Marathon de Paris : école de courage et de volonté


Dimanche 11 avril, Paris a connu la 34ème édition de son marathon,  école de courage et de volonté.

(Cliquer sur REPORTAGE pour voir les photos)

Marathon ! Le mot est lancé. Le départ aussi.

Ils sont quarante mille à s’être inscrits pour cette épreuve… aux deux sens du terme.

Bien sûr, il y a les champions, ceux dont on ne cessera d’entendre le nom tout au long de la course, avec les commentaires les plus  techniques sur leur foulée, leur vitesse, leurs résultats ailleurs. Ceux-ci sont venus pour gagner.

Mais il y a tous les autres. Quarante mille ! Pensez ! Ils ne peuvent pas tous gagner. Du moins ne peuvent-ils pas prétendre à la première place, ni la dixième… ni la centième. En fait, ce n’est pas ce qui leur importe. Ceux-ci sont venus pour gagner sur eux-mêmes, améliorer leur temps des autres années, donner la totalité de leurs forces.

Ils savent qu’en tout être humain se trouvent des réserves de force inimaginables, dans lesquelles ils vont fouiller pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Et qu’importe la souffrance, ces muscles des jambes qui se raidissent au fur et à mesure qu’ils alignent les foulées, cette fatigue qui brûle et cette envie de tout arrêter, de s’asseoir, de souffler.

Et que dire de ceux qui font la course avec leurs bras et leurs mains !

D’un bout à l’autre de cet interminable parcours, la foule est là qui applaudit, lance de vivats, encourage ceux qui peinent le plus. Une foule admirative de laquelle sortent parfois des « Vas-y Papa » ou encore un prénom qui fera naître un sourire sur les lèvres d’une femme ou d’un homme, éreinté peut-être, mais fier d’être là, avec ceux qui puisent au plus profond d’eux-mêmes l’énergie nécessaire pour terminer la course commencée.

La souffrance se lit sur maints visages, mais tant pis, une foulée de plus, et encore une autre, et encore… jusqu’à franchir la ligne d’arrivée.

En cette époque où l’on s’habitue à tout recevoir de suite, sans effort, sans attendre, les écouteurs aux oreilles et les yeux dans le vague, voir courir ces femmes et ces hommes qui ne cherchent ni réussite ni gloire, qui ont choisi de s’inscrire dans la catégorie correspondant au temps qu’ils estiment mettre pour franchir les 42 kilomètres et les cent quatre-vingt quinze mètres, est réconfortant. L’effort donne à leur visage une vraie beauté que n’atteindront jamais les images de pub.

Et le petit Valentin, poussé par son père, ou un ami, et qui franchit lui aussi la distance du marathon sur son  siège. Tu peux être fier, Valentin, d’être aimé à ce point.

Merci à vous, coureurs, d’avoir rendu leur lettre de noblesse à l’effort, à la volonté et au courage.

Une Réponse

  1. Ils ne sont pas passés très loin …

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :