Happiness therapy


.

Film américain de David O. Russell, sorti en France le 30 janvier

20302958.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Après huit mois d’ hôpital psychiatrique, Pat, un Américain tout juste trentenaire, revient chez ses parents. Il a tout perdu, son travail, son domicile, et surtout sa femme, sa chère femme qui l’a trompé. Et il « pète les plombs » plus souvent qu’à son tour.
Entre une mère douce et prête à tout, et un père supporteur inconditionnel des Eagles, qui joue en paris sportifs  tout l’argent qu’il possède, Pat va essayer de se reconstruire. Seul objectif : regagner l’amour de sa femme. Toutefois son déséquilibre psychologique met tout le monde à rude épreuve. Jusqu’à . . .

.
. . . Jusqu’à ce qu’il rencontre Tiffany, une jeune femme qui vient de perdre son mari, qui est elle aussi psychologiquement blessée, et qui va entreprendre d’aider Pat à se relever.
Le scenario est un peu court et le début du film (toutes les scènes où Pat se comporte en fou furieux) pourrait donner envie de quitter la salle. Tout change cependant lorsque apparaît Tiffany, et l’on comprend que Jennifer Lawrence ait reçu un oscar pour son interprétation tout à fait remarquable, son regard perçant, pénétrant, son acharnement, ses doutes, son assurance, sa voix. Elle a une vraie présence sur l’écran.

.
Bradley Cooper (Pat) est également excellent dans son rôle d’homme hagard qui n’a d’autre horizon que Nikky, sa femme. Son regard est bien sûr différent de celui de Jennifer Lawrence, il évolue tout au long du film, depuis celui d’un homme égaré et sans repère jusqu’au regard d’un homme peu à peu libéré de son obsession. C’est une réussite.
La lettre (la fausse réponse de Nikky) est une astuce de scénario intéressante, qui pourrait paraître « facile » si cela avait été traité de façon moins subtile.

.
De Niro, pour sa part, tient un rôle sans gloire, celui du père qui n’a pas su élever et aimer son fils, et qui se noie dans les paris sportifs après être devenu interdit de stade. Il faut voir son regard (lui aussi, direz-vous…) quand il hésite entre parler avec Pat et regarder un match à la télévision. Il a su se glisser avec intelligence dans ce rôle d’homme modeste.
Ce n’est pas une Amérique bien fascinante qui nous est présentée, mais un échantillon de la société,  tout simplement.
Si le jeu des acteurs était médiocre, cela ferait à coup sûr un film moyen (voire moins…) Mais la manière dont Jennifer Lawrence et Bradley Cooper vivent leur personnage sauve Happiness Therapy du désastre et en fait un spectacle intéressant.

.
Avis tout à fait personnel, bien sûr !

.

.

JMT

.

Une Réponse

  1. J’ai eu beacoup de mal à rentrer dans ce film suis assez d’accord avec le commentaire ci dessus heureusement que les acteurs sont bons j’ai commencé à y trouver un intérêt le dernier quart d’heure!!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :