RENOIR


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Renoir

Imaginez une caméra qui se transformerait en palette et nos yeux en pinceau. C’est un peu ce que propose Gilles Bourdos avec son film « Renoir », sur les écrans depuis le 2 janvier 2013.

On pourrait dire que l’histoire importe peu, encore qu’un différend oppose Gilles Bourdos à Jacques Renoir, petit-fils du peintre, auteur d’un livre dont, paraît-il, le réalisateur se serait beaucoup inspiré sans le citer. Laissons de côté cette polémique (si vous voulez en savoir davantage vous pouvez toujours cliquer sur Nice-Matin, et lire son article du 4 janvier.)

Chacun réagissant en fonction de ses goûts, ses tendances, ses aspirations, nous pouvons tous avoir une vision particulière d’un film. L’histoire, donc, m’a semblé importer peu. Pour faire simple, elle montre le grand peintre à la fin de sa vie, perclus d’infirmités, profondément affecté par la perte de son épouse mais entouré de sa « garde rapprochée », ses anciens modèles devenues ses femmes de ménage ; elle met également en scène Jean, ce fils qui revient de guerre gravement blessé (et qui deviendra le réalisateur cinématographique mondialement connu), Coco, l’adolescent rebelle, et Andrée, la ravissante jeune modèle qui va ranimer la passion du peintre pour son art.

Curieusement, on dirait que c’est Jean, avec lequel « le Patron » (comme on appelle souvent le peintre) semble tisser des liens particuliers, qui donne au film ses mouvements, son cadencement. Plus que le peintre lui-même, et plus qu’Andrée, la belle jeune femme dont la nudité, parfaitement adaptée aux toiles de Renoir, reste très pudique.

Mais encore une fois, à mon sens, ce n’est pas l’histoire qui fait l’intérêt de ce film. Ce sont les images sublimes : visage de Michel Bouquet, d’une présence  intense, mais aussi de Jean, de Coco ou d’Andrée ; mouvements des feuillages dans le vent et des pas dans un cours d’eau, fleurs, nus : tout y est magnifique, aussi bien dans les couleurs que les cadrages, les ensembles, les formes parfois descriptives et parfois abstraites, certains premiers plans tellement floutés qu’on dirait le passage discret d’ombres à peine colorées

Pour le regard, RENOIR est envoûtant !

 

Dans les principaux rôles : Michel Bouquet (Auguste Renoir), Vincent Rottiers (Jean), Thomas Doret (Coco) et Christa Theret (Andrée).

Directeur de la photographie : Ping-Bing Mark Lee

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Pour voir la bande-annonce, cliquer sur Allociné et patientez quelques secondes, le temps que passe une pub, avant de voir deux minutes extraites du film.

 

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Une Réponse

  1. BRAVO cela ne m’étonne pas de toi C’est une fois de plus très vrai.

    Hubert

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