De l’autre côté de la Bagmati, sur les pentes de la montagne, quantité de petits temples entre lesquels se promènent des singes.

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Vendredi 29 janvier 1982

9h30 : départ de Kathmandu, à pied, en direction de Swayambunath (l’un des plus vieux sites bouddhistes du monde). Ce stupa possède à son sommet une flèche en métal doré formée de 13 cercles et d’une base sur les 4 faces de laquelle sont peints des yeux incarnant le regard de Bouddha.

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On l’aperçoit de loin puisqu’elle se trouve au sommet d’une colline. Pour y accéder à pied depuis l’hôtel, il faut couper à travers les rizières et autres cultures par un étroit chemin de terre à peine plus haut que les rizières. Il relie entre elles les maisons. Un vrai labyrinthe au milieu duquel, bien sûr, je ne tarde pas à me perdre !

Encouragée par la persévérance, la chance me sourit enfin : voici la route principale, il suffit de la suivre.

La suivre, facile à dire car elle monte dur. Et ce n’est pas fini : une fois parvenu au pied de Swayambunath ii faut encore gravir un sentier dallé que ponctuent, tous les 10 mètres environ, 2 ou 3 marches.

Les vrais pèlerins, eux, accèdent au stupa en empruntant un escalier de 360 marches qui aboutit sur ce que l’on appelle le « Uajra » (ou « Dorie » en Tibétain) qui symbolise « L’Ultime Vérité ».

Arrivés là, les pèlerins se prosternent, touchent le Uajra pour ensuite se prosterner devant les statues de Bouddha. Ils déambulent autour du stupa en faisant tourner les moulins à prières.

Des lamas font eux aussi le tour du stupa, vêtus d’une robe rouge. D’une main ils mettent en mouvement les moulins à prières et de l’autre, dans leur dos, ils tiennent un chapelet.

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A côté du stupa, un temple-monastère lamaïste. Et sur la droite, un temple hindou dédié A Sitala, la déesse de la petite vérole. Les fidèles s’accroupissent auprès d’un prêtre qui psalmodie des formules rituelles et oint leurs têtes. Le rite est long. Les fidèles déposent leurs offrandes puis allument de petites lampes à huile.

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L’atmosphère est à la gaieté. Les enfants, souvent le derrière à l’air, jouent, pourchassent parfois les chiens mais jamais les singes. Ces derniers sautent sur les petits édifices religieux, chapardent les grains de riz offerts à Bouddha et se les disputent.

Les inévitables marchands de merveilles vous proposent toutes sortes d’articles y compris et même assez souvent du hash comme ailleurs on vous vendrait des glaces à la vanille ! Parmi eux, un vieux bonhomme tâche de vendre un petit moulin à prières pas bien joli. Un autre, appelé « Gainé », propose un violon de poche (un « saranghi »).

Au bout de deux heures et demie, retour à l’hôtel. L’après-midi, confirmation du billet Kathmandu—Bénarès auprès d’Air India puis flânerie dans les vieux quartiers. A présent, l’offre de drogue se fait plus insistante, de même que celle d’articles artisanaux (cadenas, poignards et naturellement statuettes de Bouddha.)

Promenade dans le marché aux légumes, entre le temple de Laxmi Narayan, le Kastamandir, le Nasal Devata au rez-de-chaussée duquel se trouve un marchand dans une échoppe, et le Biccha Bahal, ancien monastère. Le spectacle de la rue est étourdissant, tant par les formes et les couleurs, que les sonneries de bicyclettes et les klaxons des voitures.

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Revenant en arrière après une longue marche dans Bhimsentan, je me dirige vers le temple de Bhimsen, celui de Vishnou Mandir puis celui de Siva et Parvati. Le chemin vers Markham Tole passe devant les temples de Krishna Mandir, Kala Bhairava, Indra, Vishnou Narayan, Kakheswara et Mahendreshwar.

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. . .  à suivre  en cliquant sur

NEPAL – Janvier 1982 – Etape 2

NEPAL – Janvier 1982 – Etape 3

Et pour voir un recueil de photos prises au cours de ce voyage, cliquer sur Népal – carnet de voyage

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Texte et photos © Jean-Michel Touche

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2 Réponses

  1. Photos une fois de plus superbe, cela donne vraiment envie d’y aller mais au fait Jean-Michel où n’est-tu pas allé ?

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